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Garance Rose
Bessette Hélène
OTHELLO
19,00 €
Épuisé
EAN :9791095244158
Garance rose est le roman administratif d'Hélène Bessette. Inspiré d'un épisode de sa vie d'institutrice, confrontée à la médisance d'une partie de la ville et des parents d'élèves, madame de Garance cherche à préserver ses fils et sa réputation en postulant ailleurs. En Algérie. A Paris. Aux Etats-Unis. Mais plus elle sollicite, et se soucie de la parole des autres, plus elle est confrontée au silence, au mépris, et à l'anonyme persécution. Donnant mille nuances et mille voix aux rumeurs, aux on-dit, aux discours qui font et défont les réputations dans le petit monde d'une maîtressse d'école, Hélène Bessette dessine les méandres de la vanité administrative. Roman rose ? Roman noir ? Roman de Rose ? Roman mouroir ? Grevé d'exeat et de lettres recommandées, de "confidentiel" et d'"indésirable", Garance Rose est la généalogie d'une cabbale dirigée contre une femme à qui on prête tous les maux, les torts et les vices. C'est le roman choral, d'une femme seule contre la foule, vif et incandescent.
Confession ? Pamphet ? Radioscopie ? Dès la première phrase de ce texte, on éprouve la lucidité et l'orgueil d'Hélène Bessette, qu'à 72 ans Gallimard vient de "lâcher" après avoir publié 13 de ses livres. La "petite fiancée de Raymond Queneau", qui a reconnu, encouragé et soutenu la parution de ses oeuvres jusqu'à sa mort en 1979, offre cette confession en forme de bilan... voire de rapport de moralité : état de sa vie, examen de ses livres comme de ses honneurs, répertoire de ses influences, On ne vit que deux fois est aussi un excellent pamphlet contre Saint-Germain-des-Prés. Hélène Bessette regarde de travers ces "écrivains qui louchent quelquefois, à cause du génie" et affichent des photos flatteuses. Hélène Bessette se méfie de celles qui ont "les museaux fins de Colette ou la gueule épaisse de Viriginia Woolf". Hélène Bessette n'est jamais tranquille, et n'est pas comme les autres, vraiment pas ; il n'est besoin que de la lire.
Résumé : Après son divorce avec un pasteur, Désira, trente ans, se retrouve seule dans un petit appartement. Une femme divorcée qui reste célibataire et aime aller le soir au cinéma, suscite les rumeurs les plus désobligeantes. D'un scénario de désespoir, l'autre, à force de chercher la vie et l'amour authentiques, elle tente se suicider. Le médecin parle de dépression nerveuse. Les amis donnent des conseils. Les autres la traitent de folle. Longue et curieuse excursion aux confins de la pulsion de mort, le cri de Désira résonne dans les immeubles, les rues, les salles de cinéma. Ce n'est pas tant un appel à la fin de la vie, qu'à la fin des simulacres.
Résumé : Ida est morte. Hors des clous, sans témoin, sous des roues, sans lendemain. La mort singulière d'Ida, la bonne jamais remarquée jusqu'ici par la famille bourgeoise qui l'employait, suscite la crise et laisse toutes les questions ouvertes. Que savait-elle, à quoi jouait-elle, pourquoi est-elle morte ? La petite Ida, la chose Ida, sans majuscule, devient par les évocations et questions répétées le "monstre" Ida. Rien pourtant ne résout le mystère : ni les êtres qui la côtoyaient de près et de loin, ni les petits objets qui jalonnaient sa vie : manteau, dentier, nécrologie dans le journal, collection de chaussures... Ida n'a jamais crié aussi fort que depuis qu'elle est morte. Et là est le scandale. Ida neutre, pâle, brumeuse, anonyme, fuyante, passe-muraille, invisible, est morte. Et morte, elle devient l'allégorie des personnages banals, effacés, inexistants, dont Hélène Bessette aimait sonder les secrets et les angoisses.
Résumé : "Le bouton tourne. Nadia paraît sur l'écran". Et c'est pour mieux chuter. Pour avoir dénoncé la disparition de son chien, la star de cinéma finit bonniche, et persécutée. Le jeune ingénieur Sandeman en deuil de son oncle milliardaire, espionne heure par heure, grâce au télé-lecteur de son Laboratoire, la vie la plus intime de Nadia. Les inspecteurs HB1 et HB 18 se relaient pour mener contre elle une enquête à charge. "Imaginative facile féminine menteuse", l'actrice n'a-t-elle pas tué son propre toutou pour s'assurer succès et notoriété ? Ce texte consacré au deuil et à l'inconscient, s'en prend à la pensée minutée et à la parole débridée de nos sociétés. En montrant l'histoire en train de s'écrire, et le doute à l'égard de toute fiction, c'est aussi un hommage à l'art du roman. L'auteur détourne la série B comme elle a détourné le genre policier dans Vingt minutes de silence. C'est Moravagine à l'époque de la téléréalité.
Général Instin, c’est d’abord un visage. Un portrait photographique sur verre, effacé par les ans, dans la sépulture du Général Adolphe Hinstin (1831-1905), découvert au hasard d’une balade au cimetière Montparnasse par l’écrivain Patrick Chatelier. Un portrait rongé par des taches formant à leur tour des silhouettes et des paysages. Général Instin, c’est donc l’absence d’un visage. Ou ses ramifications, sur d’autres modes. La dérive, la chose militaire, l’effacement de la mémoire, l’ombre d’un ancêtre universel, la création collective d’un personnage. Le portrait dilué du Général est devenu depuis vingt ans le moteur d’un projet accessible à tout et à tous - tous les supports, tous les arts, tous les hasards. Ainsi va la prolifération du u GI « (Général Instin) : sous forme d’écrits, vidéos, performances, objets, bruits, questions, échos, monuments, bagarres, virtualités, terreurs, révoltes, farces, fuites, machines, dont la présente anthologie se veut une archive, parmi mille autres possibles. Un livre ouvert et une aventure collective.
Confession ? Pamphet ? Radioscopie ? Dès la première phrase de ce texte, on éprouve la lucidité et l'orgueil d'Hélène Bessette, qu'à 72 ans Gallimard vient de "lâcher" après avoir publié 13 de ses livres. La "petite fiancée de Raymond Queneau", qui a reconnu, encouragé et soutenu la parution de ses oeuvres jusqu'à sa mort en 1979, offre cette confession en forme de bilan... voire de rapport de moralité : état de sa vie, examen de ses livres comme de ses honneurs, répertoire de ses influences, On ne vit que deux fois est aussi un excellent pamphlet contre Saint-Germain-des-Prés. Hélène Bessette regarde de travers ces "écrivains qui louchent quelquefois, à cause du génie" et affichent des photos flatteuses. Hélène Bessette se méfie de celles qui ont "les museaux fins de Colette ou la gueule épaisse de Viriginia Woolf". Hélène Bessette n'est jamais tranquille, et n'est pas comme les autres, vraiment pas ; il n'est besoin que de la lire.
Un soldat part à l'aventure bâtir un mur en terre étrangère. Un mur qui doit marquer la puissance et la limite de son Empire. Il croit apporter à cette terre inconnue, vierge peut-être, la culture et la civilisation. Mais son horizon change à la rencontre des hommes bleus, et au terme de son voyage, il bascule : c'est le vide qui appelle. De ce voyage initiatique, témoigne une série de notes recueillies par l'aide de camp du général Instin, qui interroge le soldat revenu fou pour comprendre. C'est le résultat de cette enquête que vous tenez entre les mains.