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Dramaturgie hugolienne. Hernani, Ruy Blas
Zaragoza Georges
DU MURMURE
15,30 €
Épuisé
EAN :9782915099270
On croit connaître le théâtre de Victor Hugo. Mais qu'en sait-on ? qu'en retient-on ? Des formules que l'on cite souvent par dérision : "Je suis une force qui va !", "ver de terre amoureux d'une étoile". Mais se donne-t-on la peine d'étudier ses drames en s'affranchissant de tous les préjugés que le temps a accumulés sur eux ? Son théâtre, pour peu qu'on lui fasse confiance, c'est-à-dire qu'on accepte les règles de son jeu, est une formidable opération spectaculaire mise au service de convictions morales et politiques toujours vibrantes, et qui ont encore tant à nous dire. Les drames de Victor Hugo ne sont pas des pièces de musée ou de vénérable bibliothèque. Elles sont vivantes, extraordinairement. Il suffit de bien vouloir s'exercer à les jouer pour mesurer combien elles sont admirablement faites pour le corps et la voix de l'acteur.
Résumé : Un quinquagénaire célibataire, atrabilaire et misanthrope, professeur de lettres bardé de certitudes surtout fondées sur le refus et l'isolement, est convaincu par sa famille, à l'occasion de son anniversaire, de prendre des vacances. Son cadeau ? Une semaine en demi-pension dans un hôtel de Rosas en Espagne. Cette destination est la parfaite illustration de ce qu'il méprise: la médiocrité satisfaite du tourisme imbécile. Une fois sur place, tout semble lui donner raison jusqu'à la présence d'une voisine de table pressante qu'il décide de mystifier par forfanterie. Mais il fait une découverte: sa chambre d'hôtel surplombe un jardin dans lequel, à heure fixe, une femme vient prendre nue un bain de soleil. Il décide d'acheter un appareil photo. Le spectacle de cette nudité inspire le voyageur solitaire, si bien que l'intrigue se resserre autour du corps de l'inconnue.
Mestre Zaragoza Marina ; Perez Magallon Jesus ; Ra
Ce volume rassemble l'ensemble des conférences prononcées lors du congrès international consacré à l'influence de saint Augustin en Espagne (XVIe-XVIIIe siècle) qui s'est déroulé à l'Ecole normale supérieure de Lyon du 24 au 27 novembre 2010. Il s'inscrit dans le cadre du programme ANR-07-JCJC-0129, dirigé par Marina Mestre Zaragoza et Philippe Rabaté et clôt, après la parution de trois numéros de la revue Criticon (107, 111-112, 118), un cycle de publications sur ce même thème. Les 23 contributions de cet ouvrage portent sur les combats et controverses autour de la réappropriation de l'autorité augustinienne, sur l'importance de l'oeuvre de l'évêque d'Hippone dans la volonté, présente chez de nombreux auteurs modernes, d'offrir une pensée rénovée du monde et, enfin, sur l'influence de l'oeuvre de saint Augustin dans la constitution d'une esthétique chez des écrivains comme sainte Thérèse d'Avila, Miguel de Cervantès, Lope de Vega ou Calderon de la Barca.
Le nom de Molière est connu de tous, intimement associé au genre théâtral; et pourtant, bien des zones d'ombre subsistent dans sa biographie. De son enfance et de sa vie errante de comédien en province, nous sommes souvent réduits à des conjectures. Ces incertitudes ont été le terreau de légendes qui ont fleuri autour de plusieurs questions non résolues, la plus irritante étant l'origine de ce pseudonyme qui a fait de Jean-Baptiste Poquelin le plus illustre des hommes de théâtre français. Pour ce qui est de la période où il sert le roi Louis XIV, nous sommes mieux renseignés sur ses activités mais toujours aussi peu sur l'homme privé. Une évidence s'impose cependant: son métier de comédien et de chef de troupe est inséparable de son identité.
La poésie d'Ausiàs March est un univers poétique sombre. Ecrite à la première personne, elle est habitée par un moi qui, tel un nouvel Adam, s'est révolté contre son Créateur en lui préférant sa dame et l'amour tout charnel qu'il lui porte. Par ce nouveau péché originel, le moi devient amador : son être en est profondément modifié, et il mérite le châtiment de ceux qui osent contrevenir à l'ordre divin. Déchu de son humanité, il se sait condamné. Pourtant, chez lui, dans un mouvement d'orgueil stupéfiant, le châtiment sera auto-dispensé et auto-imposé : l'être marchien sera exclu du monde des hommes et ne trouvera plus d'existence que par sa parole, douloureusement lucide et puissante, obsessionnelle et exclusive. La poésie marchienne se révèle ainsi comme le seul lieu d'existence possible pour un moi à l'orgueil hyperbolique, capable par son cri poétique de dresser à travers les siècles, pour l'éternité, son être d'amador.
La trilogie originale de Star Wars opère une véritable refondation du genre où elle s'inscrit, le "Space Opera" . Elle recombine en une synthèse originale les motifs et les thèmes mais aussi l'iconographie et les enjeux narratifs et idéologiques. Pour comprendre cette somme qui a défini une nouvelle époque de la culture populaire, il faut retracer la longue route qui mène des pulps et des serials à Tatooine et l'Etoile Noire, celle-là même qu'entreprit le jeune George Lucas, né, ironiquement l'année même où le terme "space opera" reçoit son intronisation dans la Fancyclopedia de Jack Speer (1944). Ce terme allait présider à son Grand oeuvre...
Nos héros contemporains sont dabord des héros masqués, doués de pouvoirs surnaturels et anormaux, aimant à jouer de leur hyper-puissance technique et technologique. Que sont donc nos héros devenus ? Par quels mécanismes gratifiants réussissent-ils à transformer leur condition héroïque ? Dans quelle mesure également sont-ils à même de faire de grandes oeuvres de celles, diverses, qui les accueillent (romans, blockbusters, comics, romans-graphiques ou séries télévisées). Ce sont à ces questions que les différents articles de cet ouvrage tentent de répondre en croisant ces nouveaux champs de recherches que sont les cultural studies, les humanités numériques, les TV studies, etc.
Résumé : La hache apparait au néolithique. Elle est robuste, facile à fabriquer et à utiliser, et si elle a pu changer, sa forme reste reconnaissable entre toutes. Au contraire de l'épée, cette arme n'est pas auréolée de merveilleux. C'est une arme plus terre-à-terre, populaire, qui a plus de prestige que le couteau ou le bâton. Elle est à la fois outil et arme. Néanmoins, elle peut accompagner l'homme puissant dans la tombe. Alors synonyme de prestige et d'autorité, cette arme devient le support de décorations en rapport avec la position sociale de son propriétaire. Un faisceau de ramifications s'organise autour des multiples dimensions de cet objet : historiques, symboliques... et pop culturelles.
Résumé : On peut lire ce récit comme un plaidoyer pour une sexualité qui soit un espace de rencontre, de joie et de liberté, plutôt que l'arène qu'elle est si souvent, dans laquelle sont négociés plus ou moins consciemment des rapports de force et des identités désespérément genrées. Paradoxalement, les femmes y sont quasiment inexistantes. Et c'est bien là le problème : sur le terrain du sexe, les hommes et leurs bites sont partout, ne laissant que peu de place aux femmes, à leurs désirs et à leur plaisir. Osons donc croire que ce livre parlera à ces dernières, qu'il participera à ce qu'elles se sentent moins seules et moins coupables. Oui Madame veut donner envie à celles qui en ont besoin de se réapproprier leur sexualité. Il est à craindre que beaucoup d'hommes lui réservent une levée de boucliers. Ce témoignage d'une colère légitime n'est pourtant pas une déclaration de guerre. Il ne s'agit là que de provoquer ce désir profond que les hommes et les femmes puissent se côtoyer en paix.