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D'Auxerre à Mauthausen et Prague. Le voyage de Robert Simon
Boursier Jean-Yves
CROQUANT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782365122504
Auxerre, Paris, Mauthausen et Prague, telles sont les grandes étapes dans la traversée du "court XXe siècle" de Robert Simon, instituteur de l'Yonne. Orphelin de guerre, socialiste à la SFIO puis au PSOP pivertiste, pacifiste, il est l'un des responsables dans l'Yonne des Comités antifascistes des années 1930. En septembre 1939, il déserte puis participe brièvement à Paris en 1940 au regroupement d'anciens socialistes et trotskistes du Mouvement National Révolutionnaire. Il rejoint le réseau gaulliste "Dastard" en septembre 1941, adhère au PCF en janvier 1942 et participe à la résistance armée avec le "Détachement Valmy" de l'Organisation spéciale et des FTP. Arrêté par la police de Vichy en octobre 1942, torturé, livré aux Allemands, il est déporté à Mauthausen (Nuit et Brouillard) du 28 mars 1943 jusqu'au 6 mai 1945 où il est un membre actif de la résistance communiste dans le camp. A son retour dans l'Yonne, il devient permanent du PCF en charge du journal Le Travailleur de l'Yonne. Affecté à Paris et à Prague de 1949 à 1953 pour travailler au Conseil Mondial de la Paix, il s'occupe de la revue Défense de la Paix. Réintégré comme instituteur dans l'Yonne en 1953, il s'implique dans la défense des droits des déportés au sein de la FNDIRP et de l'Amicale de Mauthausen. A partir de 1959, Robert Simon participe à l'opposition interne au sein du PCF avec le groupe "Unir" jusqu'à son exclusion en 1970 à la suite de son soutien au "Printemps de Prague". A travers le témoignage de cet homme à la trajectoire très 20 E singulière, impliqué dans les combats du XXe siècle, l'auteur propose une compréhension du siècle sous un nouvel éclairage, opère une mise à plat des réécritures de la Résistance et du mouvement communiste, procède à un examen détaillé des aléas des "gauches" françaises au regard des deux grandes guerres. Il met en lumière une expérience individuelle de résistance, de refus de l'entre-soi provincial et corporatiste, une recherche d'enrichissement intellectuel par la politique et l'écriture.
Jean-Yves Boursier a rencontré voici 30 ans Roger Joly, dans le cadre de ses recherches sur le maquis FTP de la Côte chalonnaise, dit Camp Jean Pierson, auquel Roger appartenait. Roger, alors surnommé Ma Beauté par de vieux mineurs aujourd'hui disparus. Jean-Yves Boursier a ainsi connu le Café Joly, Juliette et nombre de personnes évoquées dans ce livre. Il n'est nullement question ici d'une recherche académique sur les mineurs de Montceau-les-Mines et du bassin minier. On peut se promener sur des ruines, celles d'un passé florissant, on peut embaumer ce qui est mort, créer des musées, mais on peut également penser les ruines. C'est plutôt le propos de l'auteur, au travers du personnage de ce mineur, de trouver des pistes sur "ce qui nous reste", non pas comme héritage garanti, mais comme questions dans les temps incertains qui sont les nôtres.
Dans cette biographie illustré, Jean-Paul Bourgier évoque la carrière et la figure d'un singulier coureur cycliste qui courra des années 20 à 1951. Une exceptionnelle longévité pour un cycliste. Ses principales qualités s'exprimaient dans les ascensions, ce qui lui valut d'être qualifié de "roi de la montagne" par l'organisateur Henri Desgrange dès 1930. Sa modeste taille et sa légèreté en montagne lui valurent le surnom de "la Souris"… qui livra bien des batailles avec "la Puce", surnom du grimpeur espagnol Vincente Trueba. Des qualités d'honnête sprinter lui permirent de s'offrir un joli palmarès. Benoît Faure a laissé une trace durable dans la mémoire du cyclisme. En particulier dans sa région natale du Forez où il termina sa vie.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l