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Au secours des alliances interéthniques. Récit épistolaire
Abo Fodjo Kadjo
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782343124520
Modestine Nguéttia, une jeune Ivoirienne d'ethnie abron, est étudiante en France. Le 23 août 2016, elle se rend à l'Ambassade de Côte d'Ivoire à Paris dans le cadre de la révision de la liste électorale. Sans raison, elle y est agressée verbalement par un agent de l'Ambassade qui la traite de descendante d'esclaves. Révoltée par cette offense qu'elle juge gratuite et intolérable, elle écrit à son père, en Côte d'Ivoire, pour l'informer de l'incident et lui faire part de son intention de porter plainte contre ce fonctionnaire pour injures publiques. En réponse, son père, Nanan Nguéttia, lui demande de renoncer à sa plainte parce que selon lui, l'agent en question, un Baoulé, n'a fait que plaisanter avec elle dans le cadre d'une alliance interethnique. De leur divergence de vues est née une vive polémique sur cette tradition tombée en désuétude après avoir fait ses preuves pendant des siècles en matière de cohésion sociale. Alors que des voix s'élèvent depuis un certain temps pour préconiser les alliances interethniques comme moyen de prévention et de résolution des crises récurrentes et fratricides auxquelles de nombreux pays africains sont confrontés, des questions se posent sur ces traditions. Que recouvrent-elles exactement ? Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Ont-elles encore leur raison d'être dans le contexte socioculturel actuel ? Pourraient-elles contribuer à la cohésion sociale comme d'aucuns le croient ? Ces problématiques constituent l'ossature des réflexions menées par Fodjo Kadjo Abo à travers ce récit épistolaire. Dans cet ouvrage, l'auteur fait un véritable plaidoyer en faveur des alliances interethniques. Un texte qui interpelle fortement !
Vérités sacrilèges est un roman épistolaire qui relate un conflit de cultures mettant aux prises les membres d'une famille en Côte d'Ivoire. Nanan Dicro, suite à l'embauche de son fils Dieudonné Dicro par une société de transit après plusieurs années de chômage, lui demande de l'aider à faire un sacrifice pour remercier les mânes de leurs ancêtres qui, selon lui, ont favorisé la survenue de cet événement heureux. Estimant que ce sacrifice est contraire à ses convictions religieuses, Dieudonné Dicro refuse de s'y associer. Il s'ensuit une discussion qui dégénère en une grave crise opposant celui-ci et sa soeur, Tolérance Dicro, tous deux chrétiens, à leur père, soutenu de son côté par les membres de sa famille, tous adeptes des religions traditionnelles. L'auteur, à travers ce débat, fustige le rôle des intellectuels africains et des religions révélées dans la disparition des cultures africaines, jugées rétrogrades et incompatibles avec la parole de Dieu, et s'interroge : les cultures africaines sont-elles aussi négatives que certains s'efforcent de le faire croire ? Est-il vrai qu'elles constituent un obstacle au progrès ? Peut-on affirmer qu'elles n'ont pas leur place dans les sociétés modernes ? Pourquoi les Africains ont-ils honte d'être et de rester tels qu'il a plu à Dieu de les créer ?
Koffi Adoum vient de soutenir avec succès sa thèse de doctorat et il s'offre un mois de repos à Adoumkrom, son village natal. Nanan Ban Kouadjo, son grand-père, accueille la nouvelle avec joie et fierté. A la faveur du long séjour de Koffi Adoum parmi les siens, Nanan Ban Kouadjo entame son initiation à la sagesse ancestrale. Chaque soir, il lui consacre un entretien autour d'un proverbe qu'il décortique pour en dégager les enseignements. Au terme de la trentaine de soirées initiatiques passées avec son grand-père, le jeune homme repart à Abidjan muni d'un répertoire de proverbes dont la signification et la moralité sont consignées dans cet ouvrage, un précieux bréviaire de sagesse.
Plusieurs dizaines d'années après leur accession à l'indépendance, les pays africaines sont confrontés à de multiples problèmes faisant obstacle à leur croissance. Innombrables sont leurs ressortissants qui rêvent de les voir sortir rapidement de cette situation. Mais combien sont-ils à oeuvrer dans ce sens ? Leur conduite de tous les jours est-elle conforme à leur désir d'être des citoyens de nations prospères ? Des réflexions sur l'état actuel des pays africains en partant du cas de la Côte d'Ivoire.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.