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Ecrits. Autour de la Méditerannée - Les Ambitions de l'Histoire - L'Histoire au quotidien
Braudel Fernand
BELLES LETTRES
59,90 €
Épuisé
EAN :9782251457154
Ces Ecrits rassemblent les textes de Fernand Braudel, rédigés entre 1927 et 1985. Ils retracent, dans son évolution chronologique, le chemin d'une pensée originale et fondatrice pour le renouvellement de la discipline historique au XXe siècle. Si elle s'est longtemps cherchée, sa pensée témoigne d'intérêts constants : pour l'histoire de la Méditerranée, dont il dresse un parallèle éclairant avec l'espace Atlantique pendant un séjour de recherche à Sao Paulo ; pour le capitalisme de l'âge moderne et la place des ouvriers dans l'histoire ; mais aussi et surtout pour la manière dont l'histoire se fait, s'écrit et s'enseigne en France, avec en perspective son engagement au sein de l'Ecole des Annales. La première partie, Autour de la Méditerranée, correspond pour l'essentiel aux premières années d'enseignement et de formation de Braudel. Articles et comptes rendus tournent autour de ses lectures et recherches à partir de 1927. Naturellement, ils concernent d'abord l'Afrique du Nord où il professa de 1923 à 1932. Puis l'Espagne et l'Italie prennent le relais ; elles resteront présentes dans ses curiosités tout au long de sa vie. La deuxième partie, Les Ambitions de l'Histoire, est composée autour de la réflexion théorique de l'auteur : elle s'affirme pendant la longue rumination de la captivité et les rédactions successives de la Méditerranée. Bien entendu, sa longue fréquentation des Annales, alors dans toute leur agressive nouveauté, sa rencontre avec Lucien Febvre en 1937 ont leur part dans cette élaboration. Après la création de la VIe section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en 1948, il entre à son tour dans le combat des Annales "pour une plus grande histoire" . Les textes de cette partie, qui vont de la guerre jusqu'à la fin de sa vie, en sont le reflet et s'organisent d'eux-mêmes autour de ses trois ouvrages successifs : La Méditerranée, Civilisation matérielle et Histoire de France. La troisième partie, L'Histoire au quotidien, comme de juste, est plus hétéroclite, à la mesure des activités très diversifiées de Fernand Braudel. On y trouvera successivement les traces de son expérience brésilienne, de ses relations avec les mondes universitaires et scientifiques français et étrangers, de sa direction des Annales jusqu'en 1970, et de l'exercice de son métier d'enseignant, du lycée jusqu'au Collège de France. Ce recueil des Ecrits de Fernand Braudel, réunissant des textes dispersés d'accès parfois difficile, nous invite à considérer l'oeuvre comme un tout, dans son élaboration, sa cohérence et ses contradictions. Il met en perspective la progression et l'évolution interne, ainsi que le rapport aux différentes étapes et expériences de la vie de son auteur. Il constitue, à ce titre, un ouvrage de référence qui permettra aux historiens, grâce à son index, de se repérer et de saisir l'oeuvre de Braudel dans son ensemble.
Fernand Braudel, disparu en 1985, est l'un des plus grands historiens XX siècle. La plupart de ses ouvrages sont disponibles dans la collection Champs.
Faisant suite aux ECRITS SUR L'HISTOIRE I (Champs-Flammarion, 1984), cet ouvrage est composé de textes venus d'horizons divers. Il s'ouvre sur une longue confidence de Fernand Braudel exposant les raisons qui l'ont poussé vers l'histoire. "Ma formation d'historien" retrace l'itinéraire du jeune étudiant, ébloui par la Méditerranée qu'il découvre à partir d'Alger, et rencontrant enfin l'Ecole des Annales sur laquelle l'auteur fait une mise au point définitive.Le long article consacré à l'histoire des prix en Europe pendant trois siècles et publié par la CAMBRIDGE ECONOMIE HISTORY en 1967 a marqué des générations d'historiens et fixé les modalités d'étude d'un des chapitres importants de l'histoire économique d'Europe moderne.Les deux courtes biographies qui suivent, consacrées à Charles Quint et à Philippe II, éclairent d'un jour particulier les deux grands monarques espagnols et montrent l'intérêt que Braudel portait aussi à l'histoire événementielle et au récit biographique.L'ouvrage s'achève avec un texte que Braudel, grand admirateur des Souvenirs de Tocqueville, avait écrit en guise de préface à ce dernier ouvrage.Recueil aux multiples facettes donc, et qui reflète l'extrême curiosité du grand historien français.
La source est là, dans l'espace méditerranéen, la source profonde de la haute culture dont notre civilisation se réclame. Je parle de cette part profane de la culture qui demeure l'objet d'une vénération dont les musées et les bibliothèques sont les temples. Quand, à Cleveland ou à Stockholm, on pense à Venise, à Rome, à Athènes, le désir est, bien entendu, de s'évader vers les plages ensoleillées d'une mer heureuse; n'est-il pas aussi de revenir un moment à ces lieux féconds dont on sait depuis l'enfance que des demi-dieux y menèrent une existence moins terne et moins grossière? Des hommes parfaits, qui parlaient un meilleur langage et possédaient des proportions justes. Quand nous rêvons d'accomplissement humain, de la fierté et du bonheur d'être homme, notre regard se tourne vers la Méditerranée.
Dans ce livre, les bateaux naviguent; les vagues répètent leur chanson; les vignerons descendent des collines des Cinque Terre, sur la Riviera génoise; les olives sont gaulées en Provence et en Grèce; les pêcheurs tirent leurs filets sur la lagune immobile de Venise ou dans les canaux de Djerba; des charpentiers construisent des barques pareilles aujourd'hui à celles d'hier... Et cette fois encore, nous sommes hors du temps. Plus qu'aucun autre univers des hommes, la Méditerranée ne cesse de se raconter elle-même, de se revivre elle-même. Par plaisir sans doute, non moins par nécessité. Avoir été, c'est une condition pour être. Fernand Braudel.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Michelle Perrot est une des plus grandes historiennes contemporaines. Ses travaux, pionniers en matière d'histoire sociale, d'histoire des marges, des femmes et du genre, ont puissamment contribué à renouveler la discipline et ses objets. Les trois séquences qui rythment ce volume correspondent à ses thèmes de prédilection : ouvriers, marges et murs, femmes.S'intéressant à travers eux à des figures de dominés, longtemps ignorés par les chercheurs, elle explore les traces à demi effacées de vies ordinaires qui, elles aussi, ont fait l'histoire : celles des ouvriers en grève ou des détenus du XIXe siècle, celles des enfants des rues, vagabonds ou autres Apaches de la Belle Époque. Celles enfin des femmes, toujours inscrites dans la diversité de leurs parcours et saisies dans la variété de leurs lieux de vie : la chambre, l'atelier, l'usine, la maison bourgeoise, la rue.Longtemps étouffées ou inaudibles, les voix de ces femmes, ouvrières (" mot impie ", selon Michelet) ou autrices (au premier rang desquelles George Sand), militantes ou anonymes, aux corps assujettis ou triomphants, exploités et désirés, sont restituées par la force d'un style singulier. Toutes semblent se rejoindre in fine dans la figure de Lucie Baud, " révoltée de la soie ", meneuse de grève en Isère et inspiratrice de Mélancolie ouvrière, saisissant livre-enquête ici reproduit en intégralité.Michelle Perrot a elle-même assuré la sélection, l'agencement et la présentation des textes retenus, portant un regard résolument lucide et personnel sur plus d'un demi-siècle de recherche et d'engagement. Ce volume permet d'en mesurer toute l'ampleur.
Résumé : Paul Veyne raconte ici ses années de formation, les débuts de sa carrière, ce qui motiva son choix de Rome comme objet d'étude. Mais ce livre d'entretiens révèle aussi un formidable pan d'histoire intellectuelle, où défilent les grands noms de l'université française, où Veyne approfondit ce qui le sépara d'Aron comme ce qu'il doit à Foucault. Le plus philosophe de nos historiens livre ainsi quelques-unes de ses réflexions sur la nature de l'histoire ainsi que sur les permanences et les ruptures dans les sociétés humaines. Il révèle aussi plusieurs de ses passions, la peinture, la musique, la littérature, avec des aveux plus graves sur l'amitié, l'amour ou les croyances qui nous permettent d'exister. il éclaire ainsi d'un jour nouveau son amitié et son voisinage de René Char, auquel il consacra un beau livre.
Ernst Kantorowicz (1895-1963) est considéré à la fois comme un spécialiste d'histoire de l'art, de théologie médiévale et de droit canonique, de philologie et de droit patristique, de littérature et de philosophie médiévales. Peut-être le doit-il d'abord à sa nature artiste. Sa biographie de Frédéric II de Prusse parue en 1927 est devenue un best-seller et Les Deux Corps du roi (publié en 1957), une expression de la science politique et du langage courant. Sa vie elle-même traverse les tragédies du siècle. Né dans une famille juive industrielle de Poznán, il débute en ardent nationaliste, engagé volontaire au service du Kaiser, blessé à Verdun, volontaire encore pour la lutte contre les spartakistes. C'est à ce titre qu'après la Première Guerre il est étroitement lié au Cercle de Stefan George — considéré alors comme le plus grand poète vivant — qui avait constitué autour de lui une sorte de secte fanatique d'antimodernisme et d'antirationalisme dévouée au culte du héros et à la recherche d'une Allemagne secrète et souterraine. Nationaliste conservateur, Kantorowicz s'engage pourtant dans la lutte antihitlérienne dès 1933, ce qui le conduit à refuser de prêter serment au régime nazi et donc à devoir démissionner de son poste universitaire en 1934. Il échappe de peu à la Nuit de cristal en 1938 et réussit à fuir, par l'Angleterre, aux Etats-Unis où il trouve un poste à Berkeley. Il s'y attache, fait école jusqu'à ce que le maccarthysme fasse de lui un des défenseurs de l'indépendance universitaire (à l'allemande), un des premiers intellectuels à refuser le serment de loyauté. Déchu de nouveau de son poste universitaire, il est accueilli à Princeton au sein de l'Institute for Advanced Study. Mais c'est sa personnalité qui rend Kantorowicz fascinant : cet érudit avait l'élégance d'un dandy, un charme personnel qui lui valait toutes les conquêtes, féminines et masculines. Il s'est lancé dans des liaisons brillantes avec l'aristocratie allemande et fut tout proche, sa vie durant, du grand historien d'art d'Oxford Maurice Bowra, autour de qui se pressait une cour d'esprits brillants.
Résumé : C'est une plongée dans les peurs du Moyen Age, en écho à nos peurs contemporaines, qu'offre cet entretien avec le grand médiéviste Georges Duby. Angoissés par leur survie, menacés par les épidémies et familiers de la mort, nos ancêtres, violents mais solidaires, ne connaissaient pas la solitude qui accompagne la misère d'aujourd'hui. Délivrés à l'aube du troisième millénaire, le récit et l'analyse de Duby demeurent d'une étonnante actualité et nous frappent autant par les différences que les concordances avec les mentalités médiévales au travers de cinq grandes peurs : de la misère, de l'autre, de la violence, de l'au-delà, et bien sûr, peur des épidémies. "Explorer les mentalités d'hier permet d'affronter plus lucides les dangers d'aujourd'hui" : le message de l'historien fait de cet ouvrage un précieux viatique.