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Queer Zones. Tome 3, Identités, cultures et politiques
Bourcier Marie-Hélène
AMSTERDAM
15,30 €
Épuisé
EAN :9782354800970
Queer zones 3 est le dernier volume d'une trilogie qui offre un panorama du "queer made in France" tel qu'il s'est développé depuis dix ans. Marie-Hélène Bourcier y poursuit ses analyses des politiques sexuelles et des zones "érogènes" hautement politiques identifiées dès Queer Zones 1 comme espaces de transformation subjective et sociale: le SM, la post-pornographie et les subcultures trans. Elle y souligne les conséquences politiques du refus français d'un cultural turn, dont les effets se font sentir à travers un canon universitaire étriqué et excluant, mais aussi, plus généralement, dans les politiques de l'identité pratiquées en France. Queer Zones 3 s'affirme comme un moment de rupture assumée avec les politiques LGBT officielles, dont l'homonationalisme et l'agenda homonormatif sont aux antipodes des projets politiques queer. Pour Marie-Hélène Bourcier, ces politiques participent d'une gouvernementalité des minorités qui contredit l'un des fondamentaux des luttes féministes, antiracistes et queer: l'empowerment. Queer Zones 3 est ainsi une réflexion sur les ressources et l'orientation de notre "queerisation", un appel à l'action et à la créativité politique, qui s'efforce de dégager les conditions d'une nouvelle "désorientation sexuelle" visant à bouleverser notre conception moderne de l'homosexualité et de l'hétérosexualité.
Boursier Marie-Emma - Feugère William - Chevrier E
La compliance regroupe l'ensemble des démarches destinées à s'assurer qu'une structure, ses dirigeants et ses salariés respectent les normes juridiques et éthiques qui leur sont applicables. La mise en place de ces procédures peut alors résulter d'obligations légales ruais également être dictée par des principes relevant de l'éthique des affairer et de la RSE. Ce code compile un ensemble de textes - français, européens (UE, Conseil de l'Europe), internationaux (ONU, OCDE, GAFI) et étrangers (US, UK) -, y compris du soft law émanant des organismes compétents (ACPR, ADLC, AFA, AMF, DOJ, TRACFIN), réunis en grandes thématiques : Antitrust, Blanchiment, Corruption, Devoir de vigilance et droits humains, Lanceur d'alertes, Loi de blocage et extraterritorialité, Sanctions économiques et embargos. Il est enrichi d'annotations de jurisprudence et de commentaires explicatifs rédigés par deux auteurs - universitaire et praticien - apportant un éclairage indispensable sur une discipline en constante évolution. L'ouvrage s'adresse ainsi à toute personne qui s'intéresse au monde des affaires - juristes d'entreprise, compliance officers, risk managers, avocats, magistrats, membres des autorités de contrôle -, mais aussi des universitaires et étudiants soucieux des enjeux de la mondialisation.
Comme un immense jeu de quilles, dont ce livre serait la boule et où l'on verrait valser en tous sens la république straight (blanche, mâle, hétérosexuelle) l'essence de la Femme et le féminisme classique, les homos institutionnels, l'état-major de Ni putes ni soumises, avec, pour faire bonne mesure, Pierre Bourdieu et Jacques Lacan. On s'attaquera à cette zone brûlante qu'est la frontière entre la sexualité, les genres, la race et l'espace public. On comprendra que les genres ne sont pas deux mais innombrables, qu'ils sont le résultat de toutes sortes, de constructions, qu'il faut les voir comme des performances, des imitations sans original. On verra pourquoi le féminisme blanc et républicain s'oppose de toutes ses forces à une telle conception et s'accroche à une vision essentialisée de La Femme. Dans le style trash et érudit qu'on lui connaît, Bourcier reprend en les élargissant les thèmes des gender studies et des postcolonial studies: une entrée en fanfare dans l'univers queer, celui de Madonna, de l'Exorciste du post-porno et des freaks.
Résumé : " [...] si, à l'origine, la loyauté est une notion a juridique, elle s'est bien vite juridicisée et chacun sait qu'elle irrigue le droit des contrats ou encore le droit du travail, en insufflant une prise en compte maîtrisée de la règle morale dans le domaine juridique. [...] le principe général de loyauté s'impose sans conteste comme une composante indispensable de ce que nous avons choisi d'appeler " le modèle universel ", en perpétuelle évolution, du procès équitable, modèle issu des dispositions de l'article 6, § 1, de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ruais aussi et surtout, principalement, de l'interprétation constructive et casuistique qu'en donne son organe de contrôle, la Cour européenne des droits de l'homme. La démonstration à laquelle se livre l'auteur impose ainsi le principe général de loyauté dans le droit processuel comme une certitude. Mademoiselle Boursier fait en effet ?uvre utile en se penchant dans une première partie sur les manifestations de la loyauté dans les procès sous la forme adéquate du principe général de droit [...] l'auteur ajoute, dans une seconde partie, celle d'une réflexion sur la spécificité du principe général de loyauté, spécificité dégagée tant à l'égard de l'ensemble des principes généraux de droit processuel que des impératifs du procès équitable européen [...] ".
Si les textes littéraires ne manquent pas d'être traversés par un ordre sexuel et genré, dont les normes seraient devenues les piliers devant lesquels tout le monde pile, ils fourmillent, plus qu'ailleurs, d'exemples de résistance évidente à celles-ci [...]. C'est cette puissance de la littérature, des études littéraires et de ceux et de celles qui la travaillent et qui sont traversées par elle que l'on ressent en lisant d'une traite les textes réunis par Guyonne Leduc pour former ce recueil. De fait, la littérature et les études littéraires auxquelles il faudrait sans doute ajouter les différentes —studies issues des cultural studies sont une ressource majeure pour répondre à deux questions qui sont liées : que fait-on quand on écrit "sur" les genres ? Dans quel cadre épistémologique est-on, à moins que la question ne soit : quelle épistémè diffuse-t-on ? Autrement dit, quels régimes de savoirs/ pouvoirs informant les genres combat-on dans la perspective ouverte parla critique et par les mouvements féministes qui ont posé un regard politique sur les relations de pouvoir et d'oppression, que génère le système sexe/genre dominant, afin de tenter d'y mettre fin ? Ou du moins d'en brider les effets. Marie-Hélène Bourcier
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.
En ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.
Le procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.