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Outsider
Balutet Nicolas
EFFIGI
18,00 €
Épuisé
EAN :9788855245128
Le terme outsider provient de l'anglais outside, " extérieur " (de out, " en dehors ", et de side, " côté "), langue dans laquelle il renvoie à deux idées principales. La première, en consonance avec son étymologie, fait allusion à toute personne se situant en dehors d'un groupe ou d'une organisation, que cette situation soit volontaire (" dissident ", " non conformiste ") ou involontaire (" étranger ", " intrus ", " paria "). La seconde idée évoque toute personne ou animal (en particulier un cheval de course), qui ne fait pas partie des favoris dans une compétition de quelque nature qu'elle soit (sportive, politique, concours de beauté, de chant, etc.). Si ce dernier sens est le plus courant en français, notre langue reprend fréquemment le terme outsider dans sa première acception pour désigner des individus au parcours atypique ou considérés comme étrangers à un groupe. Fortes de ces prémisses étymologiques, les contributions réunies dans le présent volume interrogent plusieurs aspects (non exclusifs) du concept d'outsider : ses figures, ses liens avec la notion d'exclusion, l'idée de déviance par rapport à des normes, la taxinomie des luttes qu'il suggère.
Résumé : Ce manuel de civilisation hispano-américaine propose une synthèse claire et accessible des principales problématiques de civilisation contemporaine d'un sous-continent divers et complexe. L'étudiant pourra s'orienter précisemment dans l'ouvrage en se référant à ces problématiques expliquées et définies. Il pourra ainsi aborder les commentaires de documents et les dissertations enrichi de ces réflexions. Des compléments en ligne offrent des exercices d'évaluation de vos connaissances.
Figures de l'outsider en Amérique hispanique s'intéresse à des individus qui, malgré leur diversité, partagent une situation commune : la discrimination. Comment les désigner autrement que par le tenue négatif de "marginaux" ? Le terne d'"outsider" est proposé, car il implique la déterritorialisation d'un objet - la marginalité initialement subie - qui se libère ainsi de ses usages négatifs liés à l'exclusion pour se doter d'une autre logique, davantage positive et offensive : la "lutte active". Il s'agit de l'attitude de celles et de ceux qui décident et se sentent la force, seuls ou collectivement. de inciter des actions pour résister à la relégation, remettre en question les nonnes qui en sont à l'origine et, in fine, essayer d'apporter des solutions. Les outsiders tenants de cette "lutte active" sont principalement les personnes perçues connue porteuses de l'un ou de plusieurs des stigmates signalés par le sociologue Erving Goffman. Il s'agit des outsiders étrangers et/ou ethniques, de même que les individus discriminés en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre, mais aussi les opposants à un régime politique autoritaire dom le "stigmate" est, par exemple, l'adhésion à une idéologie considérée par le pouvoir en place comme néfaste, perverse, dangereuse. L'objectif de cet essai, qui s'appuie sur des figures d'outsiders hispano-américains (Chili, Costa Rica et Mexique), est de comprendre, d'une part. les mécanismes sociétaux qui les produisent et. d'autre part, d'analyser les différentes actions mises en place par ces outsiders afin de s'y opposer ainsi que leurs résultats. Il s'agit donc d'une étude s'inscrivant pleinement dans l'entreprise déconstructiviste opérée par le post-modenrisme et le post-colonialisme qui interrogent respectivement les grandes idéologies totalisantes comme la religion, la nature, la science, la famille, le patriarcat, etc., ainsi que le sujet et l'histoire coloniale.
Le présent ouvrage propose une synthèse claire et accessible des principales problématiques de civilisation d'un sous-continent divers et complexe : l'Amérique hispanique. Il invite le lecteur à découvrir la géographie de l'Amérique de langue espagnole, les disparités de sa population, les contrastes de son économie actuelle et à explorer son histoire souvent tourmentée, depuis les culturesprécolombiennes, la conquête et l'instauration de la sociétécoloniale jusqu'à nos jours. Chaque partie intègre divers compléments qui permettent de faciliter : - la lecture du cours (cartes, chronologies, portraits, tableaux) ; - la compréhension de certains termes essentiels (notions-clés, remarques). De même, plusieurs encarts offrent au lecteur des extraits de documents historiques traduits en français (décrets, discours, manifestes, constitutions, plaidoiries, etc.). Cet ouvrage s'adresse à tous les étudiants en LEA et en LLCE d'espagnol dès la première année ainsi qu'aux étudiants en classes préparatoires.
Si l'étude de la mobilité sociale n'est pas nouvelle, elle suscite depuis plusieurs années un regain d'intérêt. Afin de cartographier cette situation, Chantal Jaquet a proposé, dès 2014, une approche novatrice en définissant une théorie de la non-reproduction à partir d'ego-documents et d'oeuvres littéraires. Critiquant le libre-arbitre, la philosophe française se focalise sur le déterminisme psychique des personnes en mobilité, qu'elle appelle "complexion", laquelle résulte de nombreux facteurs combinés (milieu d'origine, politiques publiques, religion, genre, sexualité, ethnicité, attentes parentales, statut d'enfant unique ou place dans la fratrie, rencontres diverses, etc.). L'ensemble de ces éléments, en grande partie des affects pan-humains, rend cette théorie applicable à diverses sociétés. S'appuyant sur des oeuvres hispaniques, cet ouvrage explore la fabrique des transclasses (ou transfuges de classe), c'est-à-dire les raisons permettant de rompre avec la reproduction sociale, ainsi que la psychologie des personnes en ascension sociale en Espagne et en Amérique.
Issu de trois années de recherche au sein du Laboratoire BABEL de l'Université de Toulon, Corps, Genre, Santé rassemble dix contributions qui tissent un dialogue pluridisciplinaire autour des représentations des maladies, des troubles mentaux et de la construction des tabous, des normes genrées et de multiples formes de stigmatisation. A travers la littérature et le cinéma d'aires culturelles variées (France, Espagne, Portugal, Suède), les articles de la première partie, " Corps & Genre ", s'attachent à l'étude de sexualités non normatives, à la remise en question d'interdits corporels et dévoilent les mécanismes d'appropriation des comportements sexués. La thérapeutique, quant à elle, est à l'honneur de la seconde partie, " Corps & Santé ", où la grosse vérole, le cancer du sein et la dépression se retrouvent au coeur de récits de poètes et de romanciers qui cherchent à " panser ce qui peut être pansé ", pour reprendre une belle formule d'Emmanuel Carrère. L'investissement rhétorique autour de la maladie est aussi source de relégations et de violences innommables comme le montrent une étude historique sur l'Allemagne nazie et une analyse discursive du lexème " schizophrénie " dans un journal brésilien. Pluriels et rhizomatiques, les articles de ce volume témoignent des vertus d'une approche dialogique : l'aptitude à relier afin de faire émerger de nouveaux regards.
L'actualité ne le démontre que trop : on n'en a jamais fini avec la crise. Une crise qui, démentant toute l'histoire de la notion, tendrait même à devenir permanente. Plus complexe aussi, et la récente pandémie de Covid-19 qui tourmente la planète aura beaucoup fait pour mettre en évidence l'interdépendance de ses facteurs déclencheurs quand, en un gigantesque effet domino, on a vu s'enchaîner crise sanitaire, crise économique et sociale, crise politique et démocratique... seule la crise écologique trouvant fugacement son compte au coup de frein mis aux échanges planétaires. Jouant comme un véritable révélateur, l'événement commande un regard critique que les 19 spécialistes qui ont contribué à ce volume se sont efforcés de porter dans les champs des sciences naturelles et de la médecine, de la philosophie, de l'histoire et de la sociologie, des sciences de l'éducation, de la littérature et des médias pour penser à nouveaux frais les questions qu'Edgar Morin soulevait voici un demi-siècle en forgeant le néologisme de " crisologie ". Crisologie que nous reprenons ici à notre compte en l'actualisant.
La crise climatique et environnementale n'est plus à notre porte. Elle est bien présente : rapports, études, mouvements citoyens ne cessent de la constater. Depuis le premier rapport du GIEC publié en 1990, le réchauffement planétaire n'a pas diminué, et, en 2023, l'optimisme climatique n'est pas à l'ordre du jour. Les Etats, les gouvernements, les institutions diverses et variées et les populations doivent impérativement en prendre conscience parce que, comme le soulignent les Nations Unies : " Les changements climatiques sont la question déterminante de notre époque et nous sommes à un moment décisif. De l'évolution des conditions météorologiques, qui ont des effets sur la production agricole et alimentaire, à l'élévation du niveau des mers, qui augmente les risques d'inondations, les conséquences des changements climatiques sont mondiales en termes d'effets et d'échelle. Sans action immédiate, il sera beaucoup plus difficile et coûteux de s'adapter aux conséquences futures de ces changements ". Face à cette urgence, quel rôle peuvent jouer les Sciences humaines ? En quoi peuvent-elles aider à repenser la relation que nous entretenons individuellement et collectivement avec l'environnement ? Comment peuvent-elles travailler à modifier les représentations et les comportements ? Sur le front de la prise de conscience, aux côtés de l'histoire, de la géographie, de la linguistique et des écritures de création, la littérature sous toutes ses formes et tous ses genres, en explorant les savoirs scientifiques sur le terrain des imaginaires, monte, de toute évidence, en première ligne.
Sans reprendre ici la démarche structurale du Lévi-Strauss de Mythe et signification, les contributions réunies dans ce volume entendent néanmoins explorer son fonctionnement symbolique et contribuer à penser à nouveaux frais la fonction et l'usage du mythe en contexte littéraire. Ouverte à un corpus très large tant au niveau des aires temporelles que géographiques et culturelles considérées, la réflexion questionne les présupposés les plus accrédités sur les rapports du mythe à l'universel. S'inscrivant en faux contre une vision ethnocentriste qui réduit bien souvent la mythologie à ses seules expressions gréco-latines classiques, sans exclusive, ce collectif s'intéresse à des formes à la fois actualisées et excentrées du mythe dont il suit le travail et les rebonds incessants, interdisant de réduire l'imaginaire mythique à un fonds d'images et de procédés académiques figés. Revitalisant les considérations d'un Baudelaire qui voyait dans " la mythologie [...] un dictionnaire d'hiéroglyphes vivants ", soit la clé du grand code des arcanes de l'humain et de son histoire, ce volume retrouve après lui dans la voix du mythe " des concentrations de vie nationale, comme des réservoirs profonds où dorment le sang et les larmes des peuples ". Une voix primordiale qui sourd des profondeurs, voix non plus du passé mais des recommencements.