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La décoloniale
Fredj Maleyka ; Confiant Raphaël
ALTAVA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782494387072
La sérénité et l'innocence d'un enfant peuvent être perturbées par une simple insinuation, une banale paresse langagière, dans une France hantée par ses souches. Tout commence par une question, posée comme une sentence par son institutrice à Maleyka : "Tu viens d'où ? Tu es de quelle origine ? " La petite Maleyka, qui ne connait que Reims et la maison de ses parents, est confuse. On attend d'elle une réponse qu'elle n'a pas mais qu'elle doit donner pour cesser d'être un point d'interrogation. C'est alors qu'elle ramasse toutes les bribes d'informations qui peuplent sa tête pour se définir. Mais le malaise ne fait que commencer. Plus elle explore son identité et sa condition, plus elle est intranquille. Progressivement, elle s'invite dans le monde cruel des adultes avant de se retrouver, armée de son seul désir de vérité, au coeur d'une guerre mémorielle qui redouble sans cesse de férocité.
Enclavée au coeur de la sphère d'influence de la puissance nazie, la Suisse a occupé, de 1939 à 1945, une position géostratégique de première importance. Pays neutre pris en étau entre les Alliés, le IIIe Reich et l'Italie, elle ne peut se tenir hermétiquement à l'écart du conflit qui déchire l'Europe autour d'elle. Traversée par des intérêts et des influences parfois contradictoires, perçue par beaucoup comme une terre de refuge, elle a fait des choix qui ont durablement marqué son image et sa perception d'elle-même. Et pourtant, entre souvenirs, témoignages et écriture de l'histoire, comment définir aujourd'hui le rôle de ce petit pays au regard de la Shoah ? En effet, quelle politique d'asile la Suisse a-t-elle adoptée à l'égard des Juifs persécutés, depuis les débuts du nazisme jusqu'à la fin de la guerre ? Le souci de préserver sa neutralité, sa paix intérieure et son marché du travail a-t-il suffi à la convaincre de fermer ses frontières ? Quelle a été l'importance de l'antisémitisme ? Quel a été le véritable rôle des acteurs, institutionnels et individuels, suisses et étrangers, face au génocide ? C'est à ces questions complexes, et à d'autres, que tente de répondre la douzaine de contributions des historiens les plus en pointe sur ce sujet. Tous montrent que la vision d'une Confédération repliée sur elle-même doit être nuancée, les responsabilités de tous les acteurs établies, et le débat poursuivi à l'intention des jeunes générations. Ce numéro constitue les actes du colloque international qui s'est tenu au Mémorial de la Shoah, à Paris, le 4 février 2018, dans le cadre de la présidence suisse de l'International Holocaust Remembrance Alliance.
Les scandales, crises et krachs jalonnant l'histoire récente des marchés boursiers remettent en cause leur efficience. Le krach financier actuel issu des " subprimes " amène à s'interroger sur le fonctionnement des marchés boursiers et pose deux questions fondamentales : Quelles sont les sources d'inefficience des marchés boursiers ? Quelles en sont les conséquences sur la dynamique des cours boursiers ? Pour répondre à ces questions, les auteurs explorent deux pistes de nature différente : une de nature micro-économique (coûts de transaction, hétérogénéité des anticipations, mimétisme et asymétrie d'information) et l'autre de nature macro-économique (bulles spéculatives). L'innovation majeure de cet ouvrage est de relier deux courants théoriques apparemment disjoints ; la microstructure des marchés et la finance comportementale, pour expliquer les sources d'inefficience, et justifier le recours à des modèles non linéaires pour mieux comprendre la dynamique des cours boursiers. Cet ouvrage rend abordable le concept d'inefficience des marchés boursiers et ses conséquences pour des personnes n'ayant pas de connaissances particulières en finance ou mathématique, mais permet également d'acquérir des outils d'analyse et de modélisation de la dynamique des cours boursiers que l'on soit étudiant ou professionnel de la finance.
Cet ouvrage propose, pour la première fois, la publication de l’intégralité des images connues sur les camps d’internement de Drancy. Des croquis, des dessins, parfois réalisés par les détenus eux-mêmes, et plus de 150 photographies sont ainsi présentés dans cet album saisissant. Ces documents uniques, sont classés par entrées chronologiques de 1932 (construction de la cité de la muette), à 2012 qui fut l’année de l’inauguration du mémorial de la Shoah par François Hollande. Dès le 14 juin 1940, les Allemands occupent Drancy. La cité de La Muette est alors réquisitionnée par les nazis et transformée en camp pour les prisonniers de guerre avant que ces derniers ne soient déportés, sans retour, vers les camps d’extermination nazis. L’auteur commente avec justesse et minutie ces documents issus de fonds photographiques multiples. Du reportage de propagande au simple graffiti de détenu, Jacques Fredj, spécialiste des questions relatives à la déportation et à l’internement au camp de Drancy, révèle la vérité de ce lieu de passage, de «transit». Il accomplit par là-même un véritable devoir de mémoire et nous rappelle cette phrase gravée sur le mémorial : «Passant, recueille-toi et n’oublie pas !».
Si les sociétés européennes doivent gérer les conséquences sociales des révolutions industrielles, lhistoire de la France au XIXe siècle doit également prendre en compte les conséquences de lévénement fondateur quest la Révolution française, qui imprime sa marque tout au long des années qui suivent tant au niveau politique que social, culturel et administratif. Lobjectif de ce manuel est danalyser et de décrypter ces différentes mutations. Pourquoi linstabilité politique est-elle caractéristique du XIXe siècle français? Comme les révolutions industrielles ont-elles transformé les structures du pays? Comme la population a-t-elle vécu ces mutations?
Résumé : Aux yeux de Kundera, tout personnage est un "ego expérimental" . Avec l'autofiction, l'équation s'inverse : c'est l'ego qui se fait personnage expérimental. Dans ces pages, l'auteur tente une expérience inédite : celle d'un personnage intermittent courant d'emploi en contre-emploi, au gré des offres de l'Agence Rôle-Emploi chargée des intermittents de la Fiction. Homme de théâtre, Larbi est un Algérien réfugié en France, suite à une fatwa lancée contre ses adaptations en arabe de Tartuffe et des Femmes savantes. Alors que son pays vient de commémorer les 60 ans de son indépendance, il se retrouve engoncé dans la peau d'un personnage obnubilé par la défense de la langue française qui l'engage dans une croisade surréaliste contre ce qu'il appelle les Accords déviants. La presse le surnommera "Le Fou de Molière" . Pendant qu'en Algérie, le régime lance son "Grand remplacement" (le français par l'anglais), en France, les élites sont au chevet de la langue française, menacée par le langage minimaliste des réseaux sociaux, mais pas seulement... Dans un improbable jeu de rôles, Larbi va traverser ce "roman qui ne veut pas en être un" (Adam Thirlwell), et s'incarner là où le lecteur ne l'attend pas... Tournant délibérément le dos à l'histoire de son pays, à peine évoquée entre dérision et réalisme, l'auteur expérimente, ici, un genre de fiction fragmenté, comme l'est l'Algérie depuis l'indépendance : une sorte de série-fiction. Pour reprendre la formule idoine de Kundera : "Il s'agit de nouvelles emboîtées (...) Une autre façon de dépasser la linéarité" .
Dans ce tome II, on découvre l'intimité des "fils du pauvre" qui ébranlent le parti unique en avril 80. Dans un pays aliéné par la violence endémique et les dogmes archaïques, des jeunes, armés de leur "fierté comme viatique" , construisent jour après jour et pierre par pierre un projet de société alternatif adossé à une identité niée et ouvert sur le monde dont ils scrutent idées et mutations. Kabylie, Algérie, Afrique du Nord, Méditerranée occidentale, la géopolitique des poupées russes structure une doctrine inédite. A la prise de pouvoir qui anima les combats de ses aînés, une génération substitue le pacifisme et se dédie à l'émancipation de la cité. Forum citoyen, sa revue clandestine Tafsut défie les médias officiels. Rigoureusement rapporté depuis sa genèse, le Printemps berbère d'avril 80, toujours occulté par l'histoire conventionnelle, reprend ici sa place parmi les grandes sources d'inspiration des luttes laïques et démocratiques du sous-continent nord-africain. Plus qu'un témoignage, ce livre est une invitation à greffer l'avenir sur la mémoire féconde.
La misère de la Seconde Guerre Mondiale écrasait encore les Algériens quand survint le premier novembre 54. Les enfants sont pris dans le drame de la colonisation qui impose ses codes à leurs jeux. A l'école, il faut capter le savoir tout en rejetant le Français qui le dispense. Avec l'indépendance, les adolescents découvrent que des hommes idéalisés peuvent infliger à leurs frères les abus qu'ils ont combattus. Un an et demi plus tard, la Kabylie revit les affres des tortures et des punitions collectives lors de la répression de l'insurrection du FFS. C'est dans cette succession de conflits que grandit Saïd SADI. Empathique mais lucide, le regard posé sur la condition des siens permet d'entrevoir les prémices de l'épopée d'avril 80. Ce premier tome de ses mémoires nous dit comment et pourquoi les "fils du pauvre" engageront, plus tard, l'improbable combat pacifique face à une violence endémique ; il nous explique également les soubassements de leur audace qui inspirera les générations soumises au dictat de la pensée unique et qui continue à nourrir en elles l'espoir d'une Algérie démocratique. Plus qu'un parcours de vie, ce récit est le premier grand témoignage sur l'enfance algérienne dans la guerre et l'après-guerre.