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Transmission de la psychanalyse. Les Ateliers d'Athènes volume 1
Fierens Christian
INSU
27,00 €
Épuisé
EAN :9782490743162
Comment me pencher sur l'objet, sur le vivant, sur l'humain qui vient me voir ? Justement, en tenant compte qu'il n'a de consistance que dans mon expeÌrience avec lui, dans l'acte ouÌ je m'inteÌresse, ouÌ je me penche vers lui. C'est la question que soutient Christian Fierens, tout du long dans ces Ateliers d'Athènes. Le style et la progression des questions abordées font le mérite de cet ouvrage. L'auteur y revisite les questions cruciales qu'une cure psychanalytique soulève. Avec un grand souci didactique il en éclaire les enjeux et avertit des écueils. On relève, entre autres, le triptyque Flotter-Fixer-Inventer qui fournit une lecture intéressante de "l'attention également flottante" et la démonstration de l'enjeu de deux approches différentes quant à la finalité de la psychanalyse. Pour lui il s'agit de soutenir la dynamique de la relance plutôt que de miser sur la structure du fantasme. Il apporte un précieux maillage entre la découverte Freudienne - le refoulement, l'appareil psychique, l'identification, le sujet - et la topologie Lacanienne dont il démontre l'utilité et les limites. Les derniers ateliers se concentrent sur l'objet a qui "bouleverse la pratique de la psychanalyse pour en faire une pratique bouleversante" puisqu'il dynamise tout le développement de la cure jusqu'à l'objet vocal.
Depuis son introduction, en 1914, dans le champ de la psychanalyse, la notion de narcissisme n'a cessé de constituer un des pôles d'élaboration clinique et théorique dans le champ de la pratique psychanalytique. Mais aussi au-delà, dans ceux de la psychopathologie, de la psychologie clinique, voire dans l'ensemble des sciences de l'homme et de la culture... au point de supplanter parfois et de façon indue le concept d'inconscient lui-même. Cet ouvrage en 8 chapitres est précédé d'un prologue intitulé " Le narcissisme victime de son succès ? ", qui plante le décor et situe très précisément le problème : celui des raisons et des conséquences de l'introduction et de la promotion d'un concept décisif, celui de narcissisme, dans le champ de la clinique et de la rationalité psychanalytique. Après une réflexion autour du travail de Freud sur la question du narcissisme, ce livre s'attache à montrer l'apport du concept de narcissisme à l'intelligence de phénomènes cliniques aussi divers que l'esthétique et la perversion, la psychose, ou d'élaborations doctrinales : la dualité pulsionnelle, la libido, l'Idéal du moi. Le dernier chapitre conclut et ouvre sur la nécessité d'une nouvelle réflexion qui arrache le narcissisme aux deux grandes tendances auxquelles elle est encore de nos jours réduite : pathologique, virant à la personnalité et à la psychose, ou normale, renvoyant à la souffrance de toute âme et de toute réflexion.
Résumé : "Il ne reste aucune autre possibilité que de communiquer les choses aussi imparfaitement et aussi incomplètement qu'on les sait et qu'on est en droit de les rapporter. Les bribes de connaissance ici offertes, si péniblement mises au jour, peuvent bien produire un effet peu satisfaisant, mais le travail d'autres investigateurs peut bien s'y rattacher, et l'effort commun pourra assurer la réussite d'une entreprise qui est peut-être trop lourde pour l'individu isolé"(Freud, L'homme aux rats). Le présent volume est la réimpression de la transcription de deux cours déjà publiés dans les "Cahiers du Cepsy".
La psychanalyse existe-t-elle ? Si oui, quelle est sa consistance ? Ni son extension socioculturelle, ni l'amoncellement des vignettes cliniques ne répondent de la psychanalyse. Le livre met entre parenthèses ces deux perspectives au profit d'un travail sur la logique propre de l'inconscient. Qu'est-ce que l'inconscient ? Pour répondre à la question, la psychanalyse ne se donne qu'une seule méthode : l'association libre. L'analysant est la mise en acte de l'association libre. Mais comment marche ce sujet défini par l'association libre ? A quatre pattes le matin, à deux le midi, à trois le soir ? OEdipe peut bien y retrouver l'homme, l'analysant quant à lui dépend bien plus d'une logique que d'une schématisation oedipienne. Le psychanalyste devra se défaire de bien des préjugés pour pouvoir porter la pratique de l'association libre. Il devra se défaire de la démarche diagnostique pour entendre l'analysant comme exceptionnel. Il devra se défaire de toutes les schématisations rassurantes pour ouvrir le champ de la parole. Il devra remettre en question ses conceptions de la psychose et de la négation. C'est à ce prix seulement que la logique de l'inconscient pourra se différencier d'une logique de connaissance de la réalité, pour ouvrir une pratique du signifiant qui produit un sujet toujours nouveau. Car le signifiant n'est pas un indice des choses. Il crée la différence à partir du même. Puisé dans une langue, il s'emploie à toujours dire autre chose. Cette déformation continuelle du signifiant, cette différence diachronique est la grammaire de l'inconscient. Elle impliquera toute une logique.
II faut prendre le désir à la lettre" (Lacan, La direction de la cure, P. 620). Le désir : "Subversion du sujet" : La lettre : "Lituraterre''. Le présent volume est la réimpression de la transcription de deux cours déjà publiés dans les cahiers du Cepsy.
L'ouvrage présente deux textes écrits par Michel Lapeyre à quelques années d'intervalle. Tous deux mettent en avant ce qui fait la spécificité de l'être humain (singularité, langage, inconscient, désir...), que la psychanalyse s'attèle à soutenir notamment face aux attaques du capitalisme néolibéral et à ses effets délétères sur le lien social. Le premier texte présente le cours magistral dispensé par Michel Lapeyre à l'U. F. R. de psychologie de l'Université Toulouse le Mirail (devenue depuis Université Jean Jaurès), entre les années 1995 et 1999 sur La méthode clinique. La psychanalyse, en soutenant ce qu'il y a d'irréductible en chacun, s'en servant pour renouveler l'éthique, le savoir et le lien social, et aussi comme ressort de l'acte du sujet, donne à la clinique son orientation. S'il est une dimension thérapeutique à la cure, c'est celle de prendre soin de quelqu'un qui souffre, d'accueillir sa singularité, dans le respect de ce qu'il amène d'imprévu, non réductible à ses déterminations ni à aucun savoir qui aurait valeur d'universel, et de faire confiance à l'acte de parole, pour permettre au sujet de rejoindre sa propre exceptionnalité, l'usage à en faire et la responsabilité qui lui en revient. L'intervention du clinicien a une portée d'acte : celui d'éveiller la cause pour son patient. La construction de cas mettra en avant ce qui se dégage dans une cure, permettant ainsi un regard critique sur la pratique, participant à une révision de la théorie, tout en offrant un mode de diffusion de la psychanalyse. Le deuxième texte examine le savoir du psychanalyste, savoir à partir duquel il opère dans la cure. Quel est-il ? Il ne s'agit pas ici d'une accumulation de connaissances, mais d'un savoir qui se réinvente à chaque cure et qui inclut en lui-même un point de non savoir. Il y a un impossible à savoir, du non-savoir avec lequel le psychanalyste sait y faire. Il s'appuie sur le processus d'humanisation et se connecte à la substance humaine, pour permettre au sujet de sortir de la foule et d'assumer sa singularité, via le symptôme, dans un lien social renouvelé, c'est-à-dire inscrit, depuis sa position singulière, dans le collectif.
Dans ce livre, produit d'un séminaire tenu en 2020-2021, l'auteur poursuit sa recherche sur l'articulation de la Chose et de l'objet (a), avec l'hypothèse que l'invention par Lacan de cet objet répond à une nécessité pour dépasser le roc de la castration et ouvrir ainsi vers une autre fin de l'analyse. En gardant le fil de la constitution du sujet, Isabelle Morin revient sur les textes de Freud qu'elle croise avec ceux de Lacan et construit peu à peu, pas à pas, un parcours qui va de la différenciation de la Chose et de l'objet (a) à la mise en fonction de l'objet dans sa double valence, objet cause du désir et objet plus-de-jouir comme ce qui animer la structure du sujet, l'inscrit du côté du vivant.
Qui est cette femme à la démarche si singulière ? Que dit-elle au Dr Janet qui le tient ainsi en haleine ? Au début du 20e siècle, à la Salpêtrière, Madeleine Lebouc bouscule, intrigue, mobilise les savoirs de l'époque. Emissaire de Dieu, elle explique et annonce son envol prochain vers celui-ci, préfiguré par sa démarche digitigrade. Aux raisonnements et mesures scientifiques que lui oppose Janet, Madeleine rétorque qu'une balance ne fait pas le poids face à la volonté divine ! Le réel ne se mesure pas à l'aune de la réalité. Au-delà des dialogues savoureux et pleins de petites touches d'humour qui convoquent les réalités scientifiques et sociales de la fin 19e/début du 20e, se perçoivent dans cette fiction la force du transfert entre Madeleine et Janet et la possibilité, ainsi que l'avance l'auteur, "d'approcher ce qui, de son histoire, est imprenable autrement que par ce que précisément la fiction permet".
Ce recueil est composé de petits textes écrits par lauteur dans une période bien précise, entre ses deux expériences de passe, moment analytique bien particulier. Ces poèmes, disons le mot, sont autant dévocations de fragments de vie, dinstants fugaces imprégnés de la texture de l'inconscient. Ils sont scandés par des tableaux, oeuvres dune artiste plasticienne, donnant ainsi à ce recueil l'occasion de conjoindre art, entre poésie et peinture, et psychanalyse.