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Lili pleure
Bessette Hélène
OTHELLO
18,00 €
Épuisé
EAN :9791095244288
Le premier roman d'Hélène Bessette : un mélo poétique. "Lili pleure" est le roman le plus narratif, mais aussi le plus incarné d'Hélène Bessette : sa mère tyrannique empêche Lili d'épouser l'homme qu'elle aime ; de dépit, elle en épouse un autre, qui est déporté à la guerre puis revient alors que Lili est cette fois amoureuse d'un berger. Abandonnée par son mari, délaissée par le berger, Lili se retrouve seule avec sa mère, plus insupportable que jamais. Seulement Lili ne pleure plus, et l'histoire racontée par Bessette finit sur un éclat de rire cynique, qui restera à jamais celui de la romancière. L'histoire de l'enfance méconnue, du désir écrasé, de l'amour contrarié, du malheur renouvelé... Bessette crée un style proche de la cantilène, qui rappelle les complaintes et les mythes. Elle l'applique à une jeune fille égarée.
Voici la première édition intégrale des textes et manifestes d'Hélène Bessette, à savoir "Le Résumé" (première éd. Laureli 2009) suivi des "Résumés du Résumé", série de manifestes qu'Hélène Besette diffusait sous forme de père d"insérer, et des deux heures d'entretien avec Jean Paget sur l'antenne de France Culture diffusées en 1967 sous le titre "Aujourd'hui Hélène Bessette".
Résumé : "Le bouton tourne. Nadia paraît sur l'écran". Et c'est pour mieux chuter. Pour avoir dénoncé la disparition de son chien, la star de cinéma finit bonniche, et persécutée. Le jeune ingénieur Sandeman en deuil de son oncle milliardaire, espionne heure par heure, grâce au télé-lecteur de son Laboratoire, la vie la plus intime de Nadia. Les inspecteurs HB1 et HB 18 se relaient pour mener contre elle une enquête à charge. "Imaginative facile féminine menteuse", l'actrice n'a-t-elle pas tué son propre toutou pour s'assurer succès et notoriété ? Ce texte consacré au deuil et à l'inconscient, s'en prend à la pensée minutée et à la parole débridée de nos sociétés. En montrant l'histoire en train de s'écrire, et le doute à l'égard de toute fiction, c'est aussi un hommage à l'art du roman. L'auteur détourne la série B comme elle a détourné le genre policier dans Vingt minutes de silence. C'est Moravagine à l'époque de la téléréalité.
Ida est morte, frappée par un camion. Sa disparition suscite le trouble : qui était cette femme discrète, dévouée à son travail de bonne à tout faire ? Rien ni personne n'élucide ce mystère. D'elle, il ne reste que les mots de celles qui ont croisé sa route. Des mots amers qui tracent en contrepoint un saisissant portrait : celui d'un monde égoïste et cruel, dont Ida était la victime silencieuse mais victorieuse.Hélène Bessette (1918-2000) a publié treize romans chez Gallimard entre 1953 et 1973. Considérée comme l'une des pionnières du " roman poétique ", elle a remporté le prix Cazes en 1954 et, à deux reprises, figuré sur les listes Goncourt et Médicis." La littérature vivante, pour moi, c'est Hélène Bessette, personne d'autre en France. "Marguerite DurasPréface de Lola Lafon.
Confession ? Pamphet ? Radioscopie ? Dès la première phrase de ce texte, on éprouve la lucidité et l'orgueil d'Hélène Bessette, qu'à 72 ans Gallimard vient de "lâcher" après avoir publié 13 de ses livres. La "petite fiancée de Raymond Queneau", qui a reconnu, encouragé et soutenu la parution de ses oeuvres jusqu'à sa mort en 1979, offre cette confession en forme de bilan... voire de rapport de moralité : état de sa vie, examen de ses livres comme de ses honneurs, répertoire de ses influences, On ne vit que deux fois est aussi un excellent pamphlet contre Saint-Germain-des-Prés. Hélène Bessette regarde de travers ces "écrivains qui louchent quelquefois, à cause du génie" et affichent des photos flatteuses. Hélène Bessette se méfie de celles qui ont "les museaux fins de Colette ou la gueule épaisse de Viriginia Woolf". Hélène Bessette n'est jamais tranquille, et n'est pas comme les autres, vraiment pas ; il n'est besoin que de la lire.
Résumé : Trois femmes décidées à partir, à tenir jusqu'au bout du voyage. Toujours en mouvement, écrasées les unes contre les autres, échouées, échouant, Madame Pépite, Sambre, Sissi la Starine sont les Samothraces. Trois voix de tête dans une foule en route vers un meilleur aussi abstrait que lointain. Leur récit obstiné claque tel un cri, traversée du désordre, épopée absurde dont le tragique ne masque pas le trivial. Ce texte épique, dynamitant la langue, dialogue ici avec une oeuvre photographique de six mètres de long conçue par Eric Caligaris, Nuée, composant à partir de 1166 miniatures photos de migrants "surphotographiées" une foule de silhouettes troubles auxquelles le flou donne un caractère fugace.
Résumé : 1944. Arrêté par la Gestapo, incarcéré au camp allemand de Dora, François Le Lionnais résiste en sabotant le système de guidage des missiles V2 qu'il est chargé de construire. Mais il a un autre type d'activités tout aussi vitales aux yeux de ses compagnons de captivité. Quand il n'instruit pas ses camarades de la théorie des nombres, il décrit chaque jour, pendant la litanie de l'appel, qui peut durer huit heures, un tableau différent du musée du Louvre, qu'il détaille avec un luxe de précisions extraordinaire. Après avoir fait le tour du musée, il passe à la composition de ses propres toiles, imaginaires...
Confession ? Pamphet ? Radioscopie ? Dès la première phrase de ce texte, on éprouve la lucidité et l'orgueil d'Hélène Bessette, qu'à 72 ans Gallimard vient de "lâcher" après avoir publié 13 de ses livres. La "petite fiancée de Raymond Queneau", qui a reconnu, encouragé et soutenu la parution de ses oeuvres jusqu'à sa mort en 1979, offre cette confession en forme de bilan... voire de rapport de moralité : état de sa vie, examen de ses livres comme de ses honneurs, répertoire de ses influences, On ne vit que deux fois est aussi un excellent pamphlet contre Saint-Germain-des-Prés. Hélène Bessette regarde de travers ces "écrivains qui louchent quelquefois, à cause du génie" et affichent des photos flatteuses. Hélène Bessette se méfie de celles qui ont "les museaux fins de Colette ou la gueule épaisse de Viriginia Woolf". Hélène Bessette n'est jamais tranquille, et n'est pas comme les autres, vraiment pas ; il n'est besoin que de la lire.
Général Instin, c’est d’abord un visage. Un portrait photographique sur verre, effacé par les ans, dans la sépulture du Général Adolphe Hinstin (1831-1905), découvert au hasard d’une balade au cimetière Montparnasse par l’écrivain Patrick Chatelier. Un portrait rongé par des taches formant à leur tour des silhouettes et des paysages. Général Instin, c’est donc l’absence d’un visage. Ou ses ramifications, sur d’autres modes. La dérive, la chose militaire, l’effacement de la mémoire, l’ombre d’un ancêtre universel, la création collective d’un personnage. Le portrait dilué du Général est devenu depuis vingt ans le moteur d’un projet accessible à tout et à tous - tous les supports, tous les arts, tous les hasards. Ainsi va la prolifération du u GI « (Général Instin) : sous forme d’écrits, vidéos, performances, objets, bruits, questions, échos, monuments, bagarres, virtualités, terreurs, révoltes, farces, fuites, machines, dont la présente anthologie se veut une archive, parmi mille autres possibles. Un livre ouvert et une aventure collective.