Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Par la fenêtre des Roubaiyat. Edition bilingue français-arabe
Jahine Salah ; Taher Walid ; Chèvre Mathilde
PORT A JAUNI
12,00 €
Épuisé
EAN :9782919511259
Les Roubayiat sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée 'agabî ! (que l'on a choisi de traduire par "Bizarre, bizarre ! ! "). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec la truculence de cette langue populaire. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... Si les thèmes sont universels et peuvent interpeller l'Orient et l'Occident, la formulation et les images de la poésie est typique de l'humour égyptien, teinté d'un constant " maalich " (un concept fait de fatalisme et de nonchalance). Ainsi les Roubayiat sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage. Ce troisième recueil (après la parution de Roubaiyat, quatrains égyptiens en septembre 2015 et de Plumes et poils de Roubaiyat en mars 2016) propose une sélection de neuf poèmes dédiés à la ville et à la vie urbaine, choisis parmi les deux-cent vingt que contient l'oeuvre de Salah Jahine. Ces poèmes sont traduits en français pour la première fois.
Janine Trotereau est journaliste et historienne, auteur d?ouvrages relevant de l?histoire (La France en 10 000 photos, Solar, 1999; présentation des Fables de La Fontaine, Tana, 2001); de l?architecture (La Turquie vue d?en haut, avec Yann Arthus-Bertrand, La Martinière, 1998; La Vie rêvée à Paris, Solar, 2001); du tourisme et de la gastronomie (La Bretagne, entre mer et mystère, Minerva, 2005); des traditions populaires (Symboles et pratiques rituelles dans la maison paysanne traditionnelle avec Hervé Fillipetti, Berger-Levrault, 1979). Elle a publié en 2008 Pasteur dans la collection « Folio biographies ».
Janine Boissard est née et a fait ses études à Paris. Elle a vingt-deux ans lorsque paraît son premier roman, Driss, chez René Julliard, signé de son nom de femme mariée, Janine Oriano, mais elle reprend son nom de jeune fille pour publier aux éditions Fayard sa célèbre saga, L?Esprit de famille (six volumes en tout, de 1977 à 1984). Elle a écrit depuis bien d?autres romans et sagas romanesques, dont beaucoup ont été adaptés à la télévision. Janine Boissard a été décorée des Palmes académiques pour son action auprès de la jeunesse. Elle est mère de quatre enfants et grand-mère de dix petits-enfants.
Mo Abbas est un poète itinérant dans les villes où il observe et croque en détails et en jeux de mots les incongruités urbaines. Son écriture est fortement inspirée des poètes de l'Oulipo, l'Ouvroir de littérature potentielle, et l'on entend dans ses mots l'écho de Pérec ou de Calvino. Ses poèmes sur le macadam sont comme des regards d'enfants attentifs aux détails et cherchant les mots pour mieux les exprimer. Mo Abbas liste et consigne les panneaux de signalisation, les noms de rues insolites, les devantures de cafés, les cris des gabians et les cris des mamans, les bruits, les voix, les sons, les têtes, les bêtes, tout... Et tout cela ressurgit dans son écriture urbaine. A partir de ces chroniques poétiques, Julien Martinière a mis en scène un ours dans les rues de la ville, un ours avec un chapeau, des lunettes, une moto, un ours comme un homme, mais légèrement décalé... Un ours dans la ville avec la vie marseillaise qui tourne autour de lui, tout cela est-il bien urbain ?
Résumé : Sept vies est, à travers " une vie de chat ", l'un des rares albums publiés dans le monde arabe qui aborde des questions existentielles. Il relate les joies, les peurs, les doutes, les pensées d'un chat aux multiples visages et aux représentations aussi diverses que ses états d'âmes. Le chat, métaphore de l'enfant, tente de se définir et de se comprendre : à qui ressemble-t-il ? De qui hérite-t-il ? Qui aime-t-il ? Qui est-il vraiment ? Comment être unique et si multiple à la fois... Autant de questionnements universels traités ici avec humour et servis pas un traitement graphique ludique et inventif. Cette version bilingue est publiée dans le sens de lecture arabe pour conserver le dynamisme de l'illustration. A l'heure où les pays arabes vivent des tournants historiques initiés par la revendication de leur peuple à vivre, à dire, il nous paraît intéressant de donner à entendre cette revendication à travers cet album : s'il n'a rien de politique ou d'idéologique, Sept vies illustre cette aspiration à être, ainsi que le désarroi et la joie de l'individu libéré du carcan collectif (nationaliste, étatique, communautaire ou familial) qui lui dicte comment être, comment penser. Sept vies est en fait un hymne à la liberté, sans que jamais le mot huriyya (liberté) scandé par les peuples arabes depuis des années ne soit écrit ou revendiqué de façon didactique. C'est un album politique dans le sens noble du terme, sans message frontal ni doctrine martelée.
Abracadabra est l'histoire d'un magicien peu commun. Pas un lapin ne sort de son chapeau, pas une colombe de sa manche. Le magicien Chahbandour n'a pas de chapeau mais sait des tours qu'aucun autre ne connaît... D'une boîte d allumettes, il fait surgir une palmeraie qui aussitôt se met à pousser, d'un mouchoir une autruche gigantesque ou un serpent à tête d'humain. Jamais il ne fait deux fois le même tour, toujours sa magie est renouvelée, alors une grande clameur s'élève pour le magicien Chahbandour... Le livre est bilingue en français et en arabe, il se lit à double sens, les tours de Chahbandour se croisent et la clameur s'élève, au début et à la fin. Ainsi un sens de lecture ne prévaut pas sur l'autre, et les illustrations, inspirées de l'art populaire soudanais, servent de support aux deux langues.