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Le style de l'inconscient. Place du réel dans la clinique du sujet
Zapata Luz
INSU
18,00 €
Épuisé
EAN :9782490743100
Que ce soit dans la cure ou dans la clinique, dans l'enseignement ou dans la recherche, la psychanalyse s'est intéressée de tous temps aux rapports du sujet aux phénomènes de langage et aux processus créatifs à l'oeuvre dans l'inconscient, mais aussi dans l'art, vus comme des façons de traiter le réel. Enseigner la psychanalyse à l'université revient à transmettre un savoir là-dessus, et à placer la psychanalyse en soustraction de ce savoir. Par les traces du trauma chez Freud ou de la béance causale comme coupure chez Lacan, la névrose se raccorde à un réel : il s'agit d'un rendez-vous avec l'Autre dont émerge le sujet comme réponse. On peut voir deux manières d'appréhender le réel en psychanalyse, deux types d'interprétation par la construction ou par la coupure, la scansion ou l'énigme. Que ce soit par le symptôme et l'expérience esthétique à laquelle peut être sensible tout névrosé, ou par la création, un style peut être reconnu à l'inconscient.
Le phénomène religieux, présent à toutes époques et en tous lieux, ne laisse personne indifférent. Devant lui, l'homme moderne ressent toute une panoplie de sentiments : il peut se sentir fasciné, concerné ou simplement intéressé, mais aussi agacé, mal à l'aise ou exaspéré. Il y a aujourd'hui, comme il y a eu toujours, des croyants et des athées, des libres penseurs et des fanatiques et on peut affirmer que rare est l'homme qui, à un moment ou un autre de sa vie, ne se sent confronté avec le phénomène de la croyance. Par croyance on entend non seulement l'ensemble des dogmes imposés de l'extérieur par les religions officielles, mais surtout le besoin de croire qui existe à l'intérieur de chaque homme. Confrontés à cette réalité extérieure ou intérieure, les hommes l'acceptent, la refusent ou essayent de l'ignorer. La science analytique, devant ce phénomène reconnaît aussi ses limites, elle nous accompagne au seuil du questionnement sur Dieu, sans prétendre donner à notre place une réponse métaphysique à la question. Le psychanalyste doit donc accompagner son analysant jusqu'au questionnement de sa propre croyance, mais sans lui imposer ce qu'il doit croire ou non. Cela ne veut pas dire que le clinicien n'a pas une idée personnelle sur la croyance, comme tout être humain il a été amené à élaborer sa propre réponse, mais son propos en tant qu'analyste n'est nullement de dire " ce qu'il faut croire ", mais d'accompagner l'autre dans la recherche de sa réponse, même à la limite jusqu'à une " non-réponse ".
Dans un contexte social, politique et économique où triomphe la " morale " de l'état de fait - ce pragmatisme dont Bernanos disait qu'il était la " morale des salauds " - réduisant tous les phénomènes sociaux ou économiques à un modèle " naturel ", non seulement scientifiquement faux, mais aussi intellectuellement indigent, il convient de réaffirmer avec force le principe de la Liberté de l'Homme et des conséquences du primat de sa volonté, à savoir sa responsabilité historique. Une des instances par lesquelles cela est possible est l'éducation. Or, cette dernière se trouve elle aussi privée de repères tant sur le plan des idées que sur celui de la pratique enseignante. Dans cette ambiance qui réduit la pratique à ses seules activités, il devient vital de réaffirmer avec constance que toute pratique n'existe que dans un réseau de rapports. Et quoiqu'on veuille le taire, ces rapports nous renvoient à des systèmes de valeurs. La pratique enseignante n'échappe pas à cette vérité. Dès lors, il nous faut interroger ces valeurs et montrer de quelle façon les faire vivre. Pour qu'elles deviennent, non seulement la boussole des enseignants, mais qu'elles contribuent bien davantage à reconstruire des repères dans une société livrée à elle-même, société privilégiant ce que Hobbes plaçait en opposition à la civilisation : " une guerre de chacun contre chacun ".
Dans une cité peuplée d'enfants, une fillette est retrouvée sans vie... Au centre d'une petite ville noyée dans une Nuit éternelle, un cri de douleur retentit. Sur une grande place, juste en dessous d'un lampadaire vacillant, une enfant est allongée par terre... La cité des enfants, complètement hermétique au monde des adultes, se laisse envahir par la peur qu'a provoquée la mort d'une de ses habitantes. Les quartiers de la ville, autrefois unis, entrent alors en conflit : Sigfrid, prince des Singes de la Nuit, s'attaque aux Satines du Jour malgré les avertissements des Mains Sales du Crépuscule. Au centre de cette décadence ; Dragon, le dernier des frères, essaye de rétablir l'équilibre de la cité en retrouvant le meurtrier de la petite fille. Découvrez un univers étrange et déroutant dans ce thriller fantastique angoissant ! EXTRAIT Au centre d'une petite ville noyée dans une Nuit éternelle, un cri de douleur retentit. Des ombres projetées sur des murs bleu et blanc s'agitent. Sur une grande place, juste en dessous d'un lampadaire vacillant, une enfant est allongée dans une mare de sang. Ses cheveux châtains décoiffés lui couvrent une partie du visage. Son ventre est complètement déchiré. Elle n'a déjà plus la force de bouger, seules des larmes, qui coulent sur ses joues encore roses, et le bruit de sa faible respiration témoignent de sa vie. Des dizaines enfants s'agglutinent autour d'elle sans qu'aucun d'eux ne s'approche réellement. Les lumières jaunes de la ville, projetant leurs silhouettes sur le sol, plongent la petite fille allongée dans l'obscurité. A PROPOS DE L'AUTEUR Né à Saint-Etienne et élevé dans le sud de la France, Swann Zapata choisit de partir de l'autre côté du pays, à Lille pour entreprendre des études de cinéma. Influencé par la littérature, la musique, la peinture, mais aussi les sciences et la philosophie, une idée commence à germer dans sa tête : créer un conte contemporain, miroir de notre monde en constante évolution. Ce n'est qu'une fois baigné dans le brouillard et le vacarme parisien que le projet Il était une fois est né.
Résumé : L'Education nationale, premier employeur de France avec un effectif de un million de personnes, est une institution complexe dont les enseignants se sentent être une infime particule : énorme machine dont les enseignants eux-mêmes méconnaissent les rouages mais, surtout, dont ils se font souvent une fausse idée de son pouvoir, de ses buts et de ses moyens. C'est pour tenter de montrer cette complexité, de faire saisir les objectifs qui lui sont assignés, que cet ouvrage a été rédigé. Compilation lacunaire de textes officiels, d'ouvrages de référence, de connaissances personnelles glanées au long de vingt ans consacrés à l'enseignement d'abord, aux responsabilités administratives ensuite, à la recherche enfin. Il se veut ouvrage de synthèse, présentant l'énorme structure qu'est l'Education nationale. Il s'adresse à quatre types de publics. D'abord, aux étudiants qui ont l'intention de se destiner à l'enseignement. Ensuite à ceux qui ont déjà franchi le pas et qui, au sein de l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), vont se confronter aux épreuves d'admission. Aussi à ceux qui ayant réussi les épreuves des différents concours d'accès au professorat vont entrer pour la première fois dans l'Institution. Enfin, au public, aux parents curieux de cette Institution qui leur ravit leur progéniture neuf mois par an durant près de douze ans.
Sur nos écrans de télévision ou de cinéma, sur nos tables de chevet, les polars peuplent notre quotidien d'histoires mystérieuses et/ou sanglantes... Pourquoi une telle prolifération ? A quoi répond-elle ? Chaque époque a vu surgir des genres littéraires en lien avec ses préoccupations profondes. Si le XXème siècle est celui de l'émergence du roman policier comme de la psychanalyse, n'y a-t-il pas lieu de s'interroger sur ce qui, du "malaise dans la civilisation" contemporain, fait écho de l'un à l'autre ? C'est ce que l'auteur nous propose dans cet essai. Avec comme indice le troisième élément : le discours capitaliste...
Ce recueil est composé de petits textes écrits par lauteur dans une période bien précise, entre ses deux expériences de passe, moment analytique bien particulier. Ces poèmes, disons le mot, sont autant dévocations de fragments de vie, dinstants fugaces imprégnés de la texture de l'inconscient. Ils sont scandés par des tableaux, oeuvres dune artiste plasticienne, donnant ainsi à ce recueil l'occasion de conjoindre art, entre poésie et peinture, et psychanalyse.
Comment me pencher sur l'objet, sur le vivant, sur l'humain qui vient me voir ? Justement, en tenant compte qu'il n'a de consistance que dans mon expeÌrience avec lui, dans l'acte ouÌ je m'inteÌresse, ouÌ je me penche vers lui. C'est la question que soutient Christian Fierens, tout du long dans ces Ateliers d'Athènes. Le style et la progression des questions abordées font le mérite de cet ouvrage. L'auteur y revisite les questions cruciales qu'une cure psychanalytique soulève. Avec un grand souci didactique il en éclaire les enjeux et avertit des écueils. On relève, entre autres, le triptyque Flotter-Fixer-Inventer qui fournit une lecture intéressante de "l'attention également flottante" et la démonstration de l'enjeu de deux approches différentes quant à la finalité de la psychanalyse. Pour lui il s'agit de soutenir la dynamique de la relance plutôt que de miser sur la structure du fantasme. Il apporte un précieux maillage entre la découverte Freudienne - le refoulement, l'appareil psychique, l'identification, le sujet - et la topologie Lacanienne dont il démontre l'utilité et les limites. Les derniers ateliers se concentrent sur l'objet a qui "bouleverse la pratique de la psychanalyse pour en faire une pratique bouleversante" puisqu'il dynamise tout le développement de la cure jusqu'à l'objet vocal.
L'ouvrage présente deux textes écrits par Michel Lapeyre à quelques années d'intervalle. Tous deux mettent en avant ce qui fait la spécificité de l'être humain (singularité, langage, inconscient, désir...), que la psychanalyse s'attèle à soutenir notamment face aux attaques du capitalisme néolibéral et à ses effets délétères sur le lien social. Le premier texte présente le cours magistral dispensé par Michel Lapeyre à l'U. F. R. de psychologie de l'Université Toulouse le Mirail (devenue depuis Université Jean Jaurès), entre les années 1995 et 1999 sur La méthode clinique. La psychanalyse, en soutenant ce qu'il y a d'irréductible en chacun, s'en servant pour renouveler l'éthique, le savoir et le lien social, et aussi comme ressort de l'acte du sujet, donne à la clinique son orientation. S'il est une dimension thérapeutique à la cure, c'est celle de prendre soin de quelqu'un qui souffre, d'accueillir sa singularité, dans le respect de ce qu'il amène d'imprévu, non réductible à ses déterminations ni à aucun savoir qui aurait valeur d'universel, et de faire confiance à l'acte de parole, pour permettre au sujet de rejoindre sa propre exceptionnalité, l'usage à en faire et la responsabilité qui lui en revient. L'intervention du clinicien a une portée d'acte : celui d'éveiller la cause pour son patient. La construction de cas mettra en avant ce qui se dégage dans une cure, permettant ainsi un regard critique sur la pratique, participant à une révision de la théorie, tout en offrant un mode de diffusion de la psychanalyse. Le deuxième texte examine le savoir du psychanalyste, savoir à partir duquel il opère dans la cure. Quel est-il ? Il ne s'agit pas ici d'une accumulation de connaissances, mais d'un savoir qui se réinvente à chaque cure et qui inclut en lui-même un point de non savoir. Il y a un impossible à savoir, du non-savoir avec lequel le psychanalyste sait y faire. Il s'appuie sur le processus d'humanisation et se connecte à la substance humaine, pour permettre au sujet de sortir de la foule et d'assumer sa singularité, via le symptôme, dans un lien social renouvelé, c'est-à-dire inscrit, depuis sa position singulière, dans le collectif.