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Temps et causalité
Bourgeois-Gironde Sacha
PUF
12,50 €
Épuisé
EAN :9782130524373
La succession des causes par les effets et la dépendance des effets envers les causes forment-elles deux ingrédients conceptuels primitifs et distincts de la notion de causalité ? L'hypothèse de la causalité inversée (les effets pourraient précéder leurs causes), discutée ici, remet en question la primauté conceptuelle de l'asymétrie temporelle des relations causales. Inversement, l'analyse en termes modaux ou probabilistes des relations causales semble présupposer l'asymétrie temporelle de ces relations et en fait ainsi un élément indétachable de notre usage rationnel de la notion de causalité. L'idée de relations causales orientées du passé vers le futur a très généralement été considérée comme un principe de l'action rationnelle. Il est jugé irrationnel de vouloir modifier le passé. A travers les expériences de pensée du voyage dans le passé et de la prière rogatoire rétrospective, on trouvera une discussion et une remise en question partielle de ce principe. Une leçon possible du problème de Newcomb est que des actions rationnelles ne reposant pas sur ce principe sont envisageables.
L'interprétation analytique est attentive aux propriétés logiques et sémantiques du cogito, propriétés qui peuvent apporter des solutions à certains problèmes cartésiens, traditionnels ou apparus en philosophie analytique. C'est ainsi que la forme logique et les aspects pragmatiques du cogito permettent d'évaluer son caractère intuitif et la certitude qu'il comporte. De même l'analyse de son caractère indexical met-elle en évidence la plausibilité d'un mode de renvoi subjectif à des pensées objectives. De même encore la transition du cogito à la res cogitans reste concevable, à la croisée d'une perspective à la première personne et d'une contrainte référentielle objective. Il ressort de ces analyses une épistémologie et une ontologie cartésiennes minimales qui ne prêtent à aucune inférence vers un dualisme radical, mais qui favorisent plutôt une certaine analogie dans l'attribution des prédicats mentaux et corporels, prise dans la perspective de la première personne.
Vous devez prendre une décision, votre c?ur bat, vous hésitez, devez-vous vous laisser guider par cet état émotionnel? La neurobiologie a récemment mis en évidence les régions du cerveau affectées aux émotions dans la prise d'une décision. Plus généralement, un courant de recherches porte aujourd'hui sur le fonctionnement du cerveau lors d'activités économiques courantes: décider, négocier, acheter et vendre, consommer, se comparer aux autres, entrer en compétition, etc. Faut-il, par exemple, prendre à la lettre le fait que nous nous disions "dégoûtés" lorsque nous nous estimons victimes d'une injustice pécuniaire? Oui, car c'est la même zone du cerveau qui s'active lorsque nous avons des nausées. Ces observations neurobiologiques appliquées à l'économie, ont permis de redéfinir en partie les critères de rationalité liés au comportement des individus dans l'intérêt du bien commun. C'est ce que nous appelons la neuroéconomie. A la croisée des neurosciences et de l'économie expérimentale, ces recherches ont été facilitées par le développement récent des techniques d'imagerie cérébrale. Dans cet ouvrage nous mettons en lumière de façon simple et ludique, ces applications possibles dans des domaines aussi variés que l'assurance, la fiscalité, la pharmacologie ou les idéologies politiques. Biographie: Sacha Gironde est enseignant-chercheur à l'Institut Jean-Nicod (EHESS-ENS).
Résumé : Comment pensons-nous à l'argent ? Comment l'utilisons-nous ? Notre rapport à l'argent est révélateur de notre rationalité et, plus profondément encore, de notre identité personnelle. Il est affecté par un ensemble de biais psychologiques et d'anomalies comportementales. Nous sommes davantage attachés à la valeur nominale de la monnaie qu'à sa valeur réelle. Nous ne dépensons pas de la même manière le revenu de notre travail et un legs familial. L'argent peut nous faire basculer dans l'addiction ou la compulsion. Pourtant l'argent est l'instrument essentiel de notre inscription normée au sein de la sphère économique. Il rend commensurables les valeurs des biens sur le marché mais tend également à uniformiser les valeurs morales et esthétiques. Ce livre interroge les mécanismes qui suscitent, parfois paradoxalement, l'adhésion ou la résistance cognitives et morales des individus à l'institution et aux activités monétaires. Ces dernières forment les supports de réactions morales spontanées. Certains biens nous paraissent en principe incommensurables à toute évaluation monétaire. Certains salaires sont jugés a priori trop hauts ou trop bas. Certaines transactions commerciales sont viscéralement considérées comme dégradantes. En réfléchissant à la place des anomalies comportementales et des intuitions morales dans notre relation à l'argent, nous pouvons tenter de le resituer dans une perspective à long terme qui contribue, à la fois, à en expliquer l'émergence et le succès historiques et à envisager un usage futur plus conforme à notre nature.
Le texte de Hegel sur le Droit naturel, sans doute le plus difficile — par son exceptionnelle densité — qu'il ait jamais écrit, méritait qu'un Commentaire lui fût consacré, aussi en raison de la place privilégiée qui est la sienne au sein du hégélianisme, et, par là, de toute notre culture. Oeuvre-tournant, où s'assume la crise du monde moderne naissant, il récapitule de façon critique la réflexion théologico-politique du jeune Hegel, et institue originellement et originalement, en ses axes fondamentaux, la spéculation que le Système va développer. Mais dire qu'en lui se nouent, entre autres, les problématiques du rapport des sciences et de la philosophie, de la raison et de l'histoire (en son procès dialectique), du droit et de l'Etat, de l'économie et de la politique, etc., c'est dire qu'il est déjà au coeur d'interrogations qui sont encore les nôtres.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.