Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
HARAS DE FEMMES
ZAOUI AMIN
SERPENT A PLUME
14,15 €
Épuisé
EAN :9782842612757
En cachette je chantais quelques versets coraniques, ceux que j'avais appris en prêtant l'oreille aux cris des enfants qui récitaient à voix haute ce qui leur était écrit sur les tablettes. Surprise seule, la flûte entre les lèvres, chantant quelques courts versets, ma grand-mère me gifla. La voix d'une femelle ne doit jamais chanter la parole de Dieu. La femme est l'image humaine de Satan. Elle est éternellement sale. La nudité et la fornication ! La malédiction de Dieu et de son Prophète ! Ma grand-mère, celle qui m'avait giflée, vérifiait chaque mois, ou plutôt tous les vingt-huit jours, cela durait depuis mes premières règles, mon torchon : un morceau de tissu de laine découpé d'un vieux manteau placé entre mes cuisses pour recevoir le sang menstruel. " Au sud-ouest de La Mecque, sous un ciel de braise, dans une Arabie de ksars, de sable et de rocaille, où règnent des caïds despotiques entourés de femmes soumises et de chevaux, et des chefs de famille autoritaires, Balkiss met au monde une fille, Hager. La malédiction frappe et la fillette non désirée va incarner tous les péchés du monde et " pervertir " les relations familiales. Roman halluciné d'une famille en pleine déliquescence, dont les membres, hommes et femmes, recourent au Coran et à la poésie arabe pour justifier leurs comportements, Haras de femmes est la métaphore d'un déchirement entre le passé traditionnel aimé et la modernité dévastatrice, que symbolise la femme, victime expiatoire dans le monde arabo-musulman.
Dans Alger, sur fond sonore de lâchers de rafales, de cris, d'ordres policiers et de menaces permanentes, un homme comme tant d'autres s'efforce de vivre et d'aimer, avec une pudeur qui dément la rage de la guerre. La guerre ne cesse pas et, de deuil en deuil, use l'homme. Bientôt il ne s'agira plus que de s'enfermer chez soi en guettant les bruits dans l'escalier, ou de fuir. Tiraillé entre la peur et l'attachement à sa dignité, passant de l'un à l'autre, le narrateur brosse le tableau d'un monde peu à peu abandonné aux morts et à leurs assassins. Conçus comme un diptyque, ces courts romans, poignants, se font écho pour révéler la réalité des affrontements qui endeuillent l'Algérie. Un langage poétique se mêle à un ton très charnel, comme tentant à la fois de s'élancer au-dessus de la réalité vécue et de reprendre prise sur elle.
Pour tous les esprits créatifs frustrés de de ne pas avoir accès à des cours de céramique ou qui n'ont pas de four pour cuire leur modelage, pour tous ceux qui aiment les motifs et qui fabriquent eux-mêmes leurs petits cadeaux... cet ouvrage est pour vous ! Des assiettes, des bols, des tasses et autres petits pots bien sûr, mais aussi des vases, une déco murale, une lampe... et même des boucles d'oreilles ou un collier ! Découvrez 22 créations colorées et inspirantes, mêlant motifs simples ou très graphiques, aplats de couleur, dessins plus travaillés... à décliner à l'infini. Quelques pinceaux et pots de peinture pour porcelaine, un peu de vaisselle et... c'est parti !
Résumé : Les rêves de Jackson Zerbib se sont envolés : cinéaste en herbe, son ambition de devenir le futur Spielberg de banlieue a échoué. Confronté à la réalité, il doit trouver un "vrai" travail. Et il va se concocter un CV de directeur financier hors pair. Bingo ! Jackson est recruté dans une start-up spécialisée dans les solutions médicales dont les bureaux parisiens sont équipés d'une cuisine digne de celle des plus grands chefs. Pour dissimuler son incompétence et conserver son poste, Jackson, fin gourmet, va métamorphoser son lieu de travail en restaurant étoilé. Entre fantaisie, humour et tendresse, ce roman pulvérise les codes sociaux, le productivisme à tout crin et rend hommage aux grands rêveurs.
A seize ans, on m'a embarqué dans un camion et je me suis retrouvé dans un camp d'entraînement islamiste. Il y avait une fille, Laya. Une fanatique, une rebelle. Elle était séduisante. Elle ressemblait à ma cousine Sultana, celle qui criait « Suce-moi les seins! Suce-moi le sein! » quand nous faisions l'amour. Sauf que Laya ne voulait pas faire l'amour avec moi. Elle préférait écouter mes histoires. Le soir, nous fumions le haschich et je racontais. Parfois, des tirs éclataient. Des choses se sont passées en Algérie, je crois. Des émeutes, des séditions. Moi, je fumais et je racontais les mêmes histoires et pourtant chaque fois différentes. Dans mon village, on m'appelait « le poète ». Je tenais ça de mon père, qui avait oeuvré toute sa vie à traduire le saint Coran en berbère, la langue de l'amour et des oiseaux. Mon père était un fou. Comme moi. Poète et fou, c'est pareil.
Un proverbe algérien dit : " Accompagne le menteur jusqu'à la porte de sa demeure. " Latifa Ben Mansour nous offre dans ce livre " les clés des citadelles enfouies sous les monceaux de mensonges ". Elle entrouvre pour nous des portes secrètes et nous promène à travers les méandres de la langue arabe et les venelles d'une mémoire engloutie. A l'heure du " choc des civilisations ", elle s'emploie à venir à bout des remparts de la haine en ressuscitant des textes majeurs occultés. Qui a entendu parler du pacte de Médine, dicté et signé par le Prophète Muhammad en l'an 1 de l'hégire (623) - dans lequel il fixait les droits et les devoirs des tribus juives en terre musulmane - ou du pacte de Najran, scellé en l'an 10 (632) entre le Prophète Muhammad et les chrétiens du Yémen ? Qui sait que le Hidjaz, La Mekke et Médine furent dès l'aube de l'islam, le berceau de la poésie érotique, du chant et de la musique ? Qui connaît les " Perles du Hidjaz et des Quraych " : Sukaïna Bint Al Hussaïn et Aiche Bint Talha ? Elles furent les mécènes des poètes, des musiciens, des chanteurs et refusèrent de porter le voile. Sait-on encore que les femmes musulmanes peuvent exiger " Al'Usma : 1'impeccabilité " et la monogamie de leurs époux à la signature de leur contrat de mariage ? N'a-t-on pas oublié que l'émir Abd El Kader déclara le jihad aux musulmans de Syrie et du Liban pour sauver 12 000 chrétiens du massacre ? L'auteur nous replonge aux sources de la culture arabe et de la civilisation musulmane occultées par les mensonges qui génèrent l'ignorance et la violence. Elle convoque Kafka, Hannah Arendt, Saussure, Freud, Lacan, ainsi que les grands textes arabes profanes écrits par Abou Al Faradj Al Isfahani et les textes sacrés : le Coran et la Tradition du Prophète.
Editeur de Jules verne, mais aussi de Balzac, de George Sand, de Victor Hugo, Hetzel est au cœur de la littérature de son époque. Découvreur de talents, il n'hésite pas à "rewriter" les œuvres de ses auteurs. Il accueille des dessinateurs prestigieux tels Grandville, Gavarni et Gustave Doré, et fait travailler ses "reporters d'images" à l'illustration des Voyages extraordinaires de Jules Verne. Ignorant les frontières, il adapte des auteurs anglais et russes, invente le marketing éditorial, lutte contre la contrefaçon, lance les cartonnages de luxe. C'est le créateur de la littérature de jeunesse avec des ouvrages du Magasin des enfants, sa revue le Magasin d'Education et de Récréation et les Albums Stahl de Mademoiselle Lili. C'est aussi un auteur qui signe Stahl ou "un papa". Autodidacte, idéaliste, loyal et fidèle, résolument moderne, il contribue à l'instauration de la IIe République. Exilé après le coup d`Etat de 1851, il milite pour une éducation républicaine et laïque dont les lois de Jules Ferry assureront la consécration. Cette vie passionnée d'un homme aussi célèbre par ses colères que par son humour est racontée ici, illustrée par des cahiers hors texte et complétée par des annexes documentaires.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?