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Quand le malheur devient une aubaine
Abo Fodjo Kadjo
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343067490
Existe-t-il un malheur qui ne soit pas profitable ? C'est la question qui vient d'amblée à l'esprit quand on a parcouru ce livre, dont le contenu est l'illustration parfaite de ce proverbe français : "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Dans cet ouvrage, l'auteur s'est attelé à démontrer qu'un évènement, aussi triste et funeste qu'il puisse être, s'avère presque toujours être une belle occasion pour des gens d'assouvir leurs passions ou encore de réaliser des profits ou des ambitions. Fodjo Kadjo ABO reconnaît qu'il s'agit là d'un phénomène rendu inévitable et même nécessaire par les exigences de la vie moderne. "Aussi paradoxal que cela puisse paraître, nombreuses sont les personnes qui ont eu le bonheur d'avoir été malheureuses", écrit-il pour montrer que dans certaines circonstances, des malheurs sont profitables à ceux qu'ils frappent eux-mêmes. Le fait de profiter du malheur d'autrui n'a donc, en soi, rien de scandaleux. Ce qu'il déplore et dénonce, c'est la propension que des arrivistes ont à voir dans les évènements malheureux qui bouleversent leurs prochains des fonds de commerce qu'ils n'hésitent pas à exploiter avec avidité, au mépris de la loi, de la morale et de l'éthique. Dans une infinité de cas, leurs agissements ont pour des malheureux et la société des conséquences regrettables qui sont évoquées ici.
Vérités sacrilèges est un roman épistolaire qui relate un conflit de cultures mettant aux prises les membres d'une famille en Côte d'Ivoire. Nanan Dicro, suite à l'embauche de son fils Dieudonné Dicro par une société de transit après plusieurs années de chômage, lui demande de l'aider à faire un sacrifice pour remercier les mânes de leurs ancêtres qui, selon lui, ont favorisé la survenue de cet événement heureux. Estimant que ce sacrifice est contraire à ses convictions religieuses, Dieudonné Dicro refuse de s'y associer. Il s'ensuit une discussion qui dégénère en une grave crise opposant celui-ci et sa soeur, Tolérance Dicro, tous deux chrétiens, à leur père, soutenu de son côté par les membres de sa famille, tous adeptes des religions traditionnelles. L'auteur, à travers ce débat, fustige le rôle des intellectuels africains et des religions révélées dans la disparition des cultures africaines, jugées rétrogrades et incompatibles avec la parole de Dieu, et s'interroge : les cultures africaines sont-elles aussi négatives que certains s'efforcent de le faire croire ? Est-il vrai qu'elles constituent un obstacle au progrès ? Peut-on affirmer qu'elles n'ont pas leur place dans les sociétés modernes ? Pourquoi les Africains ont-ils honte d'être et de rester tels qu'il a plu à Dieu de les créer ?
L'autorité est une richesse que l'Afrique peut bien se targuer d'avoir possédée. Naguère, les parents avaient leurs enfants en mains, les chefs avaient l'obéissance de leurs sujets et force restait toujours aux coutumes. En somme, les traditions et les personnes qui détenaient des parcelles d'autorité étaient considérées, respectées et parfois même craintes. Il n'en fallait pas davantage pour faire régner la concorde, l'harmonie et la paix dans les sociétés traditionnelles africaines. Les convulsions publiques, les rébellions et les crises de tous genres, si souvent déplorées de nos jours, y étaient inconnues. Aujourd'hui, le continent africain traverse une crise d'autorité à l'origine de la plupart des problèmes auxquels il est confronté. Les phénomènes des enfants de la rue et des enfants soldats, les agitations scolaires et universitaires, les mutineries sanglantes et les insurrections armées ne sont-ils pas des manifestations éloquentes de cette crise ? A la réflexion, la crise d'autorité est de loin plus préoccupante que nombre de fléaux qui alimentent sans cesse la presse et mobilisent aussi bien les classes politiques, les sociétés civiles, les grandes puissances que les organisations de défense des droits de l'homme. Mais combien sommes-nous à le réaliser ? Dans cet essai, l'auteur passe en revue les domaines dans lesquels la crise d'autorité fait le plus de tort à la société et plaide pour la prise de conscience du lecteur sur ce phénomène qui, quoique discret et rarement évoqué, constitue une entrave au développement des pays africains.
Modestine Nguéttia, une jeune Ivoirienne d'ethnie abron, est étudiante en France. Le 23 août 2016, elle se rend à l'Ambassade de Côte d'Ivoire à Paris dans le cadre de la révision de la liste électorale. Sans raison, elle y est agressée verbalement par un agent de l'Ambassade qui la traite de descendante d'esclaves. Révoltée par cette offense qu'elle juge gratuite et intolérable, elle écrit à son père, en Côte d'Ivoire, pour l'informer de l'incident et lui faire part de son intention de porter plainte contre ce fonctionnaire pour injures publiques. En réponse, son père, Nanan Nguéttia, lui demande de renoncer à sa plainte parce que selon lui, l'agent en question, un Baoulé, n'a fait que plaisanter avec elle dans le cadre d'une alliance interethnique. De leur divergence de vues est née une vive polémique sur cette tradition tombée en désuétude après avoir fait ses preuves pendant des siècles en matière de cohésion sociale. Alors que des voix s'élèvent depuis un certain temps pour préconiser les alliances interethniques comme moyen de prévention et de résolution des crises récurrentes et fratricides auxquelles de nombreux pays africains sont confrontés, des questions se posent sur ces traditions. Que recouvrent-elles exactement ? Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Ont-elles encore leur raison d'être dans le contexte socioculturel actuel ? Pourraient-elles contribuer à la cohésion sociale comme d'aucuns le croient ? Ces problématiques constituent l'ossature des réflexions menées par Fodjo Kadjo Abo à travers ce récit épistolaire. Dans cet ouvrage, l'auteur fait un véritable plaidoyer en faveur des alliances interethniques. Un texte qui interpelle fortement !
Pour le politicien, les barrières légales, morales et éthiques qui encadrent toute activité humaine n'existent que pour les autres. Si la satisfaction de ses ambitions exige qu'il recoure au mensonge ou à la fraude, mette sa propre vie et celle de ses proches en danger, répande le sang de ses semblables ou embrase son pays, il le fera sans état d'âme. Par la force des choses, la politique, qui a pour finalité le bien-être social, est devenue un fléau des plus funestes à l'humanité. Il n'y a aucune atrocité que l'être humain ne soit pas capable de commettre en son nom. C'est à cette triste réalité que l'auteur a consacré les réflexions consignées dans cet ouvrage. Pour étayer sa thèse, Fodjo Kadjo Abo organise son essai autour de quinze thématiques correspondant aux moyens funestes les plus couramment employés dans l'exercice de l'activité politique. Un texte qui interpelle fortement !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.