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Sept vies. Edition bilingue français-arabe
Taher Walid ; Chèvre Mathilde
PORT A JAUNI
13,00 €
Épuisé
EAN :9782919511112
Sept vies est, à travers " une vie de chat ", l'un des rares albums publiés dans le monde arabe qui aborde des questions existentielles. Il relate les joies, les peurs, les doutes, les pensées d'un chat aux multiples visages et aux représentations aussi diverses que ses états d'âmes. Le chat, métaphore de l'enfant, tente de se définir et de se comprendre : à qui ressemble-t-il ? De qui hérite-t-il ? Qui aime-t-il ? Qui est-il vraiment ? Comment être unique et si multiple à la fois... Autant de questionnements universels traités ici avec humour et servis pas un traitement graphique ludique et inventif. Cette version bilingue est publiée dans le sens de lecture arabe pour conserver le dynamisme de l'illustration. A l'heure où les pays arabes vivent des tournants historiques initiés par la revendication de leur peuple à vivre, à dire, il nous paraît intéressant de donner à entendre cette revendication à travers cet album : s'il n'a rien de politique ou d'idéologique, Sept vies illustre cette aspiration à être, ainsi que le désarroi et la joie de l'individu libéré du carcan collectif (nationaliste, étatique, communautaire ou familial) qui lui dicte comment être, comment penser. Sept vies est en fait un hymne à la liberté, sans que jamais le mot huriyya (liberté) scandé par les peuples arabes depuis des années ne soit écrit ou revendiqué de façon didactique. C'est un album politique dans le sens noble du terme, sans message frontal ni doctrine martelée.
Les Roubayiat sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée 'agabî ! (que l'on a choisi de traduire par "Bizarre, bizarre ! ! "). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec la truculence de cette langue populaire. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... Si les thèmes sont universels et peuvent interpeller l'Orient et l'Occident, la formulation et les images de la poésie est typique de l'humour égyptien, teinté d'un constant " maalich " (un concept fait de fatalisme et de nonchalance). Ainsi les Roubayiat sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage. Ce troisième recueil (après la parution de Roubaiyat, quatrains égyptiens en septembre 2015 et de Plumes et poils de Roubaiyat en mars 2016) propose une sélection de neuf poèmes dédiés à la ville et à la vie urbaine, choisis parmi les deux-cent vingt que contient l'oeuvre de Salah Jahine. Ces poèmes sont traduits en français pour la première fois.
Notre maison est pleine d'escaliers et de pentes et, tout au long de la journée, on monte, on descend, on monte, on descend, sans autre but que de descendre et monter.
Les danseurs est une déclinaison graphique dédiée au mouvement, au rythme, au croisement des lignes, des masses et des couleurs. Walid Taher a tenté de donner une forme visuelle au mouvement, dans la filiation du travail des calligraphes arabes. La narration, quant à elle, cherche une réponse à la question ?Qu'est-ce que la danse ? Qui danse ? Pourquoi est-ce que l'on danse?. Je danse parce que je voyage... Je danse même si je suis pieds et points liés... Je danse comme j?aime respirer, écrit l'auteur et illustrateur, poursuivant ainsi sa réflexion artistique et ludique autour de ce qui anime notre existence.
Résumé : Mais quel bazar toutes ces idées ! A peine la nuit tombée, elles entrent une à une, se bousculent, dansent, se suivent, s'installent sur l'accoudoir du canapé, couinent, meuglent et hop, c'est parti ! Bienvenue au grand cirque des idées ! Le point de départ de cet album est une série de créatures imaginaires dessinées par l'illustrateur égyptien Walid Taher. Ramona Badescu, la créatrice de Pomelo, s'est emparée de ces créatures et elle en a fait ses idées, des idées folles, des idées libres, des idées délurées, elle leur a attribué un sentiment, un cri primal ! Et pour finir, les créatures nées en Egypte se sont retrouvées mêlées dans un grand cirque d'idées universelles. Alors en retour, Le port a jauni a imaginé une maquette comme une pièce de théâtre : on entre dans le livre par le noir, et on attend que le spectacle commence. Une à une les idées entrent en scène, surprenantes, effrayantes, toujours émouvantes. Le petit lecteur, petit voyeur, est invité à être pleinement, lui aussi, créateur par cet ouvrage totalement innovant. Et l'on ressort du spectacle avec son âme d'enfant...
Chèvre Mathilde ; Al Azmeh Salma ; Daaboul Georges
La lettre d'amour est l'histoire d'une quête amoureuse dans de grands paysages peints au pastel gras. Page après page, Zayn collecte sa lettre d'amour qu'il agrémentera de trois petits caillloux, de feuilles d'arbre, quelques fleurs. C'est l'histoire bucolique d'une cueillette méthodique et amoureuse. Le livre est bilingue en français et en arabe, il se lit à double sens, la lecture dans les deux langues se croise au centre de l'ouvrage. Ainsi un sens de lecture ne prévaut pas sur l'autre. Le livre a deux couvertures, l'une en français, l'autre en arabe. Les illustrations, de grands arbres peints à différentes saisons, servent de support aux deux langues. La lettre n'est pas adressée, chacun peut y retrouver son amour.
Cet album est l?histoire d?un voyage, un train, une nuit, un rêve. Qui sait quand il commence, qui sait quand il finit ? Le voyage est annoncé par maman Bakhita, un grand voyage pour Mansour qui n?a jamais rencontré sa grand-mère Jidda de la ville de Halfa, au Soudan. Le voyage commencera demain, il faut aller se coucher. Le voyage débute, merveilleux, peuplé d?oiseaux étranges et d?être magnifiques. Au petit matin, maman Bakhita éveille son garçon car il faut partir à la gare ! De beaux rêves (d?autres rêves !) l?attendent par la fenêtre du train. Les scènes du rêve de Mansour sont profondément inspirées par la vie quotidienne des bords du Nil, lorsqu?on le remonte vers le Soudan. L?illustration de Salah Elmour est marquée par ses sources d?inspiration : la photographie et la peinture murale du Soudan, l?art d?Afrique de l?Est plus généralement.
Abracadabra est l'histoire d'un magicien peu commun. Pas un lapin ne sort de son chapeau, pas une colombe de sa manche. Le magicien Chahbandour n'a pas de chapeau mais sait des tours qu'aucun autre ne connaît... D'une boîte d allumettes, il fait surgir une palmeraie qui aussitôt se met à pousser, d'un mouchoir une autruche gigantesque ou un serpent à tête d'humain. Jamais il ne fait deux fois le même tour, toujours sa magie est renouvelée, alors une grande clameur s'élève pour le magicien Chahbandour... Le livre est bilingue en français et en arabe, il se lit à double sens, les tours de Chahbandour se croisent et la clameur s'élève, au début et à la fin. Ainsi un sens de lecture ne prévaut pas sur l'autre, et les illustrations, inspirées de l'art populaire soudanais, servent de support aux deux langues.