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Ecrits sur l'histoire. Tome 2
Braudel Fernand
FLAMMARION
20,20 €
Épuisé
EAN :9782700306521
L'ensemble des textes de ce deuxième recueil d'articles de Fernand Braudel présente des contributions à ce jour inédites en langue française. L'ouvrage s'ouvre par une longue confidence de Fernand Braudel sur les raisons qui l'ont poussé vers l'histoire. "Ma formation d'historien" retrace l'itinéraire du jeune étudiant, agrégé à 20 ans, ébloui par la Méditerranée qu'il découvre à partir d'Alger, et rencontrant enfin l'Ecole des Annales sur laquelle l'auteur fait une mise au point définitive. Le long article consacré à l'histoire des prix en Europe pendant trois siècles et publié par la Cambridge Economic History en 1967 a marqué des générations d'historiens et fixé les modalités d'étude d'un des chapitres importants de l'histoire économique de l'Europe moderne. Les deux courtes biographies qui suivent, consacrées à Charles Quint et à Philippe II, éclairent d'un jour particulier les deux grands monarques espagnols et sont là pour montrer tout l'intérêt que Fernand Braudel portait aussi à l'histoire événementielle et au récit biographique. L'ouvrage s'achève avec les dix courts articles publiés dans les années 82 et 83 par le Corriere della Sera, réflexions de l'historien sur le siècle qui s'achève et sur l'actualité immédiate. Présentant à la fois une étude sur la longue durée et des récits biographiques, des confidences personnelles et des commentaires "à chaud" de l'actualité, ce recueil aux multiples facettes est bien le reflet de la prodigieuse curiosité d'esprit du grand historien français.
Dans ce livre, les bateaux naviguent; les vagues répètent leur chanson; les vignerons descendent des collines des Cinque Terre, sur la Riviera génoise; les olives sont gaulées en Provence et en Grèce; les pêcheurs tirent leurs filets sur la lagune immobile de Venise ou dans les canaux de Djerba; des charpentiers construisent des barques pareilles aujourd'hui à celles d'hier... Et cette fois encore, nous sommes hors du temps. Plus qu'aucun autre univers des hommes, la Méditerranée ne cesse de se raconter elle-même, de se revivre elle-même. Par plaisir sans doute, non moins par nécessité. Avoir été, c'est une condition pour être. Fernand Braudel.
Les deux volumes formant le second volet de L'Identité de la France - Les hommes et les choses - s'organisent autour de deux thèmes, étudiés dans la longue durée: la démographie et l'économie. Le second volume s'intéresse à la longue primauté de l'"économie paysanne" en France - forme d'économie globale où la vie rurale est encore dominante par rapport à d'autres activités, industrielles et commerciales. Tous les pays d'Europe ont vécu, des siècles durant, en "économie paysanne" et tous s'en sont dégagés plus ou moins vite. La France plus lentement que quelques autres. Cette économie de la France d'hier est d'abord présentée dans son infrastructure: la vie rurale elle-même, avec son poids démographique, les rythmes que lui impose la nature, la lente évolution de ses techniques, le rôle des nouvelles cultures importées du Nouveau Monde, la place respective de l'élevage, de la vigne, des céréales, de la forêt... Le second chapitre est consacré aux superstructures, plus sujettes au changement et aux ruptures, et montre comment les villes, l'avènement de la grande industrie, le commerce, les progrès des moyens de transport, le développement du crédit et du capitalisme modernes ont été les instruments d'une déformation progressive de l'économie paysanne. Jusqu'à l'irruption d'une autre économie, et à l'émergence d'une autre France à travers les turbulences, les changements et les violences de la contemporanéité. Biographie de l'auteur Fernand Braudel, disparu en 1985, est l'un des plus grands historiens du XXe siècle. La plupart de ses ouvrages sont disponibles dans la collection Champs.
Fernand Braudel, disparu en 1985, est l'un des plus grands historiens XX siècle. La plupart de ses ouvrages sont disponibles dans la collection Champs.
Je le dis une fois pour toutes: j'aime la France avec la même passion, exigeante et compliquée, que Jules Michelet. Sans distinguer entre ses vertus et ses défauts, entre ce que je préfère et ce que j'accepte moins facilement. Mais cette passion n'interviendra guère dans les pages de cet ouvrage. Je la tiendrai soigneusement à l'écart. Il se peut qu'elle ruse avec moi, qu'elle me surprenne, aussi bien la surveillerai-je de près. Et je signalerai, chemin faisant, mes faiblesses éventuelles. Car je tiens à parler de la France comme s'il s'agissait d'un autre pays, d'une autre patrie, d'une autre nation."
Résumé : A première vue, physique et philosophie sont difficilement conciliables : elles n'ont ni les mêmes objets d'interrogation, ni la même manière de les aborder. D'ailleurs, lorsqu'ils s'adressent à leur auditoire, les physiciens parlent debout, alors que les philosophes, eux, restent assis ! Pourtant, ces deux disciplines partagent une ambition commune : celle d'augmenter et de perfectionner, chacune à sa façon, la "connaissance" au sens large. Et sont-elles, au fond, si étrangères l'une à l'autre ? Avec cet essai de "philo-physique", Etienne Klein les fait dialoguer avec bonheur ; de cette fructueuse rencontre naissent de nouveaux outils pour mieux penser le vide, la causalité, la matière, le statut du réel... Autant de questions où les prodiges de la physique peuvent nous aider à appréhender les vertiges de la métaphysique ? et inversement !
Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets. On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel. D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Résumé : Anaximandre de Milet, philosophe grec du VIIe siècle avant notre ère, est à l'origine d'un bouleversement conceptuel qui fut l'une des sources donnant naissance à la science. De l'observation du mouvement du Soleil et des étoiles, il comprit que la Terre ne repose sur aucun support. Il chercha les causes des phénomènes non pas dans les caprices des dieux, mais dans la nature elle-même. Il initia enfin le processus de la révolte savante : construire sur le savoir acquis, mais remettre toute vérité en doute.