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Pratiques enseignantes : agir au servir des valeurs
Zapata Antoine ; Dupuis Pierre-André
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782296092815
Dans un contexte social, politique et économique où triomphe la " morale " de l'état de fait - ce pragmatisme dont Bernanos disait qu'il était la " morale des salauds " - réduisant tous les phénomènes sociaux ou économiques à un modèle " naturel ", non seulement scientifiquement faux, mais aussi intellectuellement indigent, il convient de réaffirmer avec force le principe de la Liberté de l'Homme et des conséquences du primat de sa volonté, à savoir sa responsabilité historique. Une des instances par lesquelles cela est possible est l'éducation. Or, cette dernière se trouve elle aussi privée de repères tant sur le plan des idées que sur celui de la pratique enseignante. Dans cette ambiance qui réduit la pratique à ses seules activités, il devient vital de réaffirmer avec constance que toute pratique n'existe que dans un réseau de rapports. Et quoiqu'on veuille le taire, ces rapports nous renvoient à des systèmes de valeurs. La pratique enseignante n'échappe pas à cette vérité. Dès lors, il nous faut interroger ces valeurs et montrer de quelle façon les faire vivre. Pour qu'elles deviennent, non seulement la boussole des enseignants, mais qu'elles contribuent bien davantage à reconstruire des repères dans une société livrée à elle-même, société privilégiant ce que Hobbes plaçait en opposition à la civilisation : " une guerre de chacun contre chacun ".
La rupture radicale qui oppose et hiérarchise le savoir théorique et la pratique est devenue un moyen de légitimer le classement social des êtres humains et l'inéquité qui en découle. Mais au fond cette irréductible fracture n'est-elle pas un leurre ? Au contraire, le savoir ne constitue-t-il pas une unité dont la pratique serait la pierre fondatrice. En inversant ainsi la problématique classique, le clivage se constitue alors entre des pratiques de type "scientifique" et des pratiques de type professionnel ou quotidien. Chacune d'elles étant constitutive d'un type de savoir, savoir savant pour l'une, savoir quotidien pour l'autre, la question de la légitimation de ces types de savoir devient alors centrale et amène à s'intéresser à la façon dont se construisent les pratiques et les savoirs qui en découlent. La constitution d'une épistémologie des pratiques s'impose alors comme un instrument de recherche éclairant les processus professionnels et leur rendant leurs "lettres de noblesse".
C'est un parcours de quatre étapes avec deux reprises. Les étapes sont les blocs qui constituent peu à peu le passage du métier d'enseigner et d'instruire à la profession d'enseignant. Ce sont enseigner, former, chercher, analyser. Les reprises permettent d'envisager le parcours en léger décalage. Elles nous aident à interroger des notions essentielles pour penser l'élaboration de la profession à partir du métier. Les thèmes seront successivement "les métiers de l'humain" à l'issue des blocs enseigner puis former, "le double épistémologique" après analyser pour déboucher sur la professionnalité d'enseignant, de formateur et de formateurs de formateurs. Le travail rend compte de la complexité des liens qui s'établissent entre les éléments hétérogènes d'un parcours. Le livre est un mouvement de passage du métier à la profession. Trois questions le traversent et le contiennent : Comment des savoirs épars peuvent-ils contribuer à la construction d'une identité singulière ? Comment dans les métiers de l'humain, l'espace personnel tutoie-t-il l'espace professionnel ? Comment celui-ci engage-t-il celui-là et réciproquement dans une perspective de développement de soi ?
Et si votre contrat de travail se transformait en... (mais on ne vous dira pas en quoi ! ) Une chose est sûre : un jour, je vais étrangler Aiden Graves. Mon mobile ? Pendant deux ans, j'ai été l'assistante multitâche de ce grossier personnage pour lequel je me pliais en quatre, sans jamais un bonjour ni un merci en retour ! Exigeant, entêté, vegan, et aussi aimable qu'une porte Fermée ? n'importe quelle fille l'aurait plaqué et c'est ce que j'ai fait (avec un pincement au coeur, j'avoue). Et cet ingrat n'a pas eu un mot pour me retenir... Alors, vous n'imaginerez pas une seconde ce qu'il est venu faire chez moi aujourd'hui. Et encore moins ce qu'il a en tête ! ...
Le phénomène religieux, présent à toutes époques et en tous lieux, ne laisse personne indifférent. Devant lui, l'homme moderne ressent toute une panoplie de sentiments : il peut se sentir fasciné, concerné ou simplement intéressé, mais aussi agacé, mal à l'aise ou exaspéré. Il y a aujourd'hui, comme il y a eu toujours, des croyants et des athées, des libres penseurs et des fanatiques et on peut affirmer que rare est l'homme qui, à un moment ou un autre de sa vie, ne se sent confronté avec le phénomène de la croyance. Par croyance on entend non seulement l'ensemble des dogmes imposés de l'extérieur par les religions officielles, mais surtout le besoin de croire qui existe à l'intérieur de chaque homme. Confrontés à cette réalité extérieure ou intérieure, les hommes l'acceptent, la refusent ou essayent de l'ignorer. La science analytique, devant ce phénomène reconnaît aussi ses limites, elle nous accompagne au seuil du questionnement sur Dieu, sans prétendre donner à notre place une réponse métaphysique à la question. Le psychanalyste doit donc accompagner son analysant jusqu'au questionnement de sa propre croyance, mais sans lui imposer ce qu'il doit croire ou non. Cela ne veut pas dire que le clinicien n'a pas une idée personnelle sur la croyance, comme tout être humain il a été amené à élaborer sa propre réponse, mais son propos en tant qu'analyste n'est nullement de dire " ce qu'il faut croire ", mais d'accompagner l'autre dans la recherche de sa réponse, même à la limite jusqu'à une " non-réponse ".
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.