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Un camp d'internement vichyste. Le sanatorium surveillé de La Guiche
Boursier Jean-Yves
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747572156
Dans les campagnes bocagères du Charollais, le protectorat nazi nommé " Etat français " ou régime de Vichy transforma le sanatorium de La Guiche en camp d'internement de 1941 à 1944. En ce lieu, destiné aux soins des tuberculeux, il interna des étrangers " en surnombre ", des juifs, des communistes, des patriotes, des " défaitistes ", des " apatrides " et des droits communs... tous tuberculeux. Ainsi s'opéra une continuité. " Le sanatorium surveillé " de La Guiche représenta dans sa quotidienneté le vichysme ordinaire. Le 24 mars 1944, les partisans des maquis FTP de la côte chalonnaise attaquèrent le camp et libérèrent 27 internés, réalisant ainsi une opération militaire d'envergure en plein cœur du dispositif de terreur vichyste. Cette action fut ressentie par l'Etat comme un affront sans précédent en Saône-et-Loire. L'auteur a conduit une enquête de quatre années à partir d'une investigation ethnographique de la mémoire des maquisards, d'anciens internés, de leurs parents, combinant diverses sources, écrites et orales, privilégiant la parole des acteurs de la situation, mettant en lumière le caractère " ordinaire " de ce camp d'internement et faisant resurgir les figures des internés. De manière connexe, il a été conduit à enquêter sur la manière dont l'histoire a été écrite et sur les manières d'organiser le " dire " comme forme de pouvoir sur l'événement. Enfin, une campagne organisée pour l'apposition d'une plaque commémorative sur l'ancien sanatorium a mis en évidence les pratiques réelles recouvertes par le " devoir de mémoire ", si souvent invoqué de façon incantatoire.
Jean-Yves Boursier a rencontré voici 30 ans Roger Joly, dans le cadre de ses recherches sur le maquis FTP de la Côte chalonnaise, dit Camp Jean Pierson, auquel Roger appartenait. Roger, alors surnommé Ma Beauté par de vieux mineurs aujourd'hui disparus. Jean-Yves Boursier a ainsi connu le Café Joly, Juliette et nombre de personnes évoquées dans ce livre. Il n'est nullement question ici d'une recherche académique sur les mineurs de Montceau-les-Mines et du bassin minier. On peut se promener sur des ruines, celles d'un passé florissant, on peut embaumer ce qui est mort, créer des musées, mais on peut également penser les ruines. C'est plutôt le propos de l'auteur, au travers du personnage de ce mineur, de trouver des pistes sur "ce qui nous reste", non pas comme héritage garanti, mais comme questions dans les temps incertains qui sont les nôtres.
Cet ouvrage couvre la plupart des aspects centraux de la volcanologie, depuis les processus physiques de la dynamique éruptive jusqu'aux différents types de volcans et de structures volcaniques, en passant notamment par les caractéristiques des produits volcaniques. Il suit les différentes échelles d'observation - l'échantillon (les roches volcaniques), l'affleurement (les formations volcaniques effusives et explosives et leurs remaniements), la carte (les volcans et structures volcaniques) - afin de donner aux étudiants les outils de description et d'interprétation des objets, depuis le microscope pétrographique jusqu'au camp de terrain. Ainsi sont présentés les textures des roches volcaniques et leurs relations avec la dynamique éruptive, les critères d'identification et d'interprétation des produits pyroclastiques, ou encore les principes de cartographie en terrain volcanique. Enfin, il traite des aspects appliqués de la géologie volcanique comme l'évaluation des aléas volcaniques et la cartographie en terrain volcanique.
Letonturier Eric ; Boursier Jean-Yves ; Chéron Bén
Résumé : La " grande muette " : ainsi qualifie-t-on l'armée depuis que la Troisième République a imposé aux personnels en uniforme un devoir de réserve. La mission particulière qui est assignée aux armées explique, autant pour la sûreté de l'Etat que pour des raisons stratégiques et tactiques évidentes, le sceau du secret et du silence. Mais qu'en est-il aujourd'hui, à l'heure de l'internet et des réseaux sociaux, de l'information continue et des lanceurs d'alerte ? La guerre est aussi un acte de communication en ce qu'elle est d'abord une rencontre ratée, un dialogue rompu, un affrontement avec l'altérité. Or aujourd'hui, la montée des nationalismes et la multiplication des revendications identitaires élèvent dangereusement le risque d'incommunication dont elle témoigne par définition. Sa préparation et sa bonne conduite ont depuis toujours exigé informations et renseignements sur le terrain. Mais la surveillance géopolitique électronique, la numérisation du champ de bataille, les drones et satellites et l'arrivée du soldat augmenté renouvellent désormais la prise de décision. La guerre n'est légitime que lorsque ses finalités et objectifs sont socialement compris, acceptés voire négociés. La société de communication qui est aujourd'hui la nôtre suspend plus que jamais les conflits armés à l'avis des populations et appelle alors une nouvelle fabrique des images de la guerre et du soldat.
Auxerre, Paris, Mauthausen et Prague, telles sont les grandes étapes dans la traversée du "court XXe siècle" de Robert Simon, instituteur de l'Yonne. Orphelin de guerre, socialiste à la SFIO puis au PSOP pivertiste, pacifiste, il est l'un des responsables dans l'Yonne des Comités antifascistes des années 1930. En septembre 1939, il déserte puis participe brièvement à Paris en 1940 au regroupement d'anciens socialistes et trotskistes du Mouvement National Révolutionnaire. Il rejoint le réseau gaulliste "Dastard" en septembre 1941, adhère au PCF en janvier 1942 et participe à la résistance armée avec le "Détachement Valmy" de l'Organisation spéciale et des FTP. Arrêté par la police de Vichy en octobre 1942, torturé, livré aux Allemands, il est déporté à Mauthausen (Nuit et Brouillard) du 28 mars 1943 jusqu'au 6 mai 1945 où il est un membre actif de la résistance communiste dans le camp. A son retour dans l'Yonne, il devient permanent du PCF en charge du journal Le Travailleur de l'Yonne. Affecté à Paris et à Prague de 1949 à 1953 pour travailler au Conseil Mondial de la Paix, il s'occupe de la revue Défense de la Paix. Réintégré comme instituteur dans l'Yonne en 1953, il s'implique dans la défense des droits des déportés au sein de la FNDIRP et de l'Amicale de Mauthausen. A partir de 1959, Robert Simon participe à l'opposition interne au sein du PCF avec le groupe "Unir" jusqu'à son exclusion en 1970 à la suite de son soutien au "Printemps de Prague". A travers le témoignage de cet homme à la trajectoire très 20 E singulière, impliqué dans les combats du XXe siècle, l'auteur propose une compréhension du siècle sous un nouvel éclairage, opère une mise à plat des réécritures de la Résistance et du mouvement communiste, procède à un examen détaillé des aléas des "gauches" françaises au regard des deux grandes guerres. Il met en lumière une expérience individuelle de résistance, de refus de l'entre-soi provincial et corporatiste, une recherche d'enrichissement intellectuel par la politique et l'écriture.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.