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Du football, en diverses foothèses...
Biehler Jean-Philippe
IMPLIQUES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782343198200
Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé - pour nommer une part d'imaginaire du football. La première fois que je l'ai vu c'était à la télé, en noir et blanc. C'était à l'occasion d'un match amical France-Brésil, un match retransmis du Stade Olympique Yves-du-Manoir à Colombes et joué le 28 avril 1963. J'avais donc un peu plus de six ans. Et le football n'était pas encore ce qu'il est devenu. Il n'était encore qu'un spectacle sportif somme toute modeste, parmi d'autres offres de spectacles de cette époque. Mais il y avait déjà la réputation de l'équipe brésilienne de football et l'extraordinaire renommée de Pelé dont j'avais donc entendu parler. A la fin 3-2 pour le Brésil. Trois buts de Pelé comme il allait de soi. Trois beaux buts, dont un pénalty, un pénalty étonnant, dont l'exécution m'a impressionné, une course avec une sorte de leurre en retard de jambe, - car c'est très exactement cela qui m'a beaucoup marqué, que je n'ai jamais oublié, qui a suffi à ce moment-là à me convaincre, qui a confirmé le meilleur joueur du monde, qui a assuré son renom, c'est ce pénalty qui s'est gravé en moi et qui est resté comme une image flottant au-dessus d'autres, et dont j'ai souvent reparlé à mes amis, simplement ce pénalty imparable de Pelé, avec ce leurre fluide en retard de jambe, cette contre-mesure de rythme, cet appât de jambe, tel quel planté en puissance brossée dans le bas coin droit de Georges Carnus...
Il sera question de l'idée de la main dans " l'Oeuvre-Valéry", mais aussi, nommément, en hommage, de Madame Nicole Celeyrette-Piétri. Beaucoup la connaissent, peut-être seulement de nom, ou pour l'avoir entendue, écoutée ou lue, d'autres encore pour l'avoir personnellement rencontrée, et parmi tous ceux-ci et ceux-là, beaucoup la connaissent et reconnaissent pour l'abondance de ses qualités et la finesse de ses analyses. Elle a été et restera de toute façon l'une des principales figures et animatrices de la scène valéryenne pendant plus de quarante ans. Mais surtout, avec ferveur et passion, elle a été la principale inspiratrice, à la fois initiatrice et continuatrice, de l'Edition intégrale des Cahiers 1894-1914 de Paul Valéry. Et moi-même, qui suis-je ? Puisque je propose dans l'essai qui suit quelques courtes scènettes dialoguées. Qui suis-je ? Je ne sais pas bien. Il y a tellement de différences et d'identités. Mais si j'en résume une part, je dirais que je suis un lecteur passionné de Paul Valéry, que j'ai par ailleurs écrit quatre livres le concernant de près (Tête-à-tête 1, 2, et 3, et Héraclite et Valéry). Je pense que cela pourrait être suffisant pour m'introduire d'ici à là, et laisser libre cours à ces sortes de panneaux coulissants, (d)écrits, pistes, réflexions, questions et réponses, qui souhaiteraient non pas combler, certes, mais du moins nuancer une lacune dans l'extraordinaire richesse des Commentaires Valéryens existants. Un essai donc, peut-être plus perspectiviste, plus varié, en ce sens plus complet, quoique évidemment insuffisant, sur l'idée, ou plus précisément le (re)traitement de l'idée de la "main" dans l'Oeuvre-Valéry.
La samba, typiquement carnavalesque, chantée ou instrumentale, letras, melodia e ritmo musical, parle" à la tête et au corps. Elle conditionne, opère et s'incorpore, impressive, se fait obéir, s'incarne jusqu'au-dedans et produit vers l'au-dehors de puissantes impulsions expressives. Autrement dit, elle génère des attitudes physioplastiques au moyen de processus idéoplastiques. Ceci pour au moins suggérer qu'elle rythme l'élan cadencé des pieds et des jambes tout en stimulant la tête selon ces mêmes tendances. La samba a donc une très forte efficacité psycho-physiologique. Elle o inspire r sa danse, la provoque, et ricoche ses figures de danse, en quelque sorte les importe, et peut donc à la limite se comparer à une transe qui comporte de façon conventionnellement acceptée des formes réglées de mouvements par le truchement d'instants trans-ordinaires, réels ou feints, de (dé)possession de conscience...
C'est le maître du Possible, c'est-à-dire l'homme du Possible, ou presque à peu près tel, que Valéry essaie toujours de promouvoir ou d'inventer, de circonscrire ou de décrire, d'imiter voire de copier, sinon d'être. Par exemple Teste, en tant que fonction et modèle, prototype et archétype du Possible, mais aussi Léonard, en tant que génie tout-pouvoir et tout-savoir, son Faust de même, jusqu'au point de tout répudier, et puis Gladiator, sa fantaisie de surhomme crypto-nietzschéen, et puis encore, autrement et en moindre mesure, Descartes, débloquant et développant du Possible géométrico-mathématique, voire Goethe, sur un tout autre plan, arrondissant son Possible par la complétude de sa très longue vie, etc. De fait, n'importe quelle figure, à peine réelle, plutôt idéelle-idéale, derrière ou au travers de laquelle Valéry se transsubstantie et/ou se transgresse. Car chacune d'elles, complète ou incomplète, combinée ou délirée, est toujours à la fois figuration et schéma directeur. C'est dire qu'il s'agit toujours d'un nom, ou titre, muni du sésame ouvre-toi d'être différent, ou d'accomplir par volonté une richesse supplémentaire. Et il s'agit toujours, et dans un sens essentiel, d'être avant tout et surtout, spectaculairement réflexif...
De Paul Valéry, dans le Cimetière marin, il y a les très célèbres vers décasyllabiques sur l'immobilité zénonienne. Des vers d'allure dialectique-sophistique qui rendent une flèche qui vole semblable au repos. Mais il y a surtout à l'inverse, dans l'Oeuvre-Valéry, une sensibilité constante à la mobilité. Et c'est en ce sens que Valéry retient et répercute la vieille question du devenir. Qui est aussi bien celle du mouvement et celle du temps. C'est même une préoccupation théorique générale qui se connecte à l'ensemble de ses préoccupations particulières et qui se communique et se recommande logiquement et métaphoriquement à toute la complexe-perplexité de ses recherches. Disons de la physique fondamentale à l'éthique en passant par la curiosité philosophique et l'analyse ou la synthèse esthétique. Souvent, dans l'Oeuvre-Valéry, il est question de mouvement et de vitesse de mouvement, de dynamisme et d'effets d'accélération, de variations et de rythmes, de transformation et de thermodynamisme entropique. Et aussi de bien d'autres notions de choses ou causes agissantes et puissantes de cette teneur. Il y a donc chez Valéry, sous et à côté de ses perspectives centrales et latérales sur le devenir, le mouvement et le temps, une précise et diffuse veille ou présence ou souvenance héraclitéenne...
L'architecture chez Proust est très belle mais il advient souvent, comme il n'enlève rien à l'échafaudage, que celui-ci prenne plus d'importance que le monument même dont le regard sans cesse distrait par le détail ne parvient plus à saisir l'ensemble. Voici donc une moisson de joyaux relevés au cours de ce Voyage à travers «La recherche du temps perdu».
Joan-Francesc Castex-Ey nous propose ici un regard inédit sur la politique récente du Gouvernement autonome de Catalogne en direction du département des Pyrénées - Orientales. En tant que témoin privilégié de cette action institutionnelle de par son parcours professionnel, il nous livre dans cet essai le fruit de ses réflexions, nourries du recul historique.
Ce deuxième tome tente de rappeler les principes fondamentaux du "savoir de l'Occident" , en ce qui concerne principalement le politique, l'économique, et la gestion de l'Etat moderne. Ce rappel apparaît indispensable à l'heure actuelle, afin de mieux assimiler ce savoir, de l'intégrer aux valeurs africaines pour le mettre au service du peuple.
Ce premier recueil porte la marque d'un malaise social profond crié dans un sanglot intermittent dont l'écho nous revient par l'insouciance du monde aujourd'hui. Quelques sons de flûte éclairent le sentier rugueux et ombreux de ces Errances qui doivent aussi braver la hargne du temps.