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Guerre, toujours, encore... (Russie-Ukraine)
Biehler Jean-Philippe
IMPLIQUES
12,50 €
Épuisé
EAN :9782384174898
Le monde s'inquiète. La peur s'installe. L'effroi s'augmente. Le pire peut exister. Car les Russes attaquent Tchernobyl et bombardent dans les parages. Mais si une bombe perdue, un missile intercepté, une trajectoire déviée, une erreur cadastrale, une mauvaise visée, un défaut d'électro-optique, un acte terroriste, etc. , etc. . C'est aux alentours de Tchernobyl, c'est à Tchernobyl, et il y a là, depuis 2006, le plus grand sarcophage de béton armé jamais réalisé qui devait enterrer pour un siècle les restes radioactifs les plus remuants du cur du réacteur RBMK 1000 no 4, celui-là même dont l'augmentation incontrôlée de puissance et l'explosion subséquente avaient provoqué en 1986 la catastrophe nucléaire que l'on sait. Question ? Si cela devait effectivement arriver, quel type de crime de guerre cela serait-il ? S'il s'avérait ultérieurement que les intentions de l'opération étaient préméditées et que la réactivation accidentelle du chaudron de sorcières était une option calculée parmi un ensemble de risques collatéraux, alors il s'agirait sans nul doute d'un crime de guerre contre l'humanité. Un crime d'une négativité acharnée, de dimension exterminatrice, et du genre effroyable qui ne s'efface pas.
De Paul Valéry, dans le Cimetière marin, il y a les très célèbres vers décasyllabiques sur l'immobilité zénonienne. Des vers d'allure dialectique-sophistique qui rendent une flèche qui vole semblable au repos. Mais il y a surtout à l'inverse, dans l'Oeuvre-Valéry, une sensibilité constante à la mobilité. Et c'est en ce sens que Valéry retient et répercute la vieille question du devenir. Qui est aussi bien celle du mouvement et celle du temps. C'est même une préoccupation théorique générale qui se connecte à l'ensemble de ses préoccupations particulières et qui se communique et se recommande logiquement et métaphoriquement à toute la complexe-perplexité de ses recherches. Disons de la physique fondamentale à l'éthique en passant par la curiosité philosophique et l'analyse ou la synthèse esthétique. Souvent, dans l'Oeuvre-Valéry, il est question de mouvement et de vitesse de mouvement, de dynamisme et d'effets d'accélération, de variations et de rythmes, de transformation et de thermodynamisme entropique. Et aussi de bien d'autres notions de choses ou causes agissantes et puissantes de cette teneur. Il y a donc chez Valéry, sous et à côté de ses perspectives centrales et latérales sur le devenir, le mouvement et le temps, une précise et diffuse veille ou présence ou souvenance héraclitéenne...
Tête-à-tête rassemble mes journaux Valéryens. L'ensemble des signets placés de 1987 à 2009, et recueillis ici pour mémoire restante. Tête-à-tête en moi-même avec Paul Valéry. Et Tête-à-tête comme ce dépôt de mon âme valéryenne. C'est que je me suis jadis jeté dans l'OEuvre-Valéry et j'ai aussitôt vibré à tout ce qu'elle prononce. Et c'est toute l'unité-multiple de ce que je lisais qui a ensuite tiré à moi la nécessité d'essayer de mêler Valéry à ce que je pense, et d'emmêler ce que je pense à ce que je crois qu'il pense. Tête-à-tête représente donc l'histoire de ma passion valéryenne.
Il sera question de l'idée de la main dans " l'Oeuvre-Valéry", mais aussi, nommément, en hommage, de Madame Nicole Celeyrette-Piétri. Beaucoup la connaissent, peut-être seulement de nom, ou pour l'avoir entendue, écoutée ou lue, d'autres encore pour l'avoir personnellement rencontrée, et parmi tous ceux-ci et ceux-là, beaucoup la connaissent et reconnaissent pour l'abondance de ses qualités et la finesse de ses analyses. Elle a été et restera de toute façon l'une des principales figures et animatrices de la scène valéryenne pendant plus de quarante ans. Mais surtout, avec ferveur et passion, elle a été la principale inspiratrice, à la fois initiatrice et continuatrice, de l'Edition intégrale des Cahiers 1894-1914 de Paul Valéry. Et moi-même, qui suis-je ? Puisque je propose dans l'essai qui suit quelques courtes scènettes dialoguées. Qui suis-je ? Je ne sais pas bien. Il y a tellement de différences et d'identités. Mais si j'en résume une part, je dirais que je suis un lecteur passionné de Paul Valéry, que j'ai par ailleurs écrit quatre livres le concernant de près (Tête-à-tête 1, 2, et 3, et Héraclite et Valéry). Je pense que cela pourrait être suffisant pour m'introduire d'ici à là, et laisser libre cours à ces sortes de panneaux coulissants, (d)écrits, pistes, réflexions, questions et réponses, qui souhaiteraient non pas combler, certes, mais du moins nuancer une lacune dans l'extraordinaire richesse des Commentaires Valéryens existants. Un essai donc, peut-être plus perspectiviste, plus varié, en ce sens plus complet, quoique évidemment insuffisant, sur l'idée, ou plus précisément le (re)traitement de l'idée de la "main" dans l'Oeuvre-Valéry.
Alexandre Kojève est actuellement presque absent sur la scène philosophique. Cette évanescence, voire ce constat d'oubli, déconcerte et désole. Mais en le prétendant, bien sûr pour le regretter, nous ne pensons pas principalement aux qualités reconnues de sa Lecture ou Commentaire de Hegel, ces dernières admirées, mais plutôt à l'Ouvre-Kojève en tant que telle. A l'Ouvre d'Alexandre Kojève dans sa plénitude ou intégralité substantielle, c'est-à-dire au Discours kojévien en tant qu'extraordinaire mise en oeuvre de son effort de penser, au Discours kojévien dans sa géniale originalité d'incomparable reconfiguration du champ des enjeux et significations philosophiques, bref à cette façon si particulière d'être pensant et d'agir en pensant - qui nous intéresse, interpelle, dialectise notre conscience, et qu'il nous importe donc, au travers de ces quelques courts essais, de défendre, de redonner, au mieux de réapprendre, et, partant, d'exhausser à nouveau sur les fronts d'intérêts de diverses scènes philosophiques.
Ce dernier tome de la trilogie "Protée" termine l'évocation des souvenirs d'un vieil homme malade. Il se souvient de sa difficile et longue dérive, de sa rencontre avec la jeune Angélique quand il fut son précepteur, très vite son ami et confident, enfin pour devenir amants. Jusqu'au scandale qui n'atteint pas "Le cercle des poètes".
Ce premier recueil porte la marque d'un malaise social profond crié dans un sanglot intermittent dont l'écho nous revient par l'insouciance du monde aujourd'hui. Quelques sons de flûte éclairent le sentier rugueux et ombreux de ces Errances qui doivent aussi braver la hargne du temps.
Joan-Francesc Castex-Ey nous propose ici un regard inédit sur la politique récente du Gouvernement autonome de Catalogne en direction du département des Pyrénées - Orientales. En tant que témoin privilégié de cette action institutionnelle de par son parcours professionnel, il nous livre dans cet essai le fruit de ses réflexions, nourries du recul historique.
Résumé : Il est rare de trouver un récit sur Haïti qui remonte à l'Afrique de l'ouest du XVIIIe siècle. Et ce qui correspond à la tragédie d'Haïti, convient tout aussi bien à tant d'autres contrées où l'Histoire semble avoir oublié le bonheur de ses enfants. Pour composer ce récit, l'auteure a puisé ses sources chez les plus éminents ou les plus humbles acteurs de la vie Haïtienne, aujourd'hui comme hier, avec une plume qu'elle trempe dans une subtile poésie.