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LA RAZZIA
ZAOUI AMIN
SERPENT A PLUME
14,24 €
Épuisé
EAN :9782842611507
Au nom de la révolution socialiste, au nom de la patrie indépendante et libre des Roumis, ainsi de toutes formes et forces de répressions ou d'injustices sociales, nous annonçons, pour vous, jeunes appelés, descendants, postérité et prospérité de la révolution et héritiers de l'armée populaire nationale, que l'entrée au bordel Lac-Duc, rebaptisé bordel national J.B.K., est gratuite, pour toute la journée, jusqu'à minuit heure locale ! Cette grande journée de la nationalisation du bordel ressemble à celle de la nationalisation des hydrocarbures. Toutes les femmes nationalisées sont à votre disposition gratuitement et cela jusqu'à minuit. C'est le premier geste socialiste et progressiste de la part de l'Etat et des prostituées ne cessant de continuer leur combat d'honneur pour bâtir un pays développé et révolutionnaire et un citoyen équilibré et en bonne santé. " Roman violent et désespéré, La Razzia est l'histoire d'un bordel aimé, nationalisé, islamisé : l'Algérie, pays de cocagne et pays martyr, terre d'amour et terre de haine. L'auteur de la Soumission, poursuit ici sa quête d'une identité en lambeaux.
Résumé : Tout sourit à Alfredo Scali, peintre ambitieux : il vient d'être repéré par un grand galeriste parisien et peut enfin se débarrasser de son conseiller Pôle Emploi ! Ses parents sont aux anges. Même Schmidt, le petit singe hérité de sa grand-mère, semble fier de lui. Et pour cause : le capucin malicieux, accro aux beignets à la pistache et à Starsky sans Hutch, est le véritable auteur des toiles ! Comment Alfredo va-t-il se sortir de cette situation ? D'une friterie belge aux plages paradisiaques de République dominicaine, il nous entraîne dans une aventure ubuesque. Avec sa galerie de personnages hauts en couleur et une belle palette d'humanité, ce roman réjouissant est un bijou de fantaisie.
Ce qui se passe dans le monde arabe et dans le Maghreb est scandaleux. Et plus scandaleux encore notre silence, le silence arabe et le silence international. Ne rien faire est, d'une façon ou d'une autre, une sorte de participation à cette guerre qui tue le mot libre et les lettres lumineuses sur les feuilles et sur les lèvres de milliers, voire de millions de jeunes. Ne rien faire, c'est cautionner les crimes qui ravagent les femmes, les enfants, les hommes et les étrangers. Prendre le maquis du silence, c'est renforcer les rangs des " maquis des intégristes ", ennemis de la vie, de la beauté et de la liberté. Dans cette période, aussi critique que scandaleuse, La Culture du sang : fatwas, femmes, tabous et pouvoirs, essai sur et à propos de la censure, tente de témoigner, d'analyser et de débattre de la situation de la culture, des langues, du statut du créateur, des censures, des interdits, des assassinats et de l'exil des intellectuels arabes. Avec sa sensibilité de romancier, d'Algérien ayant eu à vivre et ayant toujours à vivre les déchirures de son pays (où il a choisi de retourner), Amin Zaoui évoque ce culte, cette culture du sang qui hante le monde arabe, que ce soit le sang des menstrues, le sang du sacrifice, le sang qu'on répand pour purifier. Il nous dit ainsi quelles violences résultent de cette culture.
On appelle les femmes de cette ville les abeilles ou les pigeons. Elles sont séduisantes et toutes cultivent des carrés de jasmin, de menthe sauvage, de lycopode, de lierre, de lavande, de laurier, d'iris, de liseron et en cachette des hommes une plante rare, " la jalousie ". La jalousie est une fleur qui ne pousse qu'à Nedroma ou Rayhana, qu'importe. Je suis jaloux. Tout le monde est jaloux ! Othello, lui aussi, était jaloux. Après avoir appris la nouvelle de la mort de son père, Hazar, jeune ingénieur spécialisé dans le traitement des dattiers du sud, retourne dans sa ville natale. Dans la maison où il a grandi, il revoit Sara, sa belle-mère juive, seconde femme de son père, toujours belle, jeune et désirable. De l'une des chambres provient la voix de sa demi-sœur, Aya, frappée de malédiction car de mère juive et séquestrée pour avoir été violée par Hazar des années plus tôt. Et toute la mémoire de cette maison, où la jalousie a infusé dans les parfums d'encens, lui revient la cohabitation entre les épouses toutes deux tisseuses, ses six sœurs cuisant dans la frustration, son demi-frère hermaphrodite Isaac... Tout comme La Soumission et Haras de femmes, Les Gens du parfum est une nouvelle variation poétique et musicale sur le thème du désir étouffé, du désir interdit dans une famille arabe.
Dans cet essai engagé, Ahmed Tessa, vieux routier de l'éducation nationale en Algérie, revient sur un sujet tabou : le statut de la langue française à l'école et à l'université algériennes. Sans jamais s'opposer à la langue arabe, il dénonce la précipitation dans laquelle la politique d'arabisation a été menée à partir de 1981. Ainsi que l'idéologie revancharde qui la sous-tendait. Faits et chiffres à l'appui, il examine les dégâts causés par le processus de dévalorisation systématique du statut scolaire de la langue française - sans pour autant occulter la fascination qu'a cette langue pour ses opposants auto-déclarés hypocritement. Ce livre courageux, cri de révolte et d'alarme contre la faillite du système éducatif en général, est un plaidoyer pour une école qui favorise le bilinguisme (voir le trilinguisme) précoce. Dans des passages consacrés à l'éducation interculturelle et à Albert Camus, il préconise la cohabitation harmonieuse des langues en présence en Algérie et ce, pour contribuer à "la paix des mémoires".
Editeur de Jules verne, mais aussi de Balzac, de George Sand, de Victor Hugo, Hetzel est au cœur de la littérature de son époque. Découvreur de talents, il n'hésite pas à "rewriter" les œuvres de ses auteurs. Il accueille des dessinateurs prestigieux tels Grandville, Gavarni et Gustave Doré, et fait travailler ses "reporters d'images" à l'illustration des Voyages extraordinaires de Jules Verne. Ignorant les frontières, il adapte des auteurs anglais et russes, invente le marketing éditorial, lutte contre la contrefaçon, lance les cartonnages de luxe. C'est le créateur de la littérature de jeunesse avec des ouvrages du Magasin des enfants, sa revue le Magasin d'Education et de Récréation et les Albums Stahl de Mademoiselle Lili. C'est aussi un auteur qui signe Stahl ou "un papa". Autodidacte, idéaliste, loyal et fidèle, résolument moderne, il contribue à l'instauration de la IIe République. Exilé après le coup d`Etat de 1851, il milite pour une éducation républicaine et laïque dont les lois de Jules Ferry assureront la consécration. Cette vie passionnée d'un homme aussi célèbre par ses colères que par son humour est racontée ici, illustrée par des cahiers hors texte et complétée par des annexes documentaires.
Biographie de l'auteur Roland Brival a vécu aux Antilles, aux États-Unis et en Angleterre, avant de s'installer à Paris. Ecrivain reconnu, il est l'auteur de douze romans publiés à ce jour. Il poursuit également une double carrière de musicien de jazz et de plasticien.
Sous le prétexte du roman, l'auteur a éprouvé le besoin de revenir aux sources de son adolescence, de la raconter telle qu'il l'avait vécue. Descendant d'un grand-père chinois, Jean-François Samlong est un enfant métis élevé par sa grand-mère, une sang-mêlé qui lui a transmis l'amour de la culture réunionnaise, tandis que l'école lui transmettait l'amour de la culture française. Cette double appartenance culturelle est au cour de ce roman. Au cour d'une île de l'océan Indien où l'expérience du métissage, de la machine à métisser, est quotidienne et a valeur d'identité, cimentée autant par l'empreinte historique française que par l'usage revendiqué du créole. Ce roman d'initiation, qui fait la part belle à la découverte de l'amour et aux jeux de l'érotisme, raconte aussi le quotidien du petit peuple de La Réunion. Relations avec les esprits, croyances populaires, rites immuables des lavandières transmis par l'infatigable grand-mère qui avait sa roche à laver (et à rêver) au bord de la rivière. L'écrivain se souvient aussi avec nostalgie de son grand-père auquel il s'est opposé au moment de la guerre du Vietnam, chacun défendant son camp. Ce qu'il regrette évidemment aujourd'hui. La jeunesse de Jean-François Samlong fut bercée par de douces et fortes présences féminines qui lui donnèrent le goût de continuer à vivre et d'entreprendre, et son rapport aux femmes a toujours été placé sous le désir de signer une trêve, de rétablir la paix, enfin. Un roman très réussi qui, par son style éblouissant et évocateur, est à mettre entre toutes les mains.