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Au nom de la politique
Abo Fodjo Kadjo
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343102719
Pour le politicien, les barrières légales, morales et éthiques qui encadrent toute activité humaine n'existent que pour les autres. Si la satisfaction de ses ambitions exige qu'il recoure au mensonge ou à la fraude, mette sa propre vie et celle de ses proches en danger, répande le sang de ses semblables ou embrase son pays, il le fera sans état d'âme. Par la force des choses, la politique, qui a pour finalité le bien-être social, est devenue un fléau des plus funestes à l'humanité. Il n'y a aucune atrocité que l'être humain ne soit pas capable de commettre en son nom. C'est à cette triste réalité que l'auteur a consacré les réflexions consignées dans cet ouvrage. Pour étayer sa thèse, Fodjo Kadjo Abo organise son essai autour de quinze thématiques correspondant aux moyens funestes les plus couramment employés dans l'exercice de l'activité politique. Un texte qui interpelle fortement !
Koffi Adoum vient de soutenir avec succès sa thèse de doctorat et il s'offre un mois de repos à Adoumkrom, son village natal. Nanan Ban Kouadjo, son grand-père, accueille la nouvelle avec joie et fierté. A la faveur du long séjour de Koffi Adoum parmi les siens, Nanan Ban Kouadjo entame son initiation à la sagesse ancestrale. Chaque soir, il lui consacre un entretien autour d'un proverbe qu'il décortique pour en dégager les enseignements. Au terme de la trentaine de soirées initiatiques passées avec son grand-père, le jeune homme repart à Abidjan muni d'un répertoire de proverbes dont la signification et la moralité sont consignées dans cet ouvrage, un précieux bréviaire de sagesse.
Plusieurs dizaines d'années après leur accession à l'indépendance, les pays africaines sont confrontés à de multiples problèmes faisant obstacle à leur croissance. Innombrables sont leurs ressortissants qui rêvent de les voir sortir rapidement de cette situation. Mais combien sont-ils à oeuvrer dans ce sens ? Leur conduite de tous les jours est-elle conforme à leur désir d'être des citoyens de nations prospères ? Des réflexions sur l'état actuel des pays africains en partant du cas de la Côte d'Ivoire.
L'autorité est une richesse que l'Afrique peut bien se targuer d'avoir possédée. Naguère, les parents avaient leurs enfants en mains, les chefs avaient l'obéissance de leurs sujets et force restait toujours aux coutumes. En somme, les traditions et les personnes qui détenaient des parcelles d'autorité étaient considérées, respectées et parfois même craintes. Il n'en fallait pas davantage pour faire régner la concorde, l'harmonie et la paix dans les sociétés traditionnelles africaines. Les convulsions publiques, les rébellions et les crises de tous genres, si souvent déplorées de nos jours, y étaient inconnues. Aujourd'hui, le continent africain traverse une crise d'autorité à l'origine de la plupart des problèmes auxquels il est confronté. Les phénomènes des enfants de la rue et des enfants soldats, les agitations scolaires et universitaires, les mutineries sanglantes et les insurrections armées ne sont-ils pas des manifestations éloquentes de cette crise ? A la réflexion, la crise d'autorité est de loin plus préoccupante que nombre de fléaux qui alimentent sans cesse la presse et mobilisent aussi bien les classes politiques, les sociétés civiles, les grandes puissances que les organisations de défense des droits de l'homme. Mais combien sommes-nous à le réaliser ? Dans cet essai, l'auteur passe en revue les domaines dans lesquels la crise d'autorité fait le plus de tort à la société et plaide pour la prise de conscience du lecteur sur ce phénomène qui, quoique discret et rarement évoqué, constitue une entrave au développement des pays africains.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.