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Guerre, armées et communication
Letonturier Eric ; Boursier Jean-Yves ; Chéron Bén
CNRS EDITIONS
8,00 €
Épuisé
EAN :9782271093554
La " grande muette " : ainsi qualifie-t-on l'armée depuis que la Troisième République a imposé aux personnels en uniforme un devoir de réserve. La mission particulière qui est assignée aux armées explique, autant pour la sûreté de l'Etat que pour des raisons stratégiques et tactiques évidentes, le sceau du secret et du silence. Mais qu'en est-il aujourd'hui, à l'heure de l'internet et des réseaux sociaux, de l'information continue et des lanceurs d'alerte ? La guerre est aussi un acte de communication en ce qu'elle est d'abord une rencontre ratée, un dialogue rompu, un affrontement avec l'altérité. Or aujourd'hui, la montée des nationalismes et la multiplication des revendications identitaires élèvent dangereusement le risque d'incommunication dont elle témoigne par définition. Sa préparation et sa bonne conduite ont depuis toujours exigé informations et renseignements sur le terrain. Mais la surveillance géopolitique électronique, la numérisation du champ de bataille, les drones et satellites et l'arrivée du soldat augmenté renouvellent désormais la prise de décision. La guerre n'est légitime que lorsque ses finalités et objectifs sont socialement compris, acceptés voire négociés. La société de communication qui est aujourd'hui la nôtre suspend plus que jamais les conflits armés à l'avis des populations et appelle alors une nouvelle fabrique des images de la guerre et du soldat.
Lehmans Anne ; Letonturier Eric ; Valade Bernard ;
Résumé : Confiance et communication Une aporie démocratique En qui avoir confiance aujourd'hui ? L'appel à la confiance est quotidien, à la hauteur de la défiance partout exprimée envers les politiques, journalistes, experts, scientifiques, etc. Dans cette agora mondialisée que sont devenues nos sociétés, la confiance engage plus que jamais la communication par la place qu'elle accorde à la parole donnée à l'autre et à la relation qu'elle scelle avec lui. Mais, relevant de l'intime, de la croyance en ce qui va advenir, peut-elle être considérée comme une modalité de gouvernance, une catégorie pertinente pour penser la démocratie et l'espace public ? A l'heure de l'information continue qui oblige à tout savoir, tout dire et tout montrer, comment cette confiance, qui réclame du temps partagé, des affinités (s)électives et des confidents choisis pour des secrets bien gardés, est-elle possible ? Nouvelles formes d'entre-soi, les réseaux socionumériques semblent être des espaces propices au déploiement de la confiance. Mais entre la gestion des traces et les dispositifs de sécurisation, la confiance numérisée et automatisée garde intacte, en l'exacerbant même, cette incommunication généralisée qui caractérise souvent les relations humaines et sociales aujourd'hui. Elle ouvre la voie aux appels à la défiance qui constituent autant de menaces contre la démocratie, la culture et la connaissance. Hermès examine ici la coopération et les antinomies entre communication et confiance. Peut-on encore avoir confiance ? Celle-ci trouve son chemin dans les négociations diplomatiques, sociales et cognitives. Elle peut également naître à partir des débats et des critiques. Ce numéro Hermès fait ici le point sur les jugements controversés que la confiance a suscités, et donne la parole aux acteurs qui la pensent et la mettent à l'épreuve de la communication dans de nombreux domaines comme l'école ou l'hôpital, le monde politique ou syndical, l'armée, l'Eglise ou l'entreprise. Anne Lehmans et Eric Letonturier
La Période de Formation en Milieu Professionnel : un temps fort du bac pro ASSP - un enjeu pour la réussite ! Cet ouvrage propose 10 modèles de dossiers pour guider l'étudiant à élaborer un dossier au cours de sa formation en PFMP. Les dossiers abordent des thématiques variées : aménagement et équipement de l'espace privé dans un service d'aide à domicile, l'accompagnement d'une personne en maison de retraite, l'aide au maintien à domicile des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, la prévention des chutes en EHPAD... En plus, de nombreuses fiches méthodologiques pour élaborer un dossier, construire un diaporama, préparer son oral de soutenance.
Deguise-Le Roy Jacqueline ; Letonturier Eric ; Pfl
Comment définir la générosité et la distinguer du don et de la solidarité ? Universitaires et professionnels travaillant dans les domaines de la culture, de la santé, de la philanthropie et de la médiation illustrent ici combien la générosité est sujette à des interprétations diverses. Voici réexaminée la générosité, le plus souvent considérée comme acte gratuit, alors qu'elle est traversée d'intérêts multiples.
A côté des dispositifs institutionnels et légaux et des voies classiques de l'action et de l'engagement, le politique se donne et se dit dans des modes d'expression individuels et collectifs plus discrets par lesquels il se constitue pour faire sens et faire tenir l'ensemble comme un corps unifié. Tel est le pari de cet ouvrage, issu d'une journée d'étude organisée par le laboratoire GEPECS de l'Université Paris Descartes, et qui examine cette hypothèse à trois niveaux. Sous un angle culturel d'abord, pour dévoiler les jeux variables de l'investissement et de l'adhésion au collectif au moyen de diverses ressources, juridiques, artistiques ou historiques par exemple. Sous l'angle du pouvoir ensuite, pour montrer que cette invention du commun qu'est la politique s'appuie sur des figures incarnées, suppose une reconnaissance par le langage d'une altérité symbolique et passe par des techniques de disciplinarisation et une somatique du châtiment. Invention enfin qui, pour avoir trouvé dans les théories darwiniennes une justification naturelle à l'usage de la violence et à la domination brutale, et dans le peuple une illusion à entretenir, force à voir dans le politique une mystification volontaire mais attendue et délibérément entretenue par les besoins en affects et passions que réclame le social.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.