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Juste le ciel et nous. Edition bilingue français-arabe
Agopian Annie ; Chaix Carole ; Haji Golan
PORT A JAUNI
12,00 €
Épuisé
EAN :9782919511860
Juste le ciel et nous. Annie Agopian e´tait en train de regarder les images du ciel de Bagdad crible´ de missiles en 2003, avec leur belle trace de lumière derrière. Elle s?interrogeait sur ce que l?on voit dans le ciel, loin de toute conside´ration mystique. Le ciel comme une cartographie du monde dans laquelle se tracent les routes des nomades et des exile´s. Le ciel comme dernier repe`re pour les sans-frontie`res. Le ciel infini. Le ciel et notre regard perdu dans lui. Notre regard et son questionnement sur notre existence. Regarder le ciel et penser a` la terre, ou` finissent nos vies. Juste le ciel et nous est tout a` la fois une cartographie, un pamphlet politique, une re´flexion philosophique. C?est un long poe`me que l?on peut lire d?un bout a` l?autre, et inversement. C?est aussi un e´cho a` la poe´sie du de´sert de l?ante´-islam, la Mu?allaqa, dont celle d?Imru-l-Qays consacre un paragraphe a` la nuit, comme les vagues de voiles lourdes de tant de peine, arrime´es aux roches sourdes par des cordes de lin, dont le poe`te implore qu?elles se le`vent et laissent place au matin. Carole Chaix s?est empare´e de ces mots clefs : cartographie, nomadisme, peine, violence des hommes, chemin de vie, de haut en bas, du ciel a` la terre, les racines, et l?homme au-dedans. Juste le ciel et nous s?est transforme´ en dessins au trait, qui mis bout a` bout forment une carte ou un organigramme, qui pris individuellement forment les pages d?un cahier secret.
Résumé : A le voir rêver devant sa boîte de céréales, saliver à l'idée d'un plat de spaghetti ou bégayer face à cette jolie fille, le chien d'Albert a de gros doutes concernant l'intelligence de son maître. C'est bien la peine d'avoir une si grosse tête ! Et pourtant, il s'en passe, des choses, à l'intérieur... Alors qu'il semble paresser dans son lit, Albert se repose, se régénère, se répare. Il stocke de l'énergie, rêve, revit sa journée. Il fait le tri, il jette, il classe, il archive et mémorise. Autant de processus essentiels, qui s'accomplissent à l'abri de tous les regards. De page en page, de scène en scène, texte et images se répondent pour explorer le quotidien fourmillant d'Albert, en dehors et en dedans. Une nouvelle collaboration avec Carole Chaix dont les installations font de la tête d'Albert la scène d'un théâtre animé plein de poésie.
Pour les adultes comme pour les enfants, le dimanche n'est pas un jour comme les autres. C'est celui des permissions ou des interdits. Cet album offre en textes, en couleurs et en images un large panorama de ce que représente cette journée vraiment pas ordinaire. Des dessins très minimalistes, des couleurs fortes et des phrases écrites avec de gros caractères jalonnent les pages et donnent un résultat très original et surprenant. --Isabel Soubelet
Résumé : Poèmes à la coque, poèmes aux carottes, poèmes à la croque au sel, poèmes à croquer, plus ou moins bons à manger, parfois même "beurk ! " , poèmes vitaminés et pâtissiers... ce sont les Poèmes à la c(r)oque ! Annie Agopian joue avec les mots, les sons et allitérations, les fruits et légumes, les glaces et les bonbons : elle compose ainsi un recueil de comptines, contemporaines, judicieuses et délicieuses, destinées à être lues aux tout-petits, moyens, très grands, très vieux, et particulièrement goûteuses à l'oral ! A partir des poèmes, Clothilde Staës est à son tour entrée en cuisine : gravure, culture et confiture, les Poèmes à la c(r)oque sont linogravés ! Ce livre trouve sa place parmi une série de recueils du Port a jauni, qui travaillent sur les saveurs et la structure des langues en poésie et autour de questions communes : comment explorer les champs de mots et les faire résonner, en arabe et en français ? comment appeler l'oralité, inviter à oraliser les poèmes ? comment témoigner de formes poétiques anciennes, type roubaiyat (quatrains arabes), et en inventer de nouvelles, type thoulathiyat (haïkus arabes) ? comment témoigner d'une oralité poétique ancienne, et principalement féminine, en écrivant de nouvelle comptines pour enfants ? comment écrire de la poésie pour les tout petits.
Les bisous volants ? Il en existe de toutes sortes. Bisous papillon, bisous mouche, bourdon, bisous d'ange, bisous collants, bisous chatouille, bisous surprise, bisous géant, monstre, dragon, bisous magiques, bisous fondants, bisous d'amour, becs, bacii, besos, beijos, big kiss, bécots, baisers, bises et bisettes, poutous, mimis ! Tous les bisous volants ne se ressemblent pas, mais que vous soyez petit ou grand tous vous feront du bien.
Résumé : Sept vies est, à travers " une vie de chat ", l'un des rares albums publiés dans le monde arabe qui aborde des questions existentielles. Il relate les joies, les peurs, les doutes, les pensées d'un chat aux multiples visages et aux représentations aussi diverses que ses états d'âmes. Le chat, métaphore de l'enfant, tente de se définir et de se comprendre : à qui ressemble-t-il ? De qui hérite-t-il ? Qui aime-t-il ? Qui est-il vraiment ? Comment être unique et si multiple à la fois... Autant de questionnements universels traités ici avec humour et servis pas un traitement graphique ludique et inventif. Cette version bilingue est publiée dans le sens de lecture arabe pour conserver le dynamisme de l'illustration. A l'heure où les pays arabes vivent des tournants historiques initiés par la revendication de leur peuple à vivre, à dire, il nous paraît intéressant de donner à entendre cette revendication à travers cet album : s'il n'a rien de politique ou d'idéologique, Sept vies illustre cette aspiration à être, ainsi que le désarroi et la joie de l'individu libéré du carcan collectif (nationaliste, étatique, communautaire ou familial) qui lui dicte comment être, comment penser. Sept vies est en fait un hymne à la liberté, sans que jamais le mot huriyya (liberté) scandé par les peuples arabes depuis des années ne soit écrit ou revendiqué de façon didactique. C'est un album politique dans le sens noble du terme, sans message frontal ni doctrine martelée.
De Mane à Marseille, le père Albert se lance dans un long périple. Maintes fois, il croit reconnaître son poisson rouge, mais c'est toujours un leurre. Feuille d'automne, pomme rouge, bonbon cerise ou soleil couchant, le père Albert en perd la boule et son errance dure, longtemps, jusqu'à ce qu'il se résolve entamer le chemin du retour. Tandis que l'illustration représente ce qui est imaginé par le père Albert, le texte joue sur les mots et se moque de ses hallucinations successives. L'histoire est bilingue en français et en arabe. Lorsque le père Albert renonce à sa quête chimérique, l'album change de sens de lecture : l'aller du voyage se lit dans le sens français et le retour dans le sens arabe, d'autant qu'à l'arrivée, à l'entrée du village, une surprise... renversante attend le père Albert.