Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA RECONSTRUCTION ANALYTIQUE DU COGITO CARTESIEN
BOURGEOIS-GIRONDE
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711615179
L'interprétation analytique est attentive aux propriétés logiques et sémantiques du cogito, propriétés qui peuvent apporter des solutions à certains problèmes cartésiens, traditionnels ou apparus en philosophie analytique. C'est ainsi que la forme logique et les aspects pragmatiques du cogito permettent d'évaluer son caractère intuitif et la certitude qu'il comporte. De même l'analyse de son caractère indexical met-elle en évidence la plausibilité d'un mode de renvoi subjectif à des pensées objectives. De même encore la transition du cogito à la res cogitans reste concevable, à la croisée d'une perspective à la première personne et d'une contrainte référentielle objective. Il ressort de ces analyses une épistémologie et une ontologie cartésiennes minimales qui ne prêtent à aucune inférence vers un dualisme radical, mais qui favorisent plutôt une certaine analogie dans l'attribution des prédicats mentaux et corporels, prise dans la perspective de la première personne.
Résumé : L'une des fonctions classiques du droit est de rendre possible la coexistence entre les membres de la société. La crise environnementale fait apparaître l'une de ses fonctions encore plus essentielles : veiller à ce que le monde reste habitable. Le droit de l'environnement a-t-il les ressources techniques et conceptuelles adaptées pour le garantir ? L'auteur propose des pistes différentes. En premier lieu, le droit peut créer des droits et les conférer à des entités naturelles non-humaines. Elles acquièrent alors une représentation légale. Ce mouvement a pris une importance internationale dans les dernières années. D'autres pistes internes sont à étudier. Des domaines du droit a priori étrangers à la protection de l'environnement peuvent y contribuer de manière innovante : les droits de succession, si l'on considère la terre comme possédant ses occupants plutôt que l'inverse ; le droit de la santé, si l'on considère l'air que l'on respire comme un prolongement de notre corps ; ou le droit de la propriété intellectuelle appliqué aux productions de la nature. Ce livre montre comment le droit contient les ressources d'une relation renouvelée avec les entités de la nature.
Rien n'a de valeur ni de signification inconditionnée, si ce n'est la vie " : tel fut le principe au nom duquel Fichte libéra le Moi d'abord de la puissance apparente de l'objet (la chose en soi), puis - par l'approfondissement de sa réflexion vivifiante - de ses propres limites, en découvrant au coeur de lui-même la présence agissante d'un Sujet infini. Mais la célébration de la maîtrise morale de l'être mondain ou de l'amour religieux de l'Etre divin se justifia toujours dans le plus rigoureux et le plus scientifique des discours : c'est dans une absolue fidélité à lui-même que le savoir philosophique fichtéen se libère de lui-même. Le présent ouvrage expose les fondements, les étapes et les résultats d'une telle libération philosophique.
Résumé : "Le passé, le présent et le futur sont des caractéristiques incompatibles. Chaque événement doit avoir l'une ou l'autre de ces caractéristiques, mais aucun événement ne peut en avoir plus d'une." C'est ce qu'écrit John McTaggart en 1908, formulant ainsi l'argument philosophique le plus célèbre en faveur de l'irréalité du temps. Pour McTaggart, il n'y a aucune issue à ce paradoxe et notre conception du temps comme impliquant un changement dans les événements est irrémédiablement contradictoire. Sacha Bourgeois-Gironde présente ici trois écrits majeurs de John McTaggart : L'Irréalité du temps (1908), La Relation du temps et de l'éternité (1907) et Préexistence et postexistence (1927). Dans sa postface, il en discute les prémisses et insiste sur les conséquences ontologiques et pratiques d'une thèse aussi controversée que singulière.
Dans la pensée du jeune Hegel, essentiellement théologico-politique, le moment francfortois est le moment critique conduisant à l'achèvement de cette pensée qui, à Iéna, réconciliera l'histoire, vérité de la politique, et la philosophie, vérité de la religion, dans la réunion rationnelle avec le présent saisi en son sens concret ou total. La proposition finale d'un tel salut à l'homme moderne, déchiré par les exclusives et les scissions de l'entendement, va clore positivement la négation sévère que Hegel, au cours de son séjour dans une ville faisant se rencontrer la vitalité commerciale nouvelle et la tradition spirituelle allemande, opère des solutions qu'il veut lire dans les abstractions opposées du judaïsme et du christianisme. Le premier est condamné avec virulence parce qu'il absolutise dans l'existence la différence (des commandements) en rejetant l'identité ; le second n'est pas absous parce que, inversement, il privilégie l'identité (de l'amour) en méprisant les différences. Hegel leur opposera l'identification, constitutive de la raison, de la différence et de l'identité, dont la future philosophie spéculative construira le développement dialectique.