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Tête-à-tête. Tome 3, Introduction(s) à Paul Valéry
Biehler Jean-Philippe
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343045191
C'est le maître du Possible, c'est-à-dire l'homme du Possible, ou presque à peu près tel, que Valéry essaie toujours de promouvoir ou d'inventer, de circonscrire ou de décrire, d'imiter voire de copier, sinon d'être. Par exemple Teste, en tant que fonction et modèle, prototype et archétype du Possible, mais aussi Léonard, en tant que génie tout-pouvoir et tout-savoir, son Faust de même, jusqu'au point de tout répudier, et puis Gladiator, sa fantaisie de surhomme crypto-nietzschéen, et puis encore, autrement et en moindre mesure, Descartes, débloquant et développant du Possible géométrico-mathématique, voire Goethe, sur un tout autre plan, arrondissant son Possible par la complétude de sa très longue vie, etc. De fait, n'importe quelle figure, à peine réelle, plutôt idéelle-idéale, derrière ou au travers de laquelle Valéry se transsubstantie et/ou se transgresse. Car chacune d'elles, complète ou incomplète, combinée ou délirée, est toujours à la fois figuration et schéma directeur. C'est dire qu'il s'agit toujours d'un nom, ou titre, muni du sésame ouvre-toi d'être différent, ou d'accomplir par volonté une richesse supplémentaire. Et il s'agit toujours, et dans un sens essentiel, d'être avant tout et surtout, spectaculairement réflexif...
J'y pense. Publier un Tête-à-tête deux. J'habite au Brésil, je pense au Brésil. Et toujours je vis, je lis, écris. Et essentiellement valéryse. C'est dire qu'il n'est jamais loin. Il est lu, fréquenté, frôlé, essayé, écouté, commenté, interrogé, critiqué, cité... En somme il y a toujours du Valéry autour ou au milieu de quoi que ce soit de moi. Il y a tout simplement qu'il m'intéresse, hier, aujourd'hui, demain.
Le "rêve" a été élevé par Valéry à la dignité d'un questionnement fondamental. Ceci conformément à une décision inhérente à son projet de connaissance du système pensant. Partant de là, le "rêve" a été pensé et décrit par Valéry de différents points de vue. Le "rêve" a été principalement conçu en opposition à l'activité des fonctions psychiques caractéristique de l'état de veille. Et s'il est considéré par Valéry comme digne d'une vaste recherche c'est parce qu'il permettrait, dûment étudié et explicité, de mieux représenter et comprendre, en tout cas formellement, le fonctionnement méta-biologique ou infra -machinique d'Homo (sapiens) en général.
Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé - pour nommer une part d'imaginaire du football. La première fois que je l'ai vu c'était à la télé, en noir et blanc. C'était à l'occasion d'un match amical France-Brésil, un match retransmis du Stade Olympique Yves-du-Manoir à Colombes et joué le 28 avril 1963. J'avais donc un peu plus de six ans. Et le football n'était pas encore ce qu'il est devenu. Il n'était encore qu'un spectacle sportif somme toute modeste, parmi d'autres offres de spectacles de cette époque. Mais il y avait déjà la réputation de l'équipe brésilienne de football et l'extraordinaire renommée de Pelé dont j'avais donc entendu parler. A la fin 3-2 pour le Brésil. Trois buts de Pelé comme il allait de soi. Trois beaux buts, dont un pénalty, un pénalty étonnant, dont l'exécution m'a impressionné, une course avec une sorte de leurre en retard de jambe, - car c'est très exactement cela qui m'a beaucoup marqué, que je n'ai jamais oublié, qui a suffi à ce moment-là à me convaincre, qui a confirmé le meilleur joueur du monde, qui a assuré son renom, c'est ce pénalty qui s'est gravé en moi et qui est resté comme une image flottant au-dessus d'autres, et dont j'ai souvent reparlé à mes amis, simplement ce pénalty imparable de Pelé, avec ce leurre fluide en retard de jambe, cette contre-mesure de rythme, cet appât de jambe, tel quel planté en puissance brossée dans le bas coin droit de Georges Carnus...
Le Texte-Valéry n'appartient qu'à lui-même. Il se présente comme un abstrait de perfection inachevé. Autant dire une multiplicité qui n'a pas de signification totalisante, mais qui, telle quelle, s'invite à être (re)pensée. D'où que mon "fil" de pensée, fil suscité d'attention et d'intention de pensée de mon Journal Valéryen, d'ici à là celui de 2014 à 2016, comme aussi celui du tout début (1987) continué et faufilé jusqu'à aujourd'hui (2018), fil que je ne romps et ne perds jamais, consiste en cela même que je m'autorise à dire ce qui me passe par la tête en (d)écrivant ce que je pense ou peux penser de Paul Valéry, à peine au-delà, ce à quoi et pour quoi il me fait penser, aussi ce contre quoi et vers quoi il me permet de penser, et encore, mais cette fois plus avant et comme par saut ou rebond, ce qu'au travers de lui ou grâce à lui il m'est enfin possible de penser. Ceci et cela pour redire que le Texte-Valéry, surtout les Cahiers, est et restera à jamais ma principale source et ressource en matière d'activité(s) pensante(s), source et ressource que je manifeste par une constellation de citations, une sorte de rhétorique valéryenne, que je propose, expose et analyse, et à laquelle je m'entremêle parfois en la mettant directement ou indirectement, vaguement ou précisément, anecdotiquement ou philosophiquement, mais je crois toujours significativement, en situation d'être repensée...
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.