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Le pouvoir comme défi. 1997-2007
Sadi Saïd
ALTAVA
30,00 €
Épuisé
EAN :9782494387089
Le tome IV des mémoires de Saïd Sadi, Le pouvoir comme défi (1997-2007), révèle, de l'intérieur du régime, toute la mécanique de l'addiction au pouvoir qui paralyse la vie politique algérienne. Il s'interroge sur des hommes, dont le bilan, à tous égards dévastateur pour le pays et la région, s'exonèrent de toute évaluation et perpétuent leur emprise sur l'Algérie avec pour seul et unique viatique l'entretien de la guerre après la guerre contre la France. Le récit montre aussi un personnel politique français qui, par cynisme, intérêt vénal, opportunisme ou lâcheté, a baissé pavillon devant cette stratégie puérile et toxique. Une complaisance voire complicité qui a aggravé la déstabilisation de la rive sud de la Méditerranée occidentale... et précipité la pollution des banlieues françaises. En parallèle, l'histoire quotidienne de l'Algérie citoyenne, celle qui aspire à vivre dans une matrice nord-africaine affranchie des démons de l'intolérance et désireuse de construire un destin fécond avec la France et, plus généralement, l'Europe, est rapportée dans ce quatrième tome avec réalisme, quelques fois rudesse, mais toujours lucidité.
Depuis l'indépendance, Amirouche subit les mêmes accusations que celles dont l'accabla l'armée française. Il fut décrit, au mieux, comme un chef de guerre sans foi ni loi, au pire, comme un maquisard violent et sanguinaire, cultivant une détestation primaire contre les intellectuels, attributs qu'il tiendrait de prétendus penchants islamistes. Comme pour justifier ces anathèmes, Boumediene fit déterrer clandestinement ses ossements et ceux de son compagnon Haoues et ordonna de les séquestrer à jamais. Comment une telle forfaiture a-t-elle été possible? Pourquoi les élites l'ont-elles tue ou, pire, légitimée? Amirouche, une vie, deux morts, un testament invite à méditer sur un pouvoir qui a acclimaté le citoyen à l'horreur avant de l'engager dans le sens interdit de l'Histoire. Saïd Sadi est un politique qui a toujours refusé de succomber à la facilité et aux thèses faussement consensuelles. Pour lui, Amirouche, la légende vivante chantée par nos mères, ne pouvait pas, c'est un euphémisme, être le monstre que présentaient les services de Boussouf et de Boumediene. Une recherche menée durant des dizaines d'années révèle Amirouche comme un stratège militaire, rigoureux mais altruiste, ferme mais sage, privé de grandes études mais sacralisant le savoir. Doté d'une vraie culture politique, cet autodidacte d'exception avait un sens élevé de l'Etat. Ainsi dépeint, Amirouche retrouve enfin dans l'écrit le statut que lui a toujours réservé la littérature orale; ce qui n'ira pas sans quelques grincements de dents. Le colonel de la wilaya III se rendait à Tunis pour désamorcer la menace que faisaient peser sur la nation l'armée des frontières et le MALG quand il fut stoppé le 28 mars 1959 à Bou-Sâada par une armada déployée en renfort par le général Massu quelques jours auparavant. Sans concession ni rancoeur, cet ouvrage, riche en témoignages et documents de première main, est précieux: en interrogeant la mémoire, il parle à l'avenir.
La misère de la Seconde Guerre Mondiale écrasait encore les Algériens quand survint le premier novembre 54. Les enfants sont pris dans le drame de la colonisation qui impose ses codes à leurs jeux. A l'école, il faut capter le savoir tout en rejetant le Français qui le dispense. Avec l'indépendance, les adolescents découvrent que des hommes idéalisés peuvent infliger à leurs frères les abus qu'ils ont combattus. Un an et demi plus tard, la Kabylie revit les affres des tortures et des punitions collectives lors de la répression de l'insurrection du FFS. C'est dans cette succession de conflits que grandit Saïd SADI. Empathique mais lucide, le regard posé sur la condition des siens permet d'entrevoir les prémices de l'épopée d'avril 80. Ce premier tome de ses mémoires nous dit comment et pourquoi les "fils du pauvre" engageront, plus tard, l'improbable combat pacifique face à une violence endémique ; il nous explique également les soubassements de leur audace qui inspirera les générations soumises au dictat de la pensée unique et qui continue à nourrir en elles l'espoir d'une Algérie démocratique. Plus qu'un parcours de vie, ce récit est le premier grand témoignage sur l'enfance algérienne dans la guerre et l'après-guerre.
Une ère nouvelle vient de s'ouvrir pour la vie politique algérienne. Les élections présidentielles de novembre 1995 - si elles n'ont pas permis de changer de régime - ont révélé une profonde aspiration républicaine et l'existence d'une génération de cadres politiques en train de créer l'Algérie de demain. Cette génération d'après-guerre a su faire entendre sa voix dans la consultation. Son émancipation à l'égard de l'ancien personnel politique et son opposition au pouvoir actuel - instigateur du racket économique et de la manipulation médiatique organisée, coupable d'avoir abandonné des pans entiers de la vie publique à un intégrisme d'importation - peuvent amorcer la résurrection démocratique dans le pays. Emprisonnements, attentat, menaces : rien n'a pu décider Saïd Sadi à quitter son pays. C'est une parole de l'intérieur qu'il fait entendre ici. Celle d'un militant physiquement engagé dans les luttes de ces trente dernières années. Son témoignage vient rectifier l'image partielle, souvent déformée par des relents de culpabilité postcoloniale, que se font de ce jeune Etat certains intellectuels français. En Algérie, il faudra désormais compter avec l'émergence d'une vraie conscience citoyenne.
Dans ce tome II, on découvre l'intimité des "fils du pauvre" qui ébranlent le parti unique en avril 80. Dans un pays aliéné par la violence endémique et les dogmes archaïques, des jeunes, armés de leur "fierté comme viatique" , construisent jour après jour et pierre par pierre un projet de société alternatif adossé à une identité niée et ouvert sur le monde dont ils scrutent idées et mutations. Kabylie, Algérie, Afrique du Nord, Méditerranée occidentale, la géopolitique des poupées russes structure une doctrine inédite. A la prise de pouvoir qui anima les combats de ses aînés, une génération substitue le pacifisme et se dédie à l'émancipation de la cité. Forum citoyen, sa revue clandestine Tafsut défie les médias officiels. Rigoureusement rapporté depuis sa genèse, le Printemps berbère d'avril 80, toujours occulté par l'histoire conventionnelle, reprend ici sa place parmi les grandes sources d'inspiration des luttes laïques et démocratiques du sous-continent nord-africain. Plus qu'un témoignage, ce livre est une invitation à greffer l'avenir sur la mémoire féconde.
Dans ce tome II, on découvre l'intimité des "fils du pauvre" qui ébranlent le parti unique en avril 80. Dans un pays aliéné par la violence endémique et les dogmes archaïques, des jeunes, armés de leur "fierté comme viatique" , construisent jour après jour et pierre par pierre un projet de société alternatif adossé à une identité niée et ouvert sur le monde dont ils scrutent idées et mutations. Kabylie, Algérie, Afrique du Nord, Méditerranée occidentale, la géopolitique des poupées russes structure une doctrine inédite. A la prise de pouvoir qui anima les combats de ses aînés, une génération substitue le pacifisme et se dédie à l'émancipation de la cité. Forum citoyen, sa revue clandestine Tafsut défie les médias officiels. Rigoureusement rapporté depuis sa genèse, le Printemps berbère d'avril 80, toujours occulté par l'histoire conventionnelle, reprend ici sa place parmi les grandes sources d'inspiration des luttes laïques et démocratiques du sous-continent nord-africain. Plus qu'un témoignage, ce livre est une invitation à greffer l'avenir sur la mémoire féconde.
Résumé : Aux yeux de Kundera, tout personnage est un "ego expérimental" . Avec l'autofiction, l'équation s'inverse : c'est l'ego qui se fait personnage expérimental. Dans ces pages, l'auteur tente une expérience inédite : celle d'un personnage intermittent courant d'emploi en contre-emploi, au gré des offres de l'Agence Rôle-Emploi chargée des intermittents de la Fiction. Homme de théâtre, Larbi est un Algérien réfugié en France, suite à une fatwa lancée contre ses adaptations en arabe de Tartuffe et des Femmes savantes. Alors que son pays vient de commémorer les 60 ans de son indépendance, il se retrouve engoncé dans la peau d'un personnage obnubilé par la défense de la langue française qui l'engage dans une croisade surréaliste contre ce qu'il appelle les Accords déviants. La presse le surnommera "Le Fou de Molière" . Pendant qu'en Algérie, le régime lance son "Grand remplacement" (le français par l'anglais), en France, les élites sont au chevet de la langue française, menacée par le langage minimaliste des réseaux sociaux, mais pas seulement... Dans un improbable jeu de rôles, Larbi va traverser ce "roman qui ne veut pas en être un" (Adam Thirlwell), et s'incarner là où le lecteur ne l'attend pas... Tournant délibérément le dos à l'histoire de son pays, à peine évoquée entre dérision et réalisme, l'auteur expérimente, ici, un genre de fiction fragmenté, comme l'est l'Algérie depuis l'indépendance : une sorte de série-fiction. Pour reprendre la formule idoine de Kundera : "Il s'agit de nouvelles emboîtées (...) Une autre façon de dépasser la linéarité" .
Aucune émotion n'est plus difficile à comprimer chez le voyageur que l'impatience d'aller à son point de chute. Descendre est plus exaltant que monter et c'est sur cette envie de retour chez soi que s'opère toute la mécanique de l'impatience. En un mot, les départs sont moins prenants que les arrivées". C'est dans cet élan de retrouvailles avec ses racines que se dessine l'épopée d'Obamy Diakité, un jeune auteur dont l'ascension fulgurante dans le monde littéraire international s'est brusquement trouvée éclipsée par l'orage du plagiat. Les murmures enflammés des cercles littéraires, émaillés des préjugés et des rivalités, semblaient clamer que la réussite d'un écrivain malien ne pouvait être authentique, et donc devait être frauduleuse. Le poison était à l'oeuvre. Mais au-delà de ces accusations, des procès juridiques et médiatiques et au-delà des ombres de doute qui ont obscurci son parcours, se profile une histoire tragi-comique de réparation et de résilience. Car le retour aux sources n'est pas simplement un acte de repentance, mais un voyage intérieur vers la rédemption. Dans les ruelles de son passé, Obamy Diakité entreprend une quête pour reconstruire non seulement son image ternie, mais surtout son être profond. C'est ainsi que se déploie le récit fascinant, jusqu'ici inconnu, d'un écrivain qui trouve finalement sa place dans l'apaisement de la littérature et la compréhension de sa propre histoire, pour devenir immortel. Un récit qui transcende un destin contrarié pour toucher à l'universalité de l'expérience humaine : celle de la chute, de la rédemption et, enfin, de l'élévation d'un homme.