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Constellations d'empire. Territorialisation et construction impériale dans les Amériques hispaniques
Zuñiga Jean-Paul
CASA DE VELAZQU
44,00 €
Épuisé
EAN :9788490963777
A travers la mise en contexte des circulations, spatiales ou sociales, des personnes ou des idées, ce livre revisite l'image de l'empire espagnol au XVIIe et XVIIIe siècle, montrant son extrême fractionnement ainsi que les formes d'appartenance qu'il a suscitées. Ce livre aborde la monarchie hispanique en Amérique à travers sa capacité à territorialiser les espaces théoriquement sous sa tutelle. Si l'analyse ratifie le rôle central qu'y tient la ville, sa nouveauté réside dans l'effort de spatialisation consenti afin de contextualiser les notions de territorialisation et de circulation. L'Empire espagnol y apparaît comme un archipel urbain atomisé, favorisant l'affirmation de pôles idiosyncratiques originaux saisis à travers la polysémie du terme " caste " souvent réduit au concept global de " race " par l'historiographie. Cet ouvrage démontre au contraire la prégnance des formes spécifiques de l'expérience dans les définitions de l'appartenance, tout en soulignant la construction sociale des espaces dévoilée par les circulations de l'idée de " caste ".
Cruzar el charco, passer la mare : ainsi les Espagnols ont-ils désigné, pendant plus de trois siècles, la traversée de l'Atlantique. Pendant ces trois siècles, des hommes et des femmes ont changé leur ville ou leur village de Castille pour une résidence lointaine, tout comme des " Américains " sont souvent venus visiter la " mère patrie ". C'est grâce à eux que Santiago du Chili, dernière extrémité occidentale de l'Empire, s'est charnellement inscrite dans le vaste ensemble des domaines du Roi Catholique. Lieu de brassage des colons castillans - et en ce sens matrice d'un véritable " homme espagnol " - Santiago est aussi celui d'un intense métissage entre Africains, Indiens et Espagnols. Comment le groupe espagnol, malgré sa faiblesse démographique, est-il parvenu non seulement à se perpétuer et à s'élargir mais également à imposer ses valeurs à l'ensemble de la capitale chilienne ? L'histoire de cette hégémonie n'est pas celle d'une acceptation passive. Seul un équilibre tendu entre la violence de rapports sociaux issus d'une conquête sanglante et une attitude intégratrice à l'égard des populations africaines et amérindiennes a permis aux expatriés de Castille de réaliser aux " Indes " une société nouvelle. Cette composition précaire mais efficace, entre brutalité et ouverture, est le fondement même de la puissance des colons et de leurs descendants, contraints de conserver, par une savante politique d'alliances, tous les signes extérieurs de l'hispanité, emblème de leur suprématie. Cette stratégie complexe constitue le ressort essentiel de l'hispanisation profonde de la société santiaguine au 17e siècle - et l'une des clés pour comprendre le Chili d'aujourd'hui.
Une femme de 64 ans est terrassée par une forte douleur au dos. Après une longue série d'examens le service d'urgence lui décèle une dissection aortique. une course contre la montre s'engage pour lui sauver la vie. prise dans un maelstrom de vie et de mort, l'auteure va se refugier dans ses souvenirs. un témoignage poignant et parfois drôle malgré la gravité du diagnostic" .
Emporté par les idéaux révolutionnaires des années 70 du Nicaragua somoziste, Marina, belle jeune femme de 20 ans, est pleine de rêves à réaliser. Elle intègre l'insurrection contre une des plus vieilles dictatures de l'Amérique Centrale. Sous le pseudonyme de "La Waika" qui, dans la langue des garifonas, signifie "appendice, ou celle qui marche au denier rang", elle participe a la lutte année avec les idéaux d'une jeune femme dans un pays donné par un machisme effréné. Elle en sortira abusée sexuellement, utilisée et exploitée par les marchands de rêves. Marina est comme ces innombrables femmes qui ne figurent pas dans les livres d'Histoire et qui s'engagèrent dans les révolutions conçues par les hommes, telle Olympe de Gouges (1748-1793), active militante de la Révolution française qui fut guillotinée dans le "Pays des droits de l'homme", laissant comme legs la "Déclaration des droits de la femme et de La citoyenne" de 1792. Dans un style simple mais plein de poésie, de saveurs et de couleurs nicaraguayennes, Olimpia Zúniga Vallecillo (Managua, 1956) nous offre dans ce roman une vision désenchantée de la réalité.
La corrida et le rodéo, les deux seuls affrontements homme-bovin mondialement connus, sont de lointains cousins dont les relations historiques et formelles interrogent tes processus de transformation de la culture entre l'Europe et l'Amérique. Cette étude de géographie culturelle envisage toutes les pratiques tauromachiques, des courses de taureaux du sud-ouest européen à l'immense famille des rodéos nord et sud-américains. Les jeux, les fêtes et les spectacles sont analysés comme des marqueurs territoriaux et comme des moyens d'expression identitaire qui prennent forme et signification les uns par rapport aux autres. Il en résulte une mosaïque territoriale complexe où les relations homme-bovin véhiculent des sentiments d'appartenance dont les clivages et les solidarités s'expriment à l'échelle d'une aire culturelle transatlantique. Ces pratiques, rurales et urbaines, populaires et savantes, témoignent aussi d'un processus de construction territoriale où se relaient deux temps forts de la mondialisation occidentale : l'impérialisme ibérique, contemporain de ta colonisation : de l'Amérique à partir du XVIe siècle, et l'hégémonie culturelle étasunienne qui s'affirme dès le milieu du XIXe siècle.