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Comment le droit nous rapproche de la nature
Bourgeois-Gironde Sacha
PUF
8,00 €
Épuisé
EAN :9782130858713
L'une des fonctions classiques du droit est de rendre possible la coexistence entre les membres de la société. La crise environnementale fait apparaître l'une de ses fonctions encore plus essentielles : veiller à ce que le monde reste habitable. Le droit de l'environnement a-t-il les ressources techniques et conceptuelles adaptées pour le garantir ? L'auteur propose des pistes différentes. En premier lieu, le droit peut créer des droits et les conférer à des entités naturelles non-humaines. Elles acquièrent alors une représentation légale. Ce mouvement a pris une importance internationale dans les dernières années. D'autres pistes internes sont à étudier. Des domaines du droit a priori étrangers à la protection de l'environnement peuvent y contribuer de manière innovante : les droits de succession, si l'on considère la terre comme possédant ses occupants plutôt que l'inverse ; le droit de la santé, si l'on considère l'air que l'on respire comme un prolongement de notre corps ; ou le droit de la propriété intellectuelle appliqué aux productions de la nature. Ce livre montre comment le droit contient les ressources d'une relation renouvelée avec les entités de la nature.
DOSSIER " Et si... ? " La cause du contrefactuel sous la direction de Sacha Bourgeois-Gironde Comment fixer l'histoire ? - Sacha Bourgeois-Gironde L'usage des raisonnements contrefactuels en histoire - Pierre Livet Causalité et contrefactualité dans l'évaluation économique des politiques publiques - Pierre-Henri Bono et Alain Trannoy Des causes historiques aux possibles du passé ? Imputation causale et raisonnement contrefactuel en histoire - Quentin Deluermez et Pierre Singaravélou Contrefactuels en histoire : du mot au mode d'emploi. Le moment de la new economic history - Isabelle Drouet, Stéphanie Dupouy, Laurent Jeanpierre et Florian Nicodème Contrefactuels, expériences de pensée, et conception singuraliste de la relation causale en histoire - Julian Reiss La poignée de main - Dany Laferrière RECHERCHE LIBRE Accident d'une fulguration qui met hors du monde - Alessandro Delcò Food facts - Adrien Guignard
Résumé : " Le passé, le présent et le futur sont des caractéristiques incompatibles. Chaque événement doit avoir l'une ou l'autre de ces caractéristiques, mais aucun événement ne peut en avoir plus d'une (...) Mais chaque événement possède chacune d'entre elles. " C'est ce qu'écrit John McTaggart Ellis McTaggart en 1908, formulant ainsi l'argument philosophique le plus célèbre en faveur de l'irréalité du temps. Pour McTaggart, il n'y a aucune issue à ce paradoxe et notre conception du temps comme impliquant un changement dans les événements est irrémédiablement contradictoire. Sacha Bourgeois-Gironde présente pour la première fois en français un ensemble d'écrits de McTaggart relatifs à sa conception du temps. Il discute les prémisses de l'argument de l'irréalité du temps, et en particulier la thèse dite " relationniste ", selon laquelle le temps implique le changement. L'argument vaut également pour ses conséquences, tant ontologiques que pratiques, qui forment plus largement le système métaphysique que McTaggart a développé dans son ?uvre maîtresse The Nature of Existence : l'irréalité des substances matérielles, la conception des personnes comme déterminations ultimes de l'univers, le rapport de l'éternité et de ses représentations temporelles, l'immortalité ou l'amour comme valeur suprême.
Les indexicaux sont des expressions linguistiques dont la référence peut varier d'un contexte d'usage à l'autre : " je ", " maintenant ", " ici ", " hier ", " ça " en sont des exemples typiques. Le phénomène de sensibilité au contexte révélé par ces expressions renvoie à des propriétés de la pensée humaine dans sa relation avec l'espace, le temps et nous-mêmes. Les philosophes qui étudient l'indexicalité proposent des analyses singulières de problèmes classiques comme la connaissance du monde extérieur, la conscience de soi ou encore la force logique et pragmatique du cogito cartésien. Les études présentées ici, partant du problème de la signification des expressions indexicales, tentent d'en dégager les implications profondes en philosophie du langage, en philosophie de l'esprit et en métaphysique. C'est le premier ouvrage qui, en français, permet d'explorer ces différents aspects philosophiques d'un problème linguistique.
Résumé : Ayant pris connaissance de l'attribution de la personnalité juridique au fleuve Whanganui et de sa reconnaissance par la loi néozélandaise comme " entité vivante et indivisible ", l'auteur entreprend une enquête, à la fois sur le plan conceptuel et sur le terrain, par la remontée du fleuve avec un traducteur maori et une photographe, pour analyser le sens de cette nouvelle disposition légale. L'enquête se déroule en trois temps : auprès des promoteurs de la loi à Wellington ; à travers l'analyse du texte lui-même, le Te Awa Tupua ; par une prise de contact, physique et humaine, sur les rives du fleuve Whanganui. Il s'agit de saisir les interactions historiques (revendications maories), légales (peut-on tout personnaliser et est-ce que cela implique une meilleure compréhension et relation à la nature ? ) et sensibles (comment devient-on effectivement la rivière ? ) qui ont conduit à la personnalisation de la Whanganui, auprès de laquelle l'auteur tente ainsi de rendre compte des capacités transformistes.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.