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Les nouvelles fabriques de la ville. Objets, référentiels et méthodes
Baudelle Guy ; Gaultier Gilbert ; Guy Catherine
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753573109
Pour tenter d'éclairer la " fabrique de la ville ", cette boîte noire si mystérieuse, ce volume s'interroge sur des problématiques allant de l'amont à l'aval de la chaîne de l'urbanisme en privilégiant trois entrées : les objets et espaces de la ville contemporaine ; les référentiels de la fabrique urbaine ; le projet et ses méthodes. Les 17 chapitres composant ce livre se veulent autant d'études et d'interprétations des modes de fabrication de la ville d'aujourd'hui aux yeux des chercheurs et témoins réunis. Dans cette fabrique urbaine, de nouveaux objets sont appréhendés, des référentiels apparaissent et se diffusent tout en étant rapidement questionnés, des modalités d'action plus soucieuses d'équité surgissent autour de projets cristallisant conflits d'acteurs et exigences nouvelles de gouvernance, en apparence au prix d'une moindre efficacité. Les analyses convergent pour nous dire que le temps de l'aménagement unilatéral et statique est révolu et que les préoccupations de développement durable concernent désormais l'ensemble de la planète urbaine.
Le développement territorial vise à rendre les territoires attractifs et compétitifs. C'est une nouvelle manière de concevoir et d'organiser le devenir des territoires par la valorisation de leurs ressources, à la rencontre du développement local et régional, de l'aménagement et de la gestion territoriale. Dans les mutations à l'oeuvre, l'intégration communautaire et la décentralisation jouent un rôle essentiel, obligeant à une gouvernance multiniveaux, invitant à dépasser les frontières et à renouveler tout à la fois les principes, les outils et les politiques territoriales. En une génération, les politiques de développement territorial conduites en Europe ont ainsi considérablement évolué par rapport aux schémas classiques bien identifiés, à l'inverse des pratiques contemporaines, mal cernées et parfois mal comprises. Malgré son immense succès, le développement territorial n'avait fait l'objet d'aucun manuel universitaire en langue française, lacune que vient combler ce livre. Ses auteurs, tous trois spécialistes reconnus de la question, mettent en lumière les changements dans une perspective résolument européenne. Ils analysent aussi bien les concepts et finalités du développement territorial que ses acteurs et ses instruments. Ce manuel s'adresse aux étudiants et aux enseignants des disciplines concernées (géographie, aménagement, AES, gestion, science politique, économie, sociologie, droit, environnement...) comme aux professionnels de terrain en charge du développement de leur territoire désireux de se tenir informés des évolutions en cours.
Résumé : Comment l'Union européenne transforme-t-elle l'aménagement des territoires ? Telle est la question fondamentale analysée dans cet ouvrage. Questionnant d'abord les politiques communautaires à impact territorial (politique de cohésion, PAC, transports, environnement, etc.), il interroge ensuite l'adaptation des politiques nationales d'aménagement à l'impératif européen, des déserts nordiques à la lointaine Turquie, avant de montrer comment l'aménagement affronte des défis transnationaux (gestion des massifs, étalement urbain, etc.). Des auteurs européens décryptent très concrètement le jeu des échelles, en 24 chapitres, dans un volume abondamment illustré qui s'adresse aux étudiants, candidats aux Capes et agrégations, élèves des classes préparatoires et enseignants, sans oublier les acteurs de l'aménagement des territoires eux-mêmes.
La politique de cohésion conduite par l'Union européenne, la plus importante de toutes en termes budgétaires, vise à réduire les inégalités entre régions. L'ouvrage traite par conséquent d'un premier point essentiel, celui de l'impact de cette politique sur le développement régional, sur lequel les travaux en langue française restent rares malgré l'importance des enjeux. La relation entre collectivités régionales et politique européenne de cohésion est l'autre question majeure abordée ici. C'est un thème d'une forte actualité pour la France en raison de la décentralisation de la gestion de l'essentiel des fonds structurels et d'investissement au profit des conseils régionaux depuis 2014. La question est étudiée à partir d'expériences françaises et étrangères. L'européanisation de l'aménagement s'exerce aussi par la diffusion de l'idéologie de l'Union européenne, finement analysée. Ce recueil réunit des contributions d'auteurs français et étrangers de plusieurs disciplines (droit, économie, sciences politiques, aménagement, géographie) s'exprimant rarement dans un même volume. Ce livre ne manquera donc pas d'intéresser aussi bien les chercheurs que les professionnels et élus qui s'interrogent sur l'impact territorial et institutionnel d'une politique de premier ordre.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.