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Taxi Driver de Martin Scorsese. Le criminel et l'artiste
Benoliel Bernard
YELLOW NOW
12,50 €
Épuisé
EAN :9782873404109
A l'été 1972, Paul Schrader, un jeune scénariste dérivant dans Los Angeles, a la vision d'un taxi driver qui vit seul au milieu de la multitude, en souffre et rêve sa vie à force de la scruter. En quelques jours, un premier scénario s'écrit : "Il a jailli de moi comme un animal". Un jaillissement redoublé par l'excitation d'un Scorsese qui s'en empare et invente à l'été 1975 une mise en scène hallucinée, à l'image de la réalité surréelle du New York de cette époque, une ville en faillite et un terrain de jeu idéal. Sans compter Robert De Niro, alors en pleine ascension, qui sait insuffler au personnage de Travis Bickle une force irrésistible, animale elle aussi et inspirée par une théorie du jeu de l'acteur. Taxi Driver est l'histoire de ces jaillissements, logiquement aussi celui de Travis qui cède apparemment à une force dévastatrice et, en vrai, trouve la voie de sa libération. Une libération ou une démesure créatrice qui accède à sa figuration exemplaire dans la célèbre scène au miroir : "You talkin' to me ?", véritable échappée dans une quatrième dimension. D'une certaine façon, ce livre est tout entier dédié à élucider les enjeux esthétiques de cette seule scène, à en réfléchir sa généalogie renouvelée et à en déployer les conséquences à l'échelle du film. Alors, comme toute image de soi dans un miroir, les interprétations habituelles s'inversent.
De son vivant et depuis sa mort, Bruce Lee est devenu une star et un symbole universels, et ni l'un ni l'autre ne sont prêts de pâlir. Mais c'est toujours la même histoire qui se raconte, les mêmes légendes et anecdotes à longueur de biographies, les mêmes superlatifs, les mêmes falsifications aussi, en particulier celle qui voudrait ne faire de lui qu'un philosophe engagé sur la voie de la sagesse au détriment du combattant et même de "l'enragé", une rage et une fureur dont ses films, heureusement, ont gardé la trace indélébile. Car ce qui compte avant tout, c'est la folle singularité d'une présence d'acteur à l'oeuvre dans tous les films où il apparaît. D'où l'idée d'en revenir aux films, en particulier à son dernier, Opération Dragon (1973), et de les considérer comme l'archive primordiale pour comprendre le mystère d'une telle présence. Et de là, "rapatrier" Bruce Lee dans le champ du cinéma et de l'analyse, pratiquer l'étude à même le corps cinématographique: "Enter the Dragon", enfin.
Benoliel Bernard ; Joudet Murielle ; Esposito Gill
Résumé : Enfin, LA TOTALE ! Pour décrypter la filmographie d'Hitchcock et comprendre comment le Maître a définitivement marqué l'histoire du cinéma. Des premiers films anglais du jeune réalisateur aux chefs-d'oeuvre américains mondialement célèbres, sans oublier les titres pour la télévision, Alfred Hitchcock, cinéaste prolifique et inventif, a développé un style unique. Traversant les révolutions majeures du cinéma ? du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur, des studios londoniens à Hollywood ? , il a influencé des générations de réalisateurs : Truffaut, Scorsese, De Palma, Fincher... Synopsis, genèse, distribution, réalisation, réception critique et publique... : l'intégralité des films d'Hitchcock est passée au crible, chacun d'eux révélant un génial inventeur de formes cinématographiques. - Des inédits : les films inachevés et disparus, un roman photo du cinéaste, les films de guerre... - Une iconographie exceptionnelle : storyboards, photogrammes, photographies de tournage, affiches, documents promotionnels... - Les célèbres apparitions d'Hitchcock. - Des repères, des portraits et des focus pour aller plus loin, mais aussi découvrir les motifs récurrents de l'oeuvre, les obsessions formelles et thématiques du cinéaste... - Des secrets de tournage, des anecdotes, les coulisses de la création, une analyse des plans et des scènes mythiques...
Si Clint Eastwood est unanimement reconnu aujourd'hui comme l'un des plus grands cinéastes américains à qui l'on doit des chefs-d'?uvre comme Impitoyable, Million Dollar baby, son parcours vers les sommets du box-office et de la critique est bien loin d'avoir été un long fleuve tranquille. Il surgit dans les années soixante en icône du western à l'italienne sous la férule de Sergio Leone avec la " trilogie des dollars ". De retour à Hollywood dans les années soixante-dix, il échange sa panoplie - cigarillo, Stetson et poncho - contre celle de l'inspecteur Harry - badge étoilé, Ray-Ban et Magnum 44 - celui par qui le scandale arrive. C'est au même moment qu'il fait ses débuts de réalisateur avec Breezy et Josey Walles hors-la-loi. De film en film, la figure d'Eastwood s'enrichit de facettes nouvelles à rebours des simplifications dont il est l'objet. Désormais, il va contrôler tous les films dans lesquels il joue, même quand il en confie la réalisation à un autre. Et il va même réaliser des films où il ne jouera pas. Le western reste sa terre de prédilection (Pale Rider), mais il élargit désormais sa palette avec des films noirs (Mystic River), des films de guerre (Lettres d'Iwo Jima), des comédies (Bird), des road-movies (Un monde parafait), des mélodrames (Sur la route de Madison). Eastwood poursuit ainsi une forme de vérité originelle de l'être humain à la manière des grands cinéastes classiques, mais sachant, comme le cinéma moderne nous l'a appris, que la mission est impossible et que l'enquête continue.
Langlois Henri ; Benoliel Bernard ; Eisenschitz Be
Résumé : Amoureux d'un 70 art qu'il a contribué à sauver et à montrer, fondateur de La Cinémathèque française, Henri Langlois a écrit toute sa vie. On découvre dans cette édition critique et définitive de ses écrits de cinéma : ses carnets de jeunesse inédits et ses premières critiques (Nosferatu, Queen Kelly) ; ses portraits de cinéastes (Vigo, Rossellini, Kurosawa) ; le récit haut en couleurs de son premier voyage aux Etats-Unis, à la veille de la Deuxième Guerre mondiale ; ses cahiers des années 1950 où il se lance dans une Histoire du cinéma français ; ses grands textes sur les cinématographies américaine, italienne et allemande, ou encore un entretien jamais publié sur la Nouvelle Vague. Sa pensée du cinéma a façonné la vision de plusieurs générations de critiques et de cinéastes en France et dans le monde, depuis Godard, Rohmer, Truffaut, Chabrol ou Youssef Chahine, jusqu'à Philippe Garrel, Bernardo Bertolucci, Wim Wenders ou Leos Carax aujourd'hui. Ecrits de cinéma d'Henri Langlois est une Histoire du cinéma mondial autant que le manifeste d'un "fou de cinéma".
Van Malleghem Sébastien ; Gailly Anne ; Autreppe E
Sébastien Van Malleghem entame des études de photographie au "75" (Bruxelles) en 2006. Il part un mois en stage à Cuba (la Havane) en 2008, est diplômé du "75" en 2009, fait un stage d'un mois en tant que photographe de presse chez Photonews en octobre 2009. Il intègre le collectif Caravane en juillet 2010, est sélectionné pour le Workshop "Eddie Adams" aux Etats-Unis en octobre 2010. Il devient assistant de Tomas Van Houtryve en janvier 2011et fait partie d'une résidence d'artiste en Norvège, août 2012 (Halsnoy Kloster) ainsi qu'en Allemagne, octobre-novembre 2012.
Au cinéma, le téléphone pour ainsi dire crève l'écran. Il y a des téléphones partout - dans le cinéma parlant, dans le cinéma muet - qui englobent tous les genres imaginables, du burlesque au cinéma de complot, de la comédie romantique au cinéma d'horreur, du film d'action au drame psychologique. Sans doute cette prise de conscience de la présence si fréquente du téléphone au cinéma est-elle contemporaine de l'importance que cet instrument de communication a désormais dans nos vies quotidiennes. Aussi, les évolutions technologiques ont toujours entraîné une fascination pour le téléphone chez les cinéastes, parmi les plus grands. Il existe indéniablement une "cinégénie" téléphonique qui est en partie l'objet de ce livre écrit à deux voix, davantage qu'à quatre mains. Si le téléphone a tant inspiré le cinéma, en retour le cinéma rend sensibles, sur un mode à la fois documentaire et fabulé, les transformations que le téléphone a pu produire dans nos existences tout au long de son histoire.
Après des poèmes remarqués et des scénarios pour Andzej Wajda et Roman Polanski (Les Innocents charmeurs, Le Couteau dans l'eau),Jerzy Skolimoski a été le représentant le plus talentueux du jeune cinéma polonais des années 60 avec Signes particuliers : néant, Walkover et Le Départ, salués alors avec admiration par Jean-Luc Godard. En 1967, Haut les mains ! lui vaut de graves problèmes de censure qui le forcent à s'exiler ; il entame une nouvelle carrière plus chaotique, marquée par d'autres grands films (Deep End, Le Cri du sorcier, Travail au noir, Le Bateau-phare, Ferdydurke). Il tourne en Italie, aux Etats-Unis et surtout en Angleterre, en s'adaptant admirablement à des contraintes économiques inconfortables. En 1991, il se retire pour s'adonner totalement à la peinture, qu'il a toujours pratiquée parallèlement au cinéma. Puis en 2008, c'est un très attendu retour avec Quatre Nuits avec Anna, suivi d'Essential Killing, deux films qui le placent à nouveau parmi les cinéastes contemporains les plus importants. Ce livre réunit des admirateurs de longue date de Skolimowski ; il a pour ambition de cerner les modulations d'une oeuvre protéiforme en mêlant entretiens avec le cinéaste, témoignages d'amis et de collaborateurs, mises en perspective historiques et essais critiques. Divisé en quatre parties correspondant aux quatre étapes du parcours de Skolimowski : les premiers films en Pologne (1959-1967) ; l'exil (1967-1991) ; la peinture (1992-2008) ; le retour au cinéma et en Pologne (2008-2012), l'ouvrage forme un ensemble critique très riche où se répondent des points de vues variés.