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La tour
Bessette Hélène ; Quintane Nathalie
OTHELLO
18,00 €
Épuisé
EAN :9791095244332
Une jeune mariée, Louise, décroche le gros lot à un jeu radiophonique. Transformée, radieuse, elle se prépare avec son époux Marcel à une vie de plénitude matérielle. Sa fortune rachètera-t-elle tant d'années de "mort lente" et "déguisée" ? Ou ce surcroît d'existence précipitera-t-il la dissolution du couple et de leurs amis ? Louise et Marcel traversent les boulevards et la nuit parisienne en faisant étalage de leurs désirs. Appartement mobilier coiffure chirurgie voyage enfant peut-être... rien n'échappe à leur envie ni à leur ambition. "Bonheurs de toutes tailles, de toutes formes, de toutes grandeurs, de toutes profondeurs, de toutes épaisseurs et de toutes couleurs..." La Tour tend à la société de consommation le miroir du bonheur en toc, de la publicité effrénée, des objets standardisés, de la fortune coupée de la vie intérieure. Louise paraissait si forte... mais ressort au terme de l'aventure si démunie. Le miroir est devenu mirage.
Confession ? Pamphet ? Radioscopie ? Dès la première phrase de ce texte, on éprouve la lucidité et l'orgueil d'Hélène Bessette, qu'à 72 ans Gallimard vient de "lâcher" après avoir publié 13 de ses livres. La "petite fiancée de Raymond Queneau", qui a reconnu, encouragé et soutenu la parution de ses oeuvres jusqu'à sa mort en 1979, offre cette confession en forme de bilan... voire de rapport de moralité : état de sa vie, examen de ses livres comme de ses honneurs, répertoire de ses influences, On ne vit que deux fois est aussi un excellent pamphlet contre Saint-Germain-des-Prés. Hélène Bessette regarde de travers ces "écrivains qui louchent quelquefois, à cause du génie" et affichent des photos flatteuses. Hélène Bessette se méfie de celles qui ont "les museaux fins de Colette ou la gueule épaisse de Viriginia Woolf". Hélène Bessette n'est jamais tranquille, et n'est pas comme les autres, vraiment pas ; il n'est besoin que de la lire.
Garance rose est le roman administratif d'Hélène Bessette. Inspiré d'un épisode de sa vie d'institutrice, confrontée à la médisance d'une partie de la ville et des parents d'élèves, madame de Garance cherche à préserver ses fils et sa réputation en postulant ailleurs. En Algérie. A Paris. Aux Etats-Unis. Mais plus elle sollicite, et se soucie de la parole des autres, plus elle est confrontée au silence, au mépris, et à l'anonyme persécution. Donnant mille nuances et mille voix aux rumeurs, aux on-dit, aux discours qui font et défont les réputations dans le petit monde d'une maîtressse d'école, Hélène Bessette dessine les méandres de la vanité administrative. Roman rose ? Roman noir ? Roman de Rose ? Roman mouroir ? Grevé d'exeat et de lettres recommandées, de "confidentiel" et d'"indésirable", Garance Rose est la généalogie d'une cabbale dirigée contre une femme à qui on prête tous les maux, les torts et les vices. C'est le roman choral, d'une femme seule contre la foule, vif et incandescent.
Le premier roman d'Hélène Bessette : un mélo poétique. "Lili pleure" est le roman le plus narratif, mais aussi le plus incarné d'Hélène Bessette : sa mère tyrannique empêche Lili d'épouser l'homme qu'elle aime ; de dépit, elle en épouse un autre, qui est déporté à la guerre puis revient alors que Lili est cette fois amoureuse d'un berger. Abandonnée par son mari, délaissée par le berger, Lili se retrouve seule avec sa mère, plus insupportable que jamais. Seulement Lili ne pleure plus, et l'histoire racontée par Bessette finit sur un éclat de rire cynique, qui restera à jamais celui de la romancière. L'histoire de l'enfance méconnue, du désir écrasé, de l'amour contrarié, du malheur renouvelé... Bessette crée un style proche de la cantilène, qui rappelle les complaintes et les mythes. Elle l'applique à une jeune fille égarée.
Résumé : Après son divorce avec un pasteur, Désira, trente ans, se retrouve seule dans un petit appartement. Une femme divorcée qui reste célibataire et aime aller le soir au cinéma, suscite les rumeurs les plus désobligeantes. D'un scénario de désespoir, l'autre, à force de chercher la vie et l'amour authentiques, elle tente se suicider. Le médecin parle de dépression nerveuse. Les amis donnent des conseils. Les autres la traitent de folle. Longue et curieuse excursion aux confins de la pulsion de mort, le cri de Désira résonne dans les immeubles, les rues, les salles de cinéma. Ce n'est pas tant un appel à la fin de la vie, qu'à la fin des simulacres.
Général Instin, c’est d’abord un visage. Un portrait photographique sur verre, effacé par les ans, dans la sépulture du Général Adolphe Hinstin (1831-1905), découvert au hasard d’une balade au cimetière Montparnasse par l’écrivain Patrick Chatelier. Un portrait rongé par des taches formant à leur tour des silhouettes et des paysages. Général Instin, c’est donc l’absence d’un visage. Ou ses ramifications, sur d’autres modes. La dérive, la chose militaire, l’effacement de la mémoire, l’ombre d’un ancêtre universel, la création collective d’un personnage. Le portrait dilué du Général est devenu depuis vingt ans le moteur d’un projet accessible à tout et à tous - tous les supports, tous les arts, tous les hasards. Ainsi va la prolifération du u GI « (Général Instin) : sous forme d’écrits, vidéos, performances, objets, bruits, questions, échos, monuments, bagarres, virtualités, terreurs, révoltes, farces, fuites, machines, dont la présente anthologie se veut une archive, parmi mille autres possibles. Un livre ouvert et une aventure collective.
Confession ? Pamphet ? Radioscopie ? Dès la première phrase de ce texte, on éprouve la lucidité et l'orgueil d'Hélène Bessette, qu'à 72 ans Gallimard vient de "lâcher" après avoir publié 13 de ses livres. La "petite fiancée de Raymond Queneau", qui a reconnu, encouragé et soutenu la parution de ses oeuvres jusqu'à sa mort en 1979, offre cette confession en forme de bilan... voire de rapport de moralité : état de sa vie, examen de ses livres comme de ses honneurs, répertoire de ses influences, On ne vit que deux fois est aussi un excellent pamphlet contre Saint-Germain-des-Prés. Hélène Bessette regarde de travers ces "écrivains qui louchent quelquefois, à cause du génie" et affichent des photos flatteuses. Hélène Bessette se méfie de celles qui ont "les museaux fins de Colette ou la gueule épaisse de Viriginia Woolf". Hélène Bessette n'est jamais tranquille, et n'est pas comme les autres, vraiment pas ; il n'est besoin que de la lire.
Résumé : GEnove est le pluriel inexistant de Genova (Gênes). C'est aussi le récit d'un voyage en Italie, un essai sur la ville et l'écriture de la ville, une suite de récits aléatoires à la manière du Marelle de Cortázar. Foisonnante, complexe, la ville qui a vu l'invention du blue-jeans, du loto, de la pellicule cinématographique, de l'énergie photovoltaïque, de la banque, et via Christophe Colomb... de l'Amérique, est "une succession d'autres villes", auxquelles l'auteur cherche un modèle, un rêve ou un mode d'emploi. Benoît Vincent témoigne du bouleversement induit par cette étroite bande de terre entre mer et montagne, dont les contraintes topographiques mettent à mal les facultés de représentation. Dans l'attente du recours à la carte, GE9 demande de se perdre pour circuler, commencer à fabriquer des histoires et se raconter une Méditerranée nouvelle.
Un soldat part à l'aventure bâtir un mur en terre étrangère. Un mur qui doit marquer la puissance et la limite de son Empire. Il croit apporter à cette terre inconnue, vierge peut-être, la culture et la civilisation. Mais son horizon change à la rencontre des hommes bleus, et au terme de son voyage, il bascule : c'est le vide qui appelle. De ce voyage initiatique, témoigne une série de notes recueillies par l'aide de camp du général Instin, qui interroge le soldat revenu fou pour comprendre. C'est le résultat de cette enquête que vous tenez entre les mains.