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Enigme d'un aller-retour
Akplogan Stephens
ALTAVA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782494387119
Aucune émotion n'est plus difficile à comprimer chez le voyageur que l'impatience d'aller à son point de chute. Descendre est plus exaltant que monter et c'est sur cette envie de retour chez soi que s'opère toute la mécanique de l'impatience. En un mot, les départs sont moins prenants que les arrivées". C'est dans cet élan de retrouvailles avec ses racines que se dessine l'épopée d'Obamy Diakité, un jeune auteur dont l'ascension fulgurante dans le monde littéraire international s'est brusquement trouvée éclipsée par l'orage du plagiat. Les murmures enflammés des cercles littéraires, émaillés des préjugés et des rivalités, semblaient clamer que la réussite d'un écrivain malien ne pouvait être authentique, et donc devait être frauduleuse. Le poison était à l'oeuvre. Mais au-delà de ces accusations, des procès juridiques et médiatiques et au-delà des ombres de doute qui ont obscurci son parcours, se profile une histoire tragi-comique de réparation et de résilience. Car le retour aux sources n'est pas simplement un acte de repentance, mais un voyage intérieur vers la rédemption. Dans les ruelles de son passé, Obamy Diakité entreprend une quête pour reconstruire non seulement son image ternie, mais surtout son être profond. C'est ainsi que se déploie le récit fascinant, jusqu'ici inconnu, d'un écrivain qui trouve finalement sa place dans l'apaisement de la littérature et la compréhension de sa propre histoire, pour devenir immortel. Un récit qui transcende un destin contrarié pour toucher à l'universalité de l'expérience humaine : celle de la chute, de la rédemption et, enfin, de l'élévation d'un homme.
"Péché" et "structures de péché" sont des catégories que l'on n'applique pas souvent à la situation du monde contemporain. Cependant, on n'arrive pas facilement à comprendre en profondeur la réalité telle qu'elle apparaît à nos yeux sans désigner la racine des maux qui nous affectent". (Jean-Paul II, lettre encyclique Sollicitudo rei socialis, n. 36) Durant son long pontificat, le pape Jean-Paul II a fustigé à temps et à contretemps tout ce qui, au regard de la justice sociale, constitue ce qu'il a appelé les structures de péché qui sont imputables, le plus souvent, à deux tentatives d'absolutisation des comportements humains : le désir exclusif du profit et la soif du pouvoir dans le but d'imposer aux autres sa volonté. On peut associer à ces deux tentatives d'absolutisation des comportements humains : la cupidité, l'avidité, l'égoïsme et l'orgueil, tous des péchés capitaux ou des formes diverses du Péché qui trouve sa source dans le moi orienté uniquement vers lui-même. L'auteur de ce livre présente ici l'histoire et les ramifications de ce concept philosophico-théologique dont la paternité revient au pape polonais. Un concept qui offre une lecture plus étendue de la nature et des conséquences du mal radical...
Akplogan Pamphile ; Noël Pierre ; Dossou-Quenum La
La dette des pays pauvres très endettés, dont les pays africains, et la question de son effacement, en raison de son ampleur et de la gravité de ses conséquences sociales, devraient constituer un point important de la doctrine sociale de l'Eglise catholique. Or, le récent Compendium de la doctrine sociale de l'Eglise datée de 2005 ne traite de cette problématique que de façon laconique (n.450), et en réaffirmant le principe que la dette contractée doit être remboursée. Cette orientation, qui se fonde sur la pensée thomiste de la justice inspirée d'Aristote, se distancie de l'enseignement traditionnel biblique, patristique et magistériel de l'Eglise sur l'usure et le prêt à intérêt qui considère exclusivement la situation égalitaire naturelle des parties contractuelles. La tradition biblique, par exemple, instaure les pratiques de l'Année sabbatique et de l'Année du jubilé qui consacrent la remise des dettes, sur la base de principes comme la destination universelle des biens, l'option préférentielle des pauvres, la justice distributive et la solidarité. Ainsi, la dette contractée doit être effacée si le droit fondamental des pays pauvres très endettés à leur subsistance et à leur développement est compromis.
Le tome IV des mémoires de Saïd Sadi, Le pouvoir comme défi (1997-2007), révèle, de l'intérieur du régime, toute la mécanique de l'addiction au pouvoir qui paralyse la vie politique algérienne. Il s'interroge sur des hommes, dont le bilan, à tous égards dévastateur pour le pays et la région, s'exonèrent de toute évaluation et perpétuent leur emprise sur l'Algérie avec pour seul et unique viatique l'entretien de la guerre après la guerre contre la France. Le récit montre aussi un personnel politique français qui, par cynisme, intérêt vénal, opportunisme ou lâcheté, a baissé pavillon devant cette stratégie puérile et toxique. Une complaisance voire complicité qui a aggravé la déstabilisation de la rive sud de la Méditerranée occidentale... et précipité la pollution des banlieues françaises. En parallèle, l'histoire quotidienne de l'Algérie citoyenne, celle qui aspire à vivre dans une matrice nord-africaine affranchie des démons de l'intolérance et désireuse de construire un destin fécond avec la France et, plus généralement, l'Europe, est rapportée dans ce quatrième tome avec réalisme, quelques fois rudesse, mais toujours lucidité.
La sérénité et l'innocence d'un enfant peuvent être perturbées par une simple insinuation, une banale paresse langagière, dans une France hantée par ses souches. Tout commence par une question, posée comme une sentence par son institutrice à Maleyka : "Tu viens d'où ? Tu es de quelle origine ? " La petite Maleyka, qui ne connait que Reims et la maison de ses parents, est confuse. On attend d'elle une réponse qu'elle n'a pas mais qu'elle doit donner pour cesser d'être un point d'interrogation. C'est alors qu'elle ramasse toutes les bribes d'informations qui peuplent sa tête pour se définir. Mais le malaise ne fait que commencer. Plus elle explore son identité et sa condition, plus elle est intranquille. Progressivement, elle s'invite dans le monde cruel des adultes avant de se retrouver, armée de son seul désir de vérité, au coeur d'une guerre mémorielle qui redouble sans cesse de férocité.
Résumé : La haine aveugle qui s'abattit sur la génération d'après-guerre fut générale. Pour le régime, les jeunes qui contestèrent le mythe d'une nation otage du jacobinisme, du léninisme et, déjà, de l'intégrisme menaçaient la patrie. Les anciens opposants furent exaspérés par des prétentieux s'immisçant dans une scène réservée à l'aristocratie guerrière. Pour les islamistes, les laïcs souillaient la Oumma. Le courant socialiste français diabolisa des intrus réfutant la fable islamo-tiers-mondiste qui devait, sinon occulter, du moins relativiser ses coupables égarements. Exception notable : de son exil, le vieux Boudiaf observait l'antagonisme pouvoir-société. Sitôt rentré, il se voua à la nouvelle cité. Lui aussi fut rattrapé par la haine. Dans ce tome III, on suit l'émergence d'une génération atypique qui transcenda la peur, récusa la haine, osa les rêves d'une Algérie démocratique, d'une Afrique du nord réconciliée avec son histoire et d'une entente adulte avec l'Europe. Un projet qui manqua d'aboutir avec l'insurrection citoyenne de février 2019.
Résumé : Aux yeux de Kundera, tout personnage est un "ego expérimental" . Avec l'autofiction, l'équation s'inverse : c'est l'ego qui se fait personnage expérimental. Dans ces pages, l'auteur tente une expérience inédite : celle d'un personnage intermittent courant d'emploi en contre-emploi, au gré des offres de l'Agence Rôle-Emploi chargée des intermittents de la Fiction. Homme de théâtre, Larbi est un Algérien réfugié en France, suite à une fatwa lancée contre ses adaptations en arabe de Tartuffe et des Femmes savantes. Alors que son pays vient de commémorer les 60 ans de son indépendance, il se retrouve engoncé dans la peau d'un personnage obnubilé par la défense de la langue française qui l'engage dans une croisade surréaliste contre ce qu'il appelle les Accords déviants. La presse le surnommera "Le Fou de Molière" . Pendant qu'en Algérie, le régime lance son "Grand remplacement" (le français par l'anglais), en France, les élites sont au chevet de la langue française, menacée par le langage minimaliste des réseaux sociaux, mais pas seulement... Dans un improbable jeu de rôles, Larbi va traverser ce "roman qui ne veut pas en être un" (Adam Thirlwell), et s'incarner là où le lecteur ne l'attend pas... Tournant délibérément le dos à l'histoire de son pays, à peine évoquée entre dérision et réalisme, l'auteur expérimente, ici, un genre de fiction fragmenté, comme l'est l'Algérie depuis l'indépendance : une sorte de série-fiction. Pour reprendre la formule idoine de Kundera : "Il s'agit de nouvelles emboîtées (...) Une autre façon de dépasser la linéarité" .