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Roger Joly, dit Ma Beauté. La mine, l'annexe, les souvenirs
Boursier Jean-Yves
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782343222486
Jean-Yves Boursier a rencontré voici 30 ans Roger Joly, dans le cadre de ses recherches sur le maquis FTP de la Côte chalonnaise, dit Camp Jean Pierson, auquel Roger appartenait. Roger, alors surnommé Ma Beauté par de vieux mineurs aujourd'hui disparus. Jean-Yves Boursier a ainsi connu le Café Joly, Juliette et nombre de personnes évoquées dans ce livre. Il n'est nullement question ici d'une recherche académique sur les mineurs de Montceau-les-Mines et du bassin minier. On peut se promener sur des ruines, celles d'un passé florissant, on peut embaumer ce qui est mort, créer des musées, mais on peut également penser les ruines. C'est plutôt le propos de l'auteur, au travers du personnage de ce mineur, de trouver des pistes sur "ce qui nous reste", non pas comme héritage garanti, mais comme questions dans les temps incertains qui sont les nôtres.
Letonturier Eric ; Boursier Jean-Yves ; Chéron Bén
Résumé : La " grande muette " : ainsi qualifie-t-on l'armée depuis que la Troisième République a imposé aux personnels en uniforme un devoir de réserve. La mission particulière qui est assignée aux armées explique, autant pour la sûreté de l'Etat que pour des raisons stratégiques et tactiques évidentes, le sceau du secret et du silence. Mais qu'en est-il aujourd'hui, à l'heure de l'internet et des réseaux sociaux, de l'information continue et des lanceurs d'alerte ? La guerre est aussi un acte de communication en ce qu'elle est d'abord une rencontre ratée, un dialogue rompu, un affrontement avec l'altérité. Or aujourd'hui, la montée des nationalismes et la multiplication des revendications identitaires élèvent dangereusement le risque d'incommunication dont elle témoigne par définition. Sa préparation et sa bonne conduite ont depuis toujours exigé informations et renseignements sur le terrain. Mais la surveillance géopolitique électronique, la numérisation du champ de bataille, les drones et satellites et l'arrivée du soldat augmenté renouvellent désormais la prise de décision. La guerre n'est légitime que lorsque ses finalités et objectifs sont socialement compris, acceptés voire négociés. La société de communication qui est aujourd'hui la nôtre suspend plus que jamais les conflits armés à l'avis des populations et appelle alors une nouvelle fabrique des images de la guerre et du soldat.
Auxerre, Paris, Mauthausen et Prague, telles sont les grandes étapes dans la traversée du "court XXe siècle" de Robert Simon, instituteur de l'Yonne. Orphelin de guerre, socialiste à la SFIO puis au PSOP pivertiste, pacifiste, il est l'un des responsables dans l'Yonne des Comités antifascistes des années 1930. En septembre 1939, il déserte puis participe brièvement à Paris en 1940 au regroupement d'anciens socialistes et trotskistes du Mouvement National Révolutionnaire. Il rejoint le réseau gaulliste "Dastard" en septembre 1941, adhère au PCF en janvier 1942 et participe à la résistance armée avec le "Détachement Valmy" de l'Organisation spéciale et des FTP. Arrêté par la police de Vichy en octobre 1942, torturé, livré aux Allemands, il est déporté à Mauthausen (Nuit et Brouillard) du 28 mars 1943 jusqu'au 6 mai 1945 où il est un membre actif de la résistance communiste dans le camp. A son retour dans l'Yonne, il devient permanent du PCF en charge du journal Le Travailleur de l'Yonne. Affecté à Paris et à Prague de 1949 à 1953 pour travailler au Conseil Mondial de la Paix, il s'occupe de la revue Défense de la Paix. Réintégré comme instituteur dans l'Yonne en 1953, il s'implique dans la défense des droits des déportés au sein de la FNDIRP et de l'Amicale de Mauthausen. A partir de 1959, Robert Simon participe à l'opposition interne au sein du PCF avec le groupe "Unir" jusqu'à son exclusion en 1970 à la suite de son soutien au "Printemps de Prague". A travers le témoignage de cet homme à la trajectoire très 20 E singulière, impliqué dans les combats du XXe siècle, l'auteur propose une compréhension du siècle sous un nouvel éclairage, opère une mise à plat des réécritures de la Résistance et du mouvement communiste, procède à un examen détaillé des aléas des "gauches" françaises au regard des deux grandes guerres. Il met en lumière une expérience individuelle de résistance, de refus de l'entre-soi provincial et corporatiste, une recherche d'enrichissement intellectuel par la politique et l'écriture.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.