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MC TAGGART : TEMPS, ETERNITE, IMMORTALITE
BOURGEOIS-GIRONDE S.
ECLAT
19,50 €
Épuisé
EAN :9782841620470
Le passé, le présent et le futur sont des caractéristiques incompatibles. Chaque événement doit avoir l'une ou l'autre de ces caractéristiques, mais aucun événement ne peut en avoir plus d'une (...) Mais chaque événement possède chacune d'entre elles. " C'est ce qu'écrit John McTaggart Ellis McTaggart en 1908, formulant ainsi l'argument philosophique le plus célèbre en faveur de l'irréalité du temps. Pour McTaggart, il n'y a aucune issue à ce paradoxe et notre conception du temps comme impliquant un changement dans les événements est irrémédiablement contradictoire. Sacha Bourgeois-Gironde présente pour la première fois en français un ensemble d'écrits de McTaggart relatifs à sa conception du temps. Il discute les prémisses de l'argument de l'irréalité du temps, et en particulier la thèse dite " relationniste ", selon laquelle le temps implique le changement. L'argument vaut également pour ses conséquences, tant ontologiques que pratiques, qui forment plus largement le système métaphysique que McTaggart a développé dans son ?uvre maîtresse The Nature of Existence : l'irréalité des substances matérielles, la conception des personnes comme déterminations ultimes de l'univers, le rapport de l'éternité et de ses représentations temporelles, l'immortalité ou l'amour comme valeur suprême.
Dans la pensée du jeune Hegel, essentiellement théologico-politique, le moment francfortois est le moment critique conduisant à l'achèvement de cette pensée qui, à Iéna, réconciliera l'histoire, vérité de la politique, et la philosophie, vérité de la religion, dans la réunion rationnelle avec le présent saisi en son sens concret ou total. La proposition finale d'un tel salut à l'homme moderne, déchiré par les exclusives et les scissions de l'entendement, va clore positivement la négation sévère que Hegel, au cours de son séjour dans une ville faisant se rencontrer la vitalité commerciale nouvelle et la tradition spirituelle allemande, opère des solutions qu'il veut lire dans les abstractions opposées du judaïsme et du christianisme. Le premier est condamné avec virulence parce qu'il absolutise dans l'existence la différence (des commandements) en rejetant l'identité ; le second n'est pas absous parce que, inversement, il privilégie l'identité (de l'amour) en méprisant les différences. Hegel leur opposera l'identification, constitutive de la raison, de la différence et de l'identité, dont la future philosophie spéculative construira le développement dialectique.
DOSSIER " Et si... ? " La cause du contrefactuel sous la direction de Sacha Bourgeois-Gironde Comment fixer l'histoire ? - Sacha Bourgeois-Gironde L'usage des raisonnements contrefactuels en histoire - Pierre Livet Causalité et contrefactualité dans l'évaluation économique des politiques publiques - Pierre-Henri Bono et Alain Trannoy Des causes historiques aux possibles du passé ? Imputation causale et raisonnement contrefactuel en histoire - Quentin Deluermez et Pierre Singaravélou Contrefactuels en histoire : du mot au mode d'emploi. Le moment de la new economic history - Isabelle Drouet, Stéphanie Dupouy, Laurent Jeanpierre et Florian Nicodème Contrefactuels, expériences de pensée, et conception singuraliste de la relation causale en histoire - Julian Reiss La poignée de main - Dany Laferrière RECHERCHE LIBRE Accident d'une fulguration qui met hors du monde - Alessandro Delcò Food facts - Adrien Guignard
Résumé : Comment pensons-nous à l'argent ? Comment l'utilisons-nous ? Notre rapport à l'argent est révélateur de notre rationalité et, plus profondément encore, de notre identité personnelle. Il est affecté par un ensemble de biais psychologiques et d'anomalies comportementales. Nous sommes davantage attachés à la valeur nominale de la monnaie qu'à sa valeur réelle. Nous ne dépensons pas de la même manière le revenu de notre travail et un legs familial. L'argent peut nous faire basculer dans l'addiction ou la compulsion. Pourtant l'argent est l'instrument essentiel de notre inscription normée au sein de la sphère économique. Il rend commensurables les valeurs des biens sur le marché mais tend également à uniformiser les valeurs morales et esthétiques. Ce livre interroge les mécanismes qui suscitent, parfois paradoxalement, l'adhésion ou la résistance cognitives et morales des individus à l'institution et aux activités monétaires. Ces dernières forment les supports de réactions morales spontanées. Certains biens nous paraissent en principe incommensurables à toute évaluation monétaire. Certains salaires sont jugés a priori trop hauts ou trop bas. Certaines transactions commerciales sont viscéralement considérées comme dégradantes. En réfléchissant à la place des anomalies comportementales et des intuitions morales dans notre relation à l'argent, nous pouvons tenter de le resituer dans une perspective à long terme qui contribue, à la fois, à en expliquer l'émergence et le succès historiques et à envisager un usage futur plus conforme à notre nature.
Résumé : L'une des fonctions classiques du droit est de rendre possible la coexistence entre les membres de la société. La crise environnementale fait apparaître l'une de ses fonctions encore plus essentielles : veiller à ce que le monde reste habitable. Le droit de l'environnement a-t-il les ressources techniques et conceptuelles adaptées pour le garantir ? L'auteur propose des pistes différentes. En premier lieu, le droit peut créer des droits et les conférer à des entités naturelles non-humaines. Elles acquièrent alors une représentation légale. Ce mouvement a pris une importance internationale dans les dernières années. D'autres pistes internes sont à étudier. Des domaines du droit a priori étrangers à la protection de l'environnement peuvent y contribuer de manière innovante : les droits de succession, si l'on considère la terre comme possédant ses occupants plutôt que l'inverse ; le droit de la santé, si l'on considère l'air que l'on respire comme un prolongement de notre corps ; ou le droit de la propriété intellectuelle appliqué aux productions de la nature. Ce livre montre comment le droit contient les ressources d'une relation renouvelée avec les entités de la nature.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.
Dans le domaine métaphysique, le philosophe et théologien médiéval Guillaume d'Occam énonça des préceptes de simplicité passés à la postérité sous le nom de " Rasoir d'Occam " et sous la forme d'une injonction: Il ne faut pas multiplier les êtres et les principes d'explication au-delà de ce qui est nécessaire. Le " Rasoir de Kant " fait jouer ce même principe d'économie dans le domaine moral, et permet ainsi de dessiner les contours d'une éthique minimaliste, mais non moins propre à la vie sociale. Plus de deux cents ans après Diderot, Ruwen Ogien repose, à sa manière, la question du Supplément au voyage de Bougainville concernant les " inconvénients d'attacher des idées morales à certaines actions qui n'en comportent pas ", et soumet la réflexion morale à un diagnostic qui décevra sans doute les amateurs de certitude, mais réjouira ceux qui se refusent à la réduire au moralisme ambiant.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.