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Ernst Kantorowicz, une vie d’historien
Lerner Robert ; Dalarun Jacques
GALLIMARD
36,00 €
Épuisé
EAN :9782072785955
Ernst Kantorowicz (1895-1963) est considéré à la fois comme un spécialiste d'histoire de l'art, de théologie médiévale et de droit canonique, de philologie et de droit patristique, de littérature et de philosophie médiévales. Peut-être le doit-il d'abord à sa nature artiste. Sa biographie de Frédéric II de Prusse parue en 1927 est devenue un best-seller et Les Deux Corps du roi (publié en 1957), une expression de la science politique et du langage courant. Sa vie elle-même traverse les tragédies du siècle. Né dans une famille juive industrielle de Poznán, il débute en ardent nationaliste, engagé volontaire au service du Kaiser, blessé à Verdun, volontaire encore pour la lutte contre les spartakistes. C'est à ce titre qu'après la Première Guerre il est étroitement lié au Cercle de Stefan George — considéré alors comme le plus grand poète vivant — qui avait constitué autour de lui une sorte de secte fanatique d'antimodernisme et d'antirationalisme dévouée au culte du héros et à la recherche d'une Allemagne secrète et souterraine. Nationaliste conservateur, Kantorowicz s'engage pourtant dans la lutte antihitlérienne dès 1933, ce qui le conduit à refuser de prêter serment au régime nazi et donc à devoir démissionner de son poste universitaire en 1934. Il échappe de peu à la Nuit de cristal en 1938 et réussit à fuir, par l'Angleterre, aux Etats-Unis où il trouve un poste à Berkeley. Il s'y attache, fait école jusqu'à ce que le maccarthysme fasse de lui un des défenseurs de l'indépendance universitaire (à l'allemande), un des premiers intellectuels à refuser le serment de loyauté. Déchu de nouveau de son poste universitaire, il est accueilli à Princeton au sein de l'Institute for Advanced Study. Mais c'est sa personnalité qui rend Kantorowicz fascinant : cet érudit avait l'élégance d'un dandy, un charme personnel qui lui valait toutes les conquêtes, féminines et masculines. Il s'est lancé dans des liaisons brillantes avec l'aristocratie allemande et fut tout proche, sa vie durant, du grand historien d'art d'Oxford Maurice Bowra, autour de qui se pressait une cour d'esprits brillants.
Résumé : John Toogood, qui vient de perdre son emploi de valet, rencontre Sukey Grimes, petite bonne impertinente dont la beauté piquante déchaîne aussitôt ses fantasmes les plus osés. Mais elle est trop innocente pour qu'il profite d'elle. Quand on lui propose un poste de majordome à la condition expresse qu'il soit marié, John demande la main de la jeune fille, qui accepte. Très vite, ils découvrent qu'ils s'entendent à merveille au lit. Pourtant, Sukey la rebelle a bien du mal à supporter l'autorité d'un époux si autoritaire et protecteur.
Résumé : Ash Cohen a eu une enfance difficile. Il a vécu de petites rapines qui lui ont permis d'élever son frère, Rafe. Depuis, les deux arnaqueurs se débrouillent en profitant de la crédulité d'autrui, jusqu'à ce que Rafe ait des scrupules. Il aspire à l'honnêteté et veut s'acheter une charge d'officier. Sauf que cela coûte cher. Alors Ash monte une ultime opération et ne tarde pas à trouver la victime idéale : Lydia Reeve, une jeune femme richement dotée, âme charitable et naïve à souhait, qui ne devrait pas résister très longtemps au charme ravageur de Rafe. Quand celui-ci l'aura épousée, il n'aura plus qu'à disparaître dans la nature. Un plan presque infaillible...
Dans un monde dominé par l'ersatz et le succédané, sous un ciel envahi de sauterelles mutantes, Edie Stein, quatorze ans, devient pubère. C'est le moment pour elle de se soumettre au Concours de la Personnalité Féminine d'Ame et de Conscience. Par ce rite de passage, les jeunes filles se trouvent transformées en adultes, en âge d'être mariées et dignes d'admiration. Toutes les épreuves au menu du Concours, comme la "Déambulation d'Inspiration Libre" ou la "Méditation Hygiénique", font l'objet d'une préparation draconienne qu'Edie nous relate d'une voix dont la sincérité tranche avec l'univers factice dans lequel elle vit. Lisa Lerner construit un roman à partir de matériaux et techniques empruntés à la littérature d'anticipation. De ces mésaventures, elle réussit à tirer un roman du passage à l'âge adulte, qui n'est ni un autre Attrape-c?ur ni un pseudo-document sociologique, ce qui n'est pas un mince exploit.
Résumé : Ce livre est la première étude d'ensemble consacrée aux sphères célestes, de leur invention par les Grecs au IVe siècle avant J-C, jusqu'à leur disparition à l'aube des temps modernes. Pendant de longs siècles, d'étranges objets peuplant l'immense espace compris entre la lune et le firmament étoilé ont évolué dans le ciel et fait tourner la fabrique du monde. L'étude de ces objets constitutifs de la machinerie du ciel relève d'abord de l'astronomie physique, mais leur existence concerne plus encore pendant la période médiévale les philosophes - il leur incombe notamment d'en scruter l'essence mystérieuse et d'en imaginer les propriétés - et les théologiens, qui inscrivent toute l'économie du salut dans l'édifice cosmique auquel ils ont ajouté la couronne du ciel empyrée. C'est à interroger la naissance et la vie des sphères célestes, ces êtres singuliers et improbables que jamais ?il humain ne vit, ni oreille n'entendit, que le lecteur est ici invité. Dans un second tome seront étudiées les circonstances de la mort des sphères célestes et du monde qu'elles configuraient, marquant ainsi la fin du cosmos classique.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Jamais autant qu'aujourd'hui l'"entrée dans la vie" n'est apparue comme une source d'anxiété et de colère pour des millions de jeunes gens. L'entrée dans la vie ? C'est le premier travail payé, le premier amour, la première participation à l'activité de la cité. De Chaplin à Kennedy - en passant par Saint-Just, Trotski, Marie Curie, Freud ou Gandhi -, des révolutionnaires de 1789 à ceux de 1917 en Russie, des communards aux Black Blocs, tous ont connu ce moment où la vie bascule et prend un tournant décisif. En piochant dans ses souvenirs personnels et grâce à de nombreux exemples d'hommes et de femmes, célèbres ou anonymes, Marc Ferro nous montre comment la famille, la religion, l'économie ou le simple surgissement d'événements inattendus font éclore des destins individuels, mais dessinent aussi, à travers la révolte, l'émancipation ou l'invention, les mouvements collectifs qui font l'Histoire.
La Perse et l'Egypte antique, comme si vous y étiez, telles qu'elles ont été décrites au Ve siècle avant notre ère par Hérodote d'Halicarnasse. Si vous voulez savoir ce que furent les folies de Cambyse et les m?urs du crocodile nilotique, reportez-vous à l'Enquête. Lire Hérodote, c'est voyager dans le monde ancien, en compagnie d'un esprit aimable et curieux de tout, apprendre ce que l'on disait à Sardes, Suse, Memphis, Milet ou Athènes, ce que les conteurs dans les rues, les guides dans les sanctuaires narraient aux passants; c'est voyager en compagnie d'un auteur qui est pour nous le père de l'ethnographie, de la géographie, du reportage et du roman, comme il est, pour nous comme pour toute l'Antiquité, le père de l'Histoire.
J'avais lu bien des fois, j'avais souvent raconté des récits de guerres et de batailles. Connaissais-je vraiment, au sens plein du verbe connaître, connaissais-je par le dedans, avant d'en avoir éprouvé moi-même l'atroce nausée, ce que sont pour une armée l'encerclement, pour un peuple la défaite ? " Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien, 1942.
Résumé : C'est une plongée dans les peurs du Moyen Age, en écho à nos peurs contemporaines, qu'offre cet entretien avec le grand médiéviste Georges Duby. Angoissés par leur survie, menacés par les épidémies et familiers de la mort, nos ancêtres, violents mais solidaires, ne connaissaient pas la solitude qui accompagne la misère d'aujourd'hui. Délivrés à l'aube du troisième millénaire, le récit et l'analyse de Duby demeurent d'une étonnante actualité et nous frappent autant par les différences que les concordances avec les mentalités médiévales au travers de cinq grandes peurs : de la misère, de l'autre, de la violence, de l'au-delà, et bien sûr, peur des épidémies. "Explorer les mentalités d'hier permet d'affronter plus lucides les dangers d'aujourd'hui" : le message de l'historien fait de cet ouvrage un précieux viatique.