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LES GENS DU PARFUM
ZAOUI AMIN
SERPENT A PLUME
14,15 €
Épuisé
EAN :9782842613884
On appelle les femmes de cette ville les abeilles ou les pigeons. Elles sont séduisantes et toutes cultivent des carrés de jasmin, de menthe sauvage, de lycopode, de lierre, de lavande, de laurier, d'iris, de liseron et en cachette des hommes une plante rare, " la jalousie ". La jalousie est une fleur qui ne pousse qu'à Nedroma ou Rayhana, qu'importe. Je suis jaloux. Tout le monde est jaloux ! Othello, lui aussi, était jaloux. Après avoir appris la nouvelle de la mort de son père, Hazar, jeune ingénieur spécialisé dans le traitement des dattiers du sud, retourne dans sa ville natale. Dans la maison où il a grandi, il revoit Sara, sa belle-mère juive, seconde femme de son père, toujours belle, jeune et désirable. De l'une des chambres provient la voix de sa demi-sœur, Aya, frappée de malédiction car de mère juive et séquestrée pour avoir été violée par Hazar des années plus tôt. Et toute la mémoire de cette maison, où la jalousie a infusé dans les parfums d'encens, lui revient la cohabitation entre les épouses toutes deux tisseuses, ses six sœurs cuisant dans la frustration, son demi-frère hermaphrodite Isaac... Tout comme La Soumission et Haras de femmes, Les Gens du parfum est une nouvelle variation poétique et musicale sur le thème du désir étouffé, du désir interdit dans une famille arabe.
Résumé : Les rêves de Jackson Zerbib se sont envolés : cinéaste en herbe, son ambition de devenir le futur Spielberg de banlieue a échoué. Confronté à la réalité, il doit trouver un "vrai" travail. Et il va se concocter un CV de directeur financier hors pair. Bingo ! Jackson est recruté dans une start-up spécialisée dans les solutions médicales dont les bureaux parisiens sont équipés d'une cuisine digne de celle des plus grands chefs. Pour dissimuler son incompétence et conserver son poste, Jackson, fin gourmet, va métamorphoser son lieu de travail en restaurant étoilé. Entre fantaisie, humour et tendresse, ce roman pulvérise les codes sociaux, le productivisme à tout crin et rend hommage aux grands rêveurs.
Résumé : Tout sourit à Alfredo Scali, peintre ambitieux : il vient d'être repéré par un grand galeriste parisien et peut enfin se débarrasser de son conseiller Pôle Emploi ! Ses parents sont aux anges. Même Schmidt, le petit singe hérité de sa grand-mère, semble fier de lui. Et pour cause : le capucin malicieux, accro aux beignets à la pistache et à Starsky sans Hutch, est le véritable auteur des toiles ! Comment Alfredo va-t-il se sortir de cette situation ? D'une friterie belge aux plages paradisiaques de République dominicaine, il nous entraîne dans une aventure ubuesque. Avec sa galerie de personnages hauts en couleur et une belle palette d'humanité, ce roman réjouissant est un bijou de fantaisie.
En cachette je chantais quelques versets coraniques, ceux que j'avais appris en prêtant l'oreille aux cris des enfants qui récitaient à voix haute ce qui leur était écrit sur les tablettes. Surprise seule, la flûte entre les lèvres, chantant quelques courts versets, ma grand-mère me gifla. La voix d'une femelle ne doit jamais chanter la parole de Dieu. La femme est l'image humaine de Satan. Elle est éternellement sale. La nudité et la fornication ! La malédiction de Dieu et de son Prophète ! Ma grand-mère, celle qui m'avait giflée, vérifiait chaque mois, ou plutôt tous les vingt-huit jours, cela durait depuis mes premières règles, mon torchon : un morceau de tissu de laine découpé d'un vieux manteau placé entre mes cuisses pour recevoir le sang menstruel. " Au sud-ouest de La Mecque, sous un ciel de braise, dans une Arabie de ksars, de sable et de rocaille, où règnent des caïds despotiques entourés de femmes soumises et de chevaux, et des chefs de famille autoritaires, Balkiss met au monde une fille, Hager. La malédiction frappe et la fillette non désirée va incarner tous les péchés du monde et " pervertir " les relations familiales. Roman halluciné d'une famille en pleine déliquescence, dont les membres, hommes et femmes, recourent au Coran et à la poésie arabe pour justifier leurs comportements, Haras de femmes est la métaphore d'un déchirement entre le passé traditionnel aimé et la modernité dévastatrice, que symbolise la femme, victime expiatoire dans le monde arabo-musulman.
Au nom de la révolution socialiste, au nom de la patrie indépendante et libre des Roumis, ainsi de toutes formes et forces de répressions ou d'injustices sociales, nous annonçons, pour vous, jeunes appelés, descendants, postérité et prospérité de la révolution et héritiers de l'armée populaire nationale, que l'entrée au bordel Lac-Duc, rebaptisé bordel national J.B.K., est gratuite, pour toute la journée, jusqu'à minuit heure locale ! Cette grande journée de la nationalisation du bordel ressemble à celle de la nationalisation des hydrocarbures. Toutes les femmes nationalisées sont à votre disposition gratuitement et cela jusqu'à minuit. C'est le premier geste socialiste et progressiste de la part de l'Etat et des prostituées ne cessant de continuer leur combat d'honneur pour bâtir un pays développé et révolutionnaire et un citoyen équilibré et en bonne santé. " Roman violent et désespéré, La Razzia est l'histoire d'un bordel aimé, nationalisé, islamisé : l'Algérie, pays de cocagne et pays martyr, terre d'amour et terre de haine. L'auteur de la Soumission, poursuit ici sa quête d'une identité en lambeaux.
Sous le prétexte du roman, l'auteur a éprouvé le besoin de revenir aux sources de son adolescence, de la raconter telle qu'il l'avait vécue. Descendant d'un grand-père chinois, Jean-François Samlong est un enfant métis élevé par sa grand-mère, une sang-mêlé qui lui a transmis l'amour de la culture réunionnaise, tandis que l'école lui transmettait l'amour de la culture française. Cette double appartenance culturelle est au cour de ce roman. Au cour d'une île de l'océan Indien où l'expérience du métissage, de la machine à métisser, est quotidienne et a valeur d'identité, cimentée autant par l'empreinte historique française que par l'usage revendiqué du créole. Ce roman d'initiation, qui fait la part belle à la découverte de l'amour et aux jeux de l'érotisme, raconte aussi le quotidien du petit peuple de La Réunion. Relations avec les esprits, croyances populaires, rites immuables des lavandières transmis par l'infatigable grand-mère qui avait sa roche à laver (et à rêver) au bord de la rivière. L'écrivain se souvient aussi avec nostalgie de son grand-père auquel il s'est opposé au moment de la guerre du Vietnam, chacun défendant son camp. Ce qu'il regrette évidemment aujourd'hui. La jeunesse de Jean-François Samlong fut bercée par de douces et fortes présences féminines qui lui donnèrent le goût de continuer à vivre et d'entreprendre, et son rapport aux femmes a toujours été placé sous le désir de signer une trêve, de rétablir la paix, enfin. Un roman très réussi qui, par son style éblouissant et évocateur, est à mettre entre toutes les mains.
Biographie de l'auteur Roland Brival a vécu aux Antilles, aux États-Unis et en Angleterre, avant de s'installer à Paris. Ecrivain reconnu, il est l'auteur de douze romans publiés à ce jour. Il poursuit également une double carrière de musicien de jazz et de plasticien.
Le roman du drame qui déchire actuellement la Côte-d'Ivoire (pays nommé Zamba) et, au-delà, tous les pays où la population est prise en otage, lorsque le régime politique est instable, prévaricateur, et que des soulèvements incessants opposent, jusqu'à la barbarie, les différentes factions. Tanella Boni nous raconte le calvaire vécu par la narratrice en butte aux tracasseries de la police parallèle et de son chef le machiavélique Arsène K qui, l'assignant à résidence durant neuf mois, mettra " son âme en grossesse ". L'occasion pour elle de réfléchir sur le cours de son existence et de se remémorer les grandes figures des femmes de sa famille. Celle de sa mère en particulier, qui endura le pire de la part de son père. Ce qu'elle-même ne voulut pas, incapable de continuer à aimer Timothée, cet homme à femmes, toujours absent, n'assumant rien de ses infidélités constantes. Une satire pleine d'humour, parfois féroce, de la société ivoirienne prisonnière de ses démons : la pauvreté, l'ethnicisation, la violence, l'ivresse du pouvoir, les enfants-soldats meurtriers, les différents visages des matins et des nuits de couvre-feu lorsque la mort décime à l'aveugle les familles.