Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
SUENO EN PUNTO DE MIRA UN REVE EN POINT DE MIRE
ZUNIGA VALLECILLO OL
INDIGO
21,00 €
Épuisé
EAN :9782352600749
Emporté par les idéaux révolutionnaires des années 70 du Nicaragua somoziste, Marina, belle jeune femme de 20 ans, est pleine de rêves à réaliser. Elle intègre l'insurrection contre une des plus vieilles dictatures de l'Amérique Centrale. Sous le pseudonyme de "La Waika" qui, dans la langue des garifonas, signifie "appendice, ou celle qui marche au denier rang", elle participe a la lutte année avec les idéaux d'une jeune femme dans un pays donné par un machisme effréné. Elle en sortira abusée sexuellement, utilisée et exploitée par les marchands de rêves. Marina est comme ces innombrables femmes qui ne figurent pas dans les livres d'Histoire et qui s'engagèrent dans les révolutions conçues par les hommes, telle Olympe de Gouges (1748-1793), active militante de la Révolution française qui fut guillotinée dans le "Pays des droits de l'homme", laissant comme legs la "Déclaration des droits de la femme et de La citoyenne" de 1792. Dans un style simple mais plein de poésie, de saveurs et de couleurs nicaraguayennes, Olimpia Zúniga Vallecillo (Managua, 1956) nous offre dans ce roman une vision désenchantée de la réalité.
Espace de belligérance, la Caraïbe rassemble des territoires impériaux discontinus et précaires. Dans les villes coloniales, la milice constituait souvent la principale force armée pour la défense du territoire et pour la police urbaine, en particulier la police des esclaves. Ce livre porte sur les miliciens noirs et mulâtres de ces villes caribéennes, gardiens d'un ordre colonial qui mobilise volontiers le lexique de la couleur pour dire les hiérarchies sociales. Ils servaient fréquemment dans des compagnies séparées et commandées par des officiers de couleur. La séparation était un moyen de récompenser les élites de couleur locales tout en fixant des limites théoriques à leur ascension. En s'intéressant à ces miliciens et à ces officiers de couleur, l'ouvrage interroge le rôle et les significations de la couleur des hommes en milieu colonial, ainsi que l'émergence, la perpétuation et les limites des élites de couleur aux Amériques. Grâce à une approche multi-située, et sans minimiser l'extrême violence des sociétés coloniales, il s'affranchit des discours des acteurs, dans lesquels la couleur est omniprésente, pour disséquer les pratiques et les critères de classement, et ainsi rendre compte de la fabrique locale de la domination sociale.
Cruzar el charco, passer la mare : ainsi les Espagnols ont-ils désigné, pendant plus de trois siècles, la traversée de l'Atlantique. Pendant ces trois siècles, des hommes et des femmes ont changé leur ville ou leur village de Castille pour une résidence lointaine, tout comme des " Américains " sont souvent venus visiter la " mère patrie ". C'est grâce à eux que Santiago du Chili, dernière extrémité occidentale de l'Empire, s'est charnellement inscrite dans le vaste ensemble des domaines du Roi Catholique. Lieu de brassage des colons castillans - et en ce sens matrice d'un véritable " homme espagnol " - Santiago est aussi celui d'un intense métissage entre Africains, Indiens et Espagnols. Comment le groupe espagnol, malgré sa faiblesse démographique, est-il parvenu non seulement à se perpétuer et à s'élargir mais également à imposer ses valeurs à l'ensemble de la capitale chilienne ? L'histoire de cette hégémonie n'est pas celle d'une acceptation passive. Seul un équilibre tendu entre la violence de rapports sociaux issus d'une conquête sanglante et une attitude intégratrice à l'égard des populations africaines et amérindiennes a permis aux expatriés de Castille de réaliser aux " Indes " une société nouvelle. Cette composition précaire mais efficace, entre brutalité et ouverture, est le fondement même de la puissance des colons et de leurs descendants, contraints de conserver, par une savante politique d'alliances, tous les signes extérieurs de l'hispanité, emblème de leur suprématie. Cette stratégie complexe constitue le ressort essentiel de l'hispanisation profonde de la société santiaguine au 17e siècle - et l'une des clés pour comprendre le Chili d'aujourd'hui.
Dans cette anthologie sont réunis 118 écrivains femmes d'Amérique latine qui ont vécu ou vivent en France. Les seize nationalités représentées dans cette anthologie, illustrent la fascination qu'exerce la France sur les intellectuels latino-américains depuis le début du XIXème siècle. La France devient la patrie de ces femmes contraintes d'abandonner leur pays face à l'intolérance, l'exclusion sociale, le sexisme et la persécution politique. L'écrivaine mexicaine Elena Garro (1917-1998), auteure du récit Andamos huyendo Lola (1980), s'exile en France comme toute une génération de créatrices qui arrivent à Paris en pleine euphorie de la révolution culturelle de mai 68, où l'on lit Le deuxième sexe dans lequel Simone de Beauvoir examine la condition féminine selon les perspectives biologique et sociale et esquisse les voies qui mènent à la libération des femmes.
Le poète Juan Gelman vint à l'Université de Lille 3 en octobre 2004, répondant à l'invitation de chercheurs spécialistes de la littérature latino-américaine et de l'Institut Erasme (Maison des Sciences de l'Homme du Nord-Pas-de-Calais). Lors de ces conversations avec le public, il ponctua, avec son acuité et son efficacité singulières, les débats organisés sur son œuvre, et il offrit la lecture de ses poèmes. Le présent ouvrage n'est donc pas seulement une édition d'actes, mais le prolongement aux questionnements posés dans cette conversation collective et l'écho d'une poésie qui, merveilleusement lue par le poète, révélait son intelligence et la beauté de son univers lyrique. La première partie de l'ouvrage explore la mémoire inhérente à la matière poétique et par là même résistante aux douleurs des disparitions, des morts, des exils, des barbaries contemporaines, ainsi que la subversion du langage poétique que le poète pratique depuis Violin y otras cuestiones (1956). La deuxième partie est consacrée à l'œuvre journalistique du poète. Si elle ne peut avoir comme en poésie pour objet elle-même mais par définition le monde qui entoure le poète, elle maintient l'exigence d'un engagement à l'écriture, d'où l'extraordinaire cohérence entre la biographie personnelle et politique de Juan Gelman et l'entier de son œuvre. En fin de volume des entrevues du poète et un article parus initialement en Argentine. Ces documents nous ont semblé pertinents pour saisir la personnalité de Juan Gelman et prolonger sa présence parmi nous. Nous entendons approcher ainsi avec l'ensemble d'articles réunis dans ce volume, par le biais de leurs approches critiques différents, l'œuvre complexe et singulière d'un des plus grands poètes de la fin du XXe et du début du XXIe siècle en dialogue constant avec la poésie et des poètes du monde entier.
Sous le titre Robert Desnos, le poète libre, une journée d'étude a réuni huit intervenants à l'Université d'Amiens en mars 2006. Toute liberté dans le choix des sujets leur avait été laissée. Des affinités se sont dessinées entre certaines communications, ce dont ce volume témoigne.Il s'ouvre par trois réflexions consacrées à l'art poétique de Desnos avec Jacques barras, Robert Desnos dans le matin le plus matinal de la langue française, Pierre Lartigue, Robert Desnos et l'équation poétique, Jean-Luc Steinmetz Lanterne des "Veilleurs", sur les rapports de Desnos et Rimbaud.Il se poursuit par trois analyses sur des thèmes récurrents dans l'?uvre du poète, avec Mary Ann Caws, Desnos dans le noir (le noir intérieur et celui du cinéma), Marie-Claire Dumas, Robert Desnos ou la part de l'ombre (l'ombre portée et la hantise du double), Étienne-Alain Hubert, Robert Desnos ou "face à l'éternité".Il se clôt par deux études d'histoire littéraire, celle de Michel Murat, Le Phénomène futur, qui analyse l'inscription de la figure du poète dans le surréalisme, l'autre de Carmen Vâsquez Robert Desnos et la voix du grand large, qui le situe dans le milieu latino-américain de Montparnasse.En annexe figure la reprise, commentée par Pierre Lartigue, des articles des Lettres françaises consacrés au Dernier poème de Desnos.
Tant pis si mon livre n'est pas compris ou s'il l'est trop bien, se dit Carmen. Tant pis pour la pauvre Blanca, se dit-elle encore, mais il faut que le monde sache. Oui, je l'écrirai cette histoire. Il faut dire que, derrière le mal, il y a encore le mal. Un autre mal, absolu celui-là. Il faut dire que derrière les bourreaux, les violeurs, il y a d'autres hommes. Des hommes qui gardent les mains propres et le sourire, un grand sourire, un étrange sourire.