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Les formes de l'indexicalité. Langage et pensée en contexte
Bourgeois-Gironde Sacha
ULM
16,30 €
Épuisé
EAN :9782728803347
Les indexicaux sont des expressions linguistiques dont la référence peut varier d'un contexte d'usage à l'autre : " je ", " maintenant ", " ici ", " hier ", " ça " en sont des exemples typiques. Le phénomène de sensibilité au contexte révélé par ces expressions renvoie à des propriétés de la pensée humaine dans sa relation avec l'espace, le temps et nous-mêmes. Les philosophes qui étudient l'indexicalité proposent des analyses singulières de problèmes classiques comme la connaissance du monde extérieur, la conscience de soi ou encore la force logique et pragmatique du cogito cartésien. Les études présentées ici, partant du problème de la signification des expressions indexicales, tentent d'en dégager les implications profondes en philosophie du langage, en philosophie de l'esprit et en métaphysique. C'est le premier ouvrage qui, en français, permet d'explorer ces différents aspects philosophiques d'un problème linguistique.
Résumé : Comment pensons-nous à l'argent ? Comment l'utilisons-nous ? Notre rapport à l'argent est révélateur de notre rationalité et, plus profondément encore, de notre identité personnelle. Il est affecté par un ensemble de biais psychologiques et d'anomalies comportementales. Nous sommes davantage attachés à la valeur nominale de la monnaie qu'à sa valeur réelle. Nous ne dépensons pas de la même manière le revenu de notre travail et un legs familial. L'argent peut nous faire basculer dans l'addiction ou la compulsion. Pourtant l'argent est l'instrument essentiel de notre inscription normée au sein de la sphère économique. Il rend commensurables les valeurs des biens sur le marché mais tend également à uniformiser les valeurs morales et esthétiques. Ce livre interroge les mécanismes qui suscitent, parfois paradoxalement, l'adhésion ou la résistance cognitives et morales des individus à l'institution et aux activités monétaires. Ces dernières forment les supports de réactions morales spontanées. Certains biens nous paraissent en principe incommensurables à toute évaluation monétaire. Certains salaires sont jugés a priori trop hauts ou trop bas. Certaines transactions commerciales sont viscéralement considérées comme dégradantes. En réfléchissant à la place des anomalies comportementales et des intuitions morales dans notre relation à l'argent, nous pouvons tenter de le resituer dans une perspective à long terme qui contribue, à la fois, à en expliquer l'émergence et le succès historiques et à envisager un usage futur plus conforme à notre nature.
Résumé : La succession des causes par les effets et la dépendance des effets envers les causes forment-elles deux ingrédients conceptuels primitifs et distincts de la notion de causalité ? L'hypothèse de la causalité inversée (les effets pourraient précéder leurs causes), discutée ici, remet en question la primauté conceptuelle de l'asymétrie temporelle des relations causales. Inversement, l'analyse en termes modaux ou probabilistes des relations causales semble présupposer l'asymétrie temporelle de ces relations et en fait ainsi un élément indétachable de notre usage rationnel de la notion de causalité. L'idée de relations causales orientées du passé vers le futur a très généralement été considérée comme un principe de l'action rationnelle. Il est jugé irrationnel de vouloir modifier le passé. A travers les expériences de pensée du voyage dans le passé et de la prière rogatoire rétrospective, on trouvera une discussion et une remise en question partielle de ce principe. Une leçon possible du problème de Newcomb est que des actions rationnelles ne reposant pas sur ce principe sont envisageables.
Résumé : " Le passé, le présent et le futur sont des caractéristiques incompatibles. Chaque événement doit avoir l'une ou l'autre de ces caractéristiques, mais aucun événement ne peut en avoir plus d'une (...) Mais chaque événement possède chacune d'entre elles. " C'est ce qu'écrit John McTaggart Ellis McTaggart en 1908, formulant ainsi l'argument philosophique le plus célèbre en faveur de l'irréalité du temps. Pour McTaggart, il n'y a aucune issue à ce paradoxe et notre conception du temps comme impliquant un changement dans les événements est irrémédiablement contradictoire. Sacha Bourgeois-Gironde présente pour la première fois en français un ensemble d'écrits de McTaggart relatifs à sa conception du temps. Il discute les prémisses de l'argument de l'irréalité du temps, et en particulier la thèse dite " relationniste ", selon laquelle le temps implique le changement. L'argument vaut également pour ses conséquences, tant ontologiques que pratiques, qui forment plus largement le système métaphysique que McTaggart a développé dans son ?uvre maîtresse The Nature of Existence : l'irréalité des substances matérielles, la conception des personnes comme déterminations ultimes de l'univers, le rapport de l'éternité et de ses représentations temporelles, l'immortalité ou l'amour comme valeur suprême.
Rien n'a de valeur ni de signification inconditionnée, si ce n'est la vie " : tel fut le principe au nom duquel Fichte libéra le Moi d'abord de la puissance apparente de l'objet (la chose en soi), puis - par l'approfondissement de sa réflexion vivifiante - de ses propres limites, en découvrant au coeur de lui-même la présence agissante d'un Sujet infini. Mais la célébration de la maîtrise morale de l'être mondain ou de l'amour religieux de l'Etre divin se justifia toujours dans le plus rigoureux et le plus scientifique des discours : c'est dans une absolue fidélité à lui-même que le savoir philosophique fichtéen se libère de lui-même. Le présent ouvrage expose les fondements, les étapes et les résultats d'une telle libération philosophique.
Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Cauvet Marion ; Perrissin Fabert Baptiste ; Agliet
De nombreuses initiatives citoyennes de monnaies locales et complémentaires ont vu le jour à travers le monde en réaction à la crise des subprimes de 2007-2008 et à l'impuissance des gouvernements à prévenir la débâcle financière et économique qui a suivi. Ces initiatives veulent répondre à une incompréhension généralisée du fonctionnement du système monétaire et financier. Une quarantaine de monnaies locales sont aujourd'hui en circulation en France, autant sont en projet. Des milliers de citoyens ont choisi d'utiliser d'autres monnaies que la seule monnaie centrale pour effectuer leurs transactions et leurs échanges. Ce livre présente un panorama à la fois conceptuel et historique des expériences monétaires pionnières dans un monde en perpétuel mouvement. Après avoir exploré les réussites mais aussi les limites des modèles actuels de monnaies locales, il analyse les différents leviers qui peuvent permettre la montée en puissance de ces initiatives décentralisées afin qu'elles deviennent des vecteurs de la transition écologique et sociale des territoires.