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La France à vendre ? Pour en finir avec la peur des investissements étrangers
Zunz Steven
HERMANN
25,80 €
Épuisé
EAN :9782705695927
L'argent venu d'ailleurs a toujours l'odeur du scandale. Qu'on pense au rachat du club de football du Paris Saint-Germain par le Qatar, à l'acquisition des vignobles bordelais par les Chinois, à nos start-ups françaises que les firmes américaines comme Google s'offrent, c'est toujours le même refrain. Chaque intervention de capitaux étrangers dans notre économie entraîne le même discours, la même levée de boucliers : la France est dépecée, on la brade aux étrangers ! Mais qu'en est-il, en réalité ? Steven Zunz, en étayant son propos de faits concrets et de données solidement établies, démontre ici que les investissements étrangers sont bien souvent, à rebours des idées reçues, une chance pour notre pays et nos entreprises, et que la frilosité, voire l'aversion de certains envers les investisseurs étrangers, repose sur des fantasmes et des malentendus nés du manque de culture économique. A l'heure du monde globalisé, où les capitaux des uns financent les entreprises, la recherche, l'innovation et l'emploi des autres, il est donc urgent de repenser notre jugement sur les capitaux étrangers. Qu'il s'agisse de l'agriculture, de l'industrie, du luxe, de la recherche scientifique ou de l'immobilier, cet essai au ton clair et direct donne à voir aussi bien les atouts de la France que ce sur quoi nous devons absolument progresser.
Alexis de Tocqueville fut à plus d'un titre un homme de son temps. Grand penseur, ennemi de tous les despotismes, il refusa de se contenter de la théorie, prenant une part active aux événements politiques troublés de son époque. Dans cette biographie appelée à faire date, Olivier Zunz révèle comment ce jeune aristocrate français conçut, le premier, une théorie générale de la démocratie moderne. Son voyage aux Etats-Unis en 1831-1832, à l'âge de vingt-cinq ans, fut pour lui une révélation, la découverte d'une société où l'égalité est source de liberté. Le succès de son livre majeur De la démocratie en Amérique consolida son engagement. Député, ministre de la IIe République, il se mit au service de grandes causes : l'abolition de l'esclavage, la réhabilitation des criminels ou la liberté de l'enseignement avec l'espoir de réconcilier Etat et Eglise. Mais son nationalisme l'aveugla, jusqu'à soutenir la férocité du projet colonial en Algérie. Refusant de soutenir le Second Empire, Tocqueville consacra ses dernières années à repenser l'histoire d'une Révolution française " entreprise pour la liberté " mais " aboutissant au despotisme " , tragiquement. Une leçon pour comprendre le monde contemporain.
Cet ouvrage rassemble des articles qui ont illustré les études jalonnant une vie d'ethnologue. Elles se sont organisées autour de trois sociétés rurales, successivement en Algérie, en Libye et au Maroc. Une diversité que rassemble un dénominateur commun : la montagne méditerranéenne, saisie à travers les différentes formes d'occupation humaine qu'elle peut abriter. L'Ouarsenis - haut massif tellien habité en grande partie de néo-paysans -, c'est la première confrontation avec un milieu rural, arabe et musulman, trois manifestations fortes de l'altérité pour le jeune observateur de l'époque. Le Jabal al-Akhdar libyen, c'est un contexte tout opposé d'éleveurs transhumants peuplant un relief peu marqué mais suffisamment méditerranéen pour offrir des occasions de comparaison avec les paysans des franches montagnes littorales plus à l'ouest. Le Rif, dans sa moitié occidentale, c'est l'expérience la plus longue, où s'assurèrent les positionnements théoriques engagés avec les premiers terrains. Et où prit forme l'hypothèse d'une liaison singulière entre certaines des montagnes du Maghreb méditerranéen et l'écrit. En même temps, pouvait être questionnée cette vision des sociétés de montagne comme milieu défavorisé et hostile, soumis à la fatalité de l'archaïsme et de la marginalité.
Extrait de l'introduction«Il est facile de dépenser de l'argent, écrivit Wesley Mitchell en 1912, il est difficile de bien le faire.» Dans les pages de la très sérieuse American Economic Review, l'économiste se lamentait ainsi de «l'arriération des Américains dans l'art de dépenser», opposant «l'ignorance» du consommateur moyen au savoir empirique accumulé des grands industriels, qui leur avait permis de bâtir des empires. Certains d'entre eux, devenus très riches grâce à leurs innovations dans l'organisation et la gestion des entreprises, commençaient à les mettre au service du progrès social tel qu'ils l'entendaient. Cela mena à la création d'une institution nouvelle: la fondation philanthropique. Mitchell comprenait parfaitement l'importance du rôle de ce type d'organisation dans la transformation de la société américaine. Il en profita aussi directement, puisqu'il créa le Bureau national de recherche en économie, en 1919, grâce à une subvention du Commonwealth Fund.Un des fondateurs de la philanthropie américaine, celui qui la porta d'emblée à grande échelle, est Andrew Carnegie. Le magnat de la sidérurgie se lança dans ce projet avec la même énergie obsessionnelle qu'il avait consacrée à rationaliser la production d'acier. Au soir de sa vie, il raconta le jour où il «prit la décision d'arrêter d'accumuler» et d'entreprendre la tâche «infiniment plus sérieuse et difficile» de «distribuer [sa fortune] avec sagesse». Pour lui, c'était un devoir; et il tint à le faire savoir. Ce qu'il nomma l'«évangile de la richesse» exigeait de rendre à la société une partie de ce qu'il avait gagné. Mais il voulait le faire selon les principes qui lui avaient permis de devenir riche. La philanthropie était une entreprise, qu'il fallait aborder en homme d'affaires. Bientôt, et tout au long du siècle, de nombreux autres philanthropes suivirent Carnegie dans cette approche. Ensemble, ils perfectionnèrent l'art de dépenser l'argent pour le bien commun.Pour Carnegie et ses pairs, il y avait un sentiment enivrant à mettre leur fortune au service de grandes causes, aux États-Unis comme ailleurs. C'était exercer un vrai pouvoir que de créer de nouvelles institutions, comme les fondations, à partir desquelles mettre en oeuvre de grandes expérimentations dans l'enseignement supérieur, la science et la médecine. Leur innovation majeure était la suivante: concevoir le financement philanthropique comme tout investissement économique, et donc en minimiser les risques et en changer l'échelle. La charité traditionnelle, exigence chrétienne d'agir pour son prochain, était en général modeste et gratuite. La philanthropie américaine moderne était, au contraire, une entreprise capitaliste. À cette différence près: son but était le progrès social.Mais les riches magnats de l'industrie ne furent pas les seuls à s'engager dans la philanthropie et, partant, à la transformer profondément. Au tournant du XXe siècle, des millions d'Américains aux moyens beaucoup plus modestes se mirent à y participer. Grâce au soutien de son nouvel institut, Wesley Mitchell put mener des recherches sur les budgets des ménages: un nombre croissant d'entre eux incluaient les dons charitables dans leurs dépenses courantes. Des changements organisationnels rendirent possible cette nouvelle situation. Les caisses de communauté, les fondations de communauté et les organismes nationaux comme la Société américaine contre le cancer - toutes des formes institutionnelles nouvelles - supplantèrent les traditionnelles associations bénévoles. Pour faire face à des défis d'envergure - éradiquer des maladies, conduire des réformes sociales -, ils fédéraient leurs efforts locaux afin de mettre en place des collectes à l'échelle nationale. Le don de masse était né.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.