Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Héraclite et Valéry. (Le devenir du fleuve)
Biehler Jean-Philippe
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343069746
De Paul Valéry, dans le Cimetière marin, il y a les très célèbres vers décasyllabiques sur l'immobilité zénonienne. Des vers d'allure dialectique-sophistique qui rendent une flèche qui vole semblable au repos. Mais il y a surtout à l'inverse, dans l'Oeuvre-Valéry, une sensibilité constante à la mobilité. Et c'est en ce sens que Valéry retient et répercute la vieille question du devenir. Qui est aussi bien celle du mouvement et celle du temps. C'est même une préoccupation théorique générale qui se connecte à l'ensemble de ses préoccupations particulières et qui se communique et se recommande logiquement et métaphoriquement à toute la complexe-perplexité de ses recherches. Disons de la physique fondamentale à l'éthique en passant par la curiosité philosophique et l'analyse ou la synthèse esthétique. Souvent, dans l'Oeuvre-Valéry, il est question de mouvement et de vitesse de mouvement, de dynamisme et d'effets d'accélération, de variations et de rythmes, de transformation et de thermodynamisme entropique. Et aussi de bien d'autres notions de choses ou causes agissantes et puissantes de cette teneur. Il y a donc chez Valéry, sous et à côté de ses perspectives centrales et latérales sur le devenir, le mouvement et le temps, une précise et diffuse veille ou présence ou souvenance héraclitéenne...
Le monde s'inquiète. La peur s'installe. L'effroi s'augmente. Le pire peut exister. Car les Russes attaquent Tchernobyl et bombardent dans les parages. Mais si une bombe perdue, un missile intercepté, une trajectoire déviée, une erreur cadastrale, une mauvaise visée, un défaut d'électro-optique, un acte terroriste, etc. , etc. . C'est aux alentours de Tchernobyl, c'est à Tchernobyl, et il y a là, depuis 2006, le plus grand sarcophage de béton armé jamais réalisé qui devait enterrer pour un siècle les restes radioactifs les plus remuants du cur du réacteur RBMK 1000 no 4, celui-là même dont l'augmentation incontrôlée de puissance et l'explosion subséquente avaient provoqué en 1986 la catastrophe nucléaire que l'on sait. Question ? Si cela devait effectivement arriver, quel type de crime de guerre cela serait-il ? S'il s'avérait ultérieurement que les intentions de l'opération étaient préméditées et que la réactivation accidentelle du chaudron de sorcières était une option calculée parmi un ensemble de risques collatéraux, alors il s'agirait sans nul doute d'un crime de guerre contre l'humanité. Un crime d'une négativité acharnée, de dimension exterminatrice, et du genre effroyable qui ne s'efface pas.
Le Texte-Valéry n'appartient qu'à lui-même. Il se présente comme un abstrait de perfection inachevé. Autant dire une multiplicité qui n'a pas de signification totalisante, mais qui, telle quelle, s'invite à être (re)pensée. D'où que mon "fil" de pensée, fil suscité d'attention et d'intention de pensée de mon Journal Valéryen, d'ici à là celui de 2014 à 2016, comme aussi celui du tout début (1987) continué et faufilé jusqu'à aujourd'hui (2018), fil que je ne romps et ne perds jamais, consiste en cela même que je m'autorise à dire ce qui me passe par la tête en (d)écrivant ce que je pense ou peux penser de Paul Valéry, à peine au-delà, ce à quoi et pour quoi il me fait penser, aussi ce contre quoi et vers quoi il me permet de penser, et encore, mais cette fois plus avant et comme par saut ou rebond, ce qu'au travers de lui ou grâce à lui il m'est enfin possible de penser. Ceci et cela pour redire que le Texte-Valéry, surtout les Cahiers, est et restera à jamais ma principale source et ressource en matière d'activité(s) pensante(s), source et ressource que je manifeste par une constellation de citations, une sorte de rhétorique valéryenne, que je propose, expose et analyse, et à laquelle je m'entremêle parfois en la mettant directement ou indirectement, vaguement ou précisément, anecdotiquement ou philosophiquement, mais je crois toujours significativement, en situation d'être repensée...
C'est un gamin. Je l'ai observé et admiré une première fois sur la plage de Copacabana. Et le lendemain aussi, et le surlendemain. Je n'étais pas le seul. Je pense qu'il doit avoir treize ou quatorze ans. Il s'appelle Matheus et chacun le veut dans son équipe. Il est léger et rapide. Il joue d'office au centre. C'est un numéro 10, un milieu de terrain, mais bien plus qu'un simple relayeur-récupérateur. Son jeu possède un extraordinaire pouvoir de conviction. Il repousse et il attire. Il dissipe et il transmet. Il offre ou refuse. Il rayonne autour de lui, et on le respecte.
C'est le maître du Possible, c'est-à-dire l'homme du Possible, ou presque à peu près tel, que Valéry essaie toujours de promouvoir ou d'inventer, de circonscrire ou de décrire, d'imiter voire de copier, sinon d'être. Par exemple Teste, en tant que fonction et modèle, prototype et archétype du Possible, mais aussi Léonard, en tant que génie tout-pouvoir et tout-savoir, son Faust de même, jusqu'au point de tout répudier, et puis Gladiator, sa fantaisie de surhomme crypto-nietzschéen, et puis encore, autrement et en moindre mesure, Descartes, débloquant et développant du Possible géométrico-mathématique, voire Goethe, sur un tout autre plan, arrondissant son Possible par la complétude de sa très longue vie, etc. De fait, n'importe quelle figure, à peine réelle, plutôt idéelle-idéale, derrière ou au travers de laquelle Valéry se transsubstantie et/ou se transgresse. Car chacune d'elles, complète ou incomplète, combinée ou délirée, est toujours à la fois figuration et schéma directeur. C'est dire qu'il s'agit toujours d'un nom, ou titre, muni du sésame ouvre-toi d'être différent, ou d'accomplir par volonté une richesse supplémentaire. Et il s'agit toujours, et dans un sens essentiel, d'être avant tout et surtout, spectaculairement réflexif...
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.