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SOMMEIL DU MIMOSA
ZAOUI AMIN
SERPENT A PLUME
15,94 €
Épuisé
EAN :9782842610432
Dans Alger, sur fond sonore de lâchers de rafales, de cris, d'ordres policiers et de menaces permanentes, un homme comme tant d'autres s'efforce de vivre et d'aimer, avec une pudeur qui dément la rage de la guerre. La guerre ne cesse pas et, de deuil en deuil, use l'homme. Bientôt il ne s'agira plus que de s'enfermer chez soi en guettant les bruits dans l'escalier, ou de fuir. Tiraillé entre la peur et l'attachement à sa dignité, passant de l'un à l'autre, le narrateur brosse le tableau d'un monde peu à peu abandonné aux morts et à leurs assassins. Conçus comme un diptyque, ces courts romans, poignants, se font écho pour révéler la réalité des affrontements qui endeuillent l'Algérie. Un langage poétique se mêle à un ton très charnel, comme tentant à la fois de s'élancer au-dessus de la réalité vécue et de reprendre prise sur elle.
J'aime faire l'amour avec des femmes mûres. Cela doit me venir de ma tante, la soeur jumelle de ma mère, qui m'a dépucelé. Dans la grange où nous nous retrouvions, elle criait fort le nom d'Allah au moment de jouir. Ensuite j'ai connu d'autres femmes. Toutes m'ont apporté des choses. L'alcool, le tabac, les livres des roumis. En plus du sexe. Je crois que je les aimais autant qu'il est possible d'aimer Allah lui-même. Mais ce n'était pas du goût de tous. L'Algérie venait d'obtenir l'indépendance et, arrivés d'Egypte ou de Palestine, les Frères musulmans devenaient de plus en plus influents. Un jour il faudrait que je m'amende. Bâti en spirale et écrit dans un style incantatoire et sensuel, Festin de mensonges est un récit d'apprentissage d'un genre nouveau, trouble, déroutant, où les tiraillements et les retours en arrière ont la part plus belle que les certitudes. Il raconte la gageure de grandir pour un adolescent d'Algérie qui lit Les fleurs du mal en cachette mais connaît le Coran par coeur, et qui aime les femmes avec cette sorte de piété qui n'est réservée qu'a Dieu. Biographie de l'auteur Ecrivain et universitaire bilingue (français-arabe), Amin Zaoui assure actuellement les fonctions de Directeur Général de la Bibliothèque Nationale d'Algérie. Il est l'auteur de cinq romans traduits dans une dizaine de langues dont Sommeil du mimosa (1997) et La soumission (1998).
Pour tous les esprits créatifs frustrés de de ne pas avoir accès à des cours de céramique ou qui n'ont pas de four pour cuire leur modelage, pour tous ceux qui aiment les motifs et qui fabriquent eux-mêmes leurs petits cadeaux... cet ouvrage est pour vous ! Des assiettes, des bols, des tasses et autres petits pots bien sûr, mais aussi des vases, une déco murale, une lampe... et même des boucles d'oreilles ou un collier ! Découvrez 22 créations colorées et inspirantes, mêlant motifs simples ou très graphiques, aplats de couleur, dessins plus travaillés... à décliner à l'infini. Quelques pinceaux et pots de peinture pour porcelaine, un peu de vaisselle et... c'est parti !
Résumé : Babinsky a un don. Un don du ciel. Il vise et il tire comme personne. Repêché dans l'orphelinat où il a grandi par un professionnel du crime, il devient malgré lui tueur à gages. Mais attention ! Un tueur à gages, certes, mais humaniste, et qui met un point d'honneur à son job de liquidateur : rendre heureuses ses futures victimes avant de les tuer. Un tueur à gages avec des principes ! Un polar un peu inhabituel. Nicolas Carreau, Europe 1. Babinsky a beau être tueur, il a bonne mentalité. Francis Richard, Contrepoints. org. Des personnages truculents aux situations cocasses, tout est réussi dans ce premier roman touchant et rigolo ! Caroline Vallat, Fnac Rosny 2. Lauréat du Festival du premier roman de Chambéry 2018. Cet ouvrage a été précédemment publié sous le titre Je suis un tueur humaniste aux éditions Paul & Mike en 2016
En cachette je chantais quelques versets coraniques, ceux que j'avais appris en prêtant l'oreille aux cris des enfants qui récitaient à voix haute ce qui leur était écrit sur les tablettes. Surprise seule, la flûte entre les lèvres, chantant quelques courts versets, ma grand-mère me gifla. La voix d'une femelle ne doit jamais chanter la parole de Dieu. La femme est l'image humaine de Satan. Elle est éternellement sale. La nudité et la fornication ! La malédiction de Dieu et de son Prophète ! Ma grand-mère, celle qui m'avait giflée, vérifiait chaque mois, ou plutôt tous les vingt-huit jours, cela durait depuis mes premières règles, mon torchon : un morceau de tissu de laine découpé d'un vieux manteau placé entre mes cuisses pour recevoir le sang menstruel. " Au sud-ouest de La Mecque, sous un ciel de braise, dans une Arabie de ksars, de sable et de rocaille, où règnent des caïds despotiques entourés de femmes soumises et de chevaux, et des chefs de famille autoritaires, Balkiss met au monde une fille, Hager. La malédiction frappe et la fillette non désirée va incarner tous les péchés du monde et " pervertir " les relations familiales. Roman halluciné d'une famille en pleine déliquescence, dont les membres, hommes et femmes, recourent au Coran et à la poésie arabe pour justifier leurs comportements, Haras de femmes est la métaphore d'un déchirement entre le passé traditionnel aimé et la modernité dévastatrice, que symbolise la femme, victime expiatoire dans le monde arabo-musulman.
Le roman du drame qui déchire actuellement la Côte-d'Ivoire (pays nommé Zamba) et, au-delà, tous les pays où la population est prise en otage, lorsque le régime politique est instable, prévaricateur, et que des soulèvements incessants opposent, jusqu'à la barbarie, les différentes factions. Tanella Boni nous raconte le calvaire vécu par la narratrice en butte aux tracasseries de la police parallèle et de son chef le machiavélique Arsène K qui, l'assignant à résidence durant neuf mois, mettra " son âme en grossesse ". L'occasion pour elle de réfléchir sur le cours de son existence et de se remémorer les grandes figures des femmes de sa famille. Celle de sa mère en particulier, qui endura le pire de la part de son père. Ce qu'elle-même ne voulut pas, incapable de continuer à aimer Timothée, cet homme à femmes, toujours absent, n'assumant rien de ses infidélités constantes. Une satire pleine d'humour, parfois féroce, de la société ivoirienne prisonnière de ses démons : la pauvreté, l'ethnicisation, la violence, l'ivresse du pouvoir, les enfants-soldats meurtriers, les différents visages des matins et des nuits de couvre-feu lorsque la mort décime à l'aveugle les familles.
Biographie de l'auteur Roland Brival a vécu aux Antilles, aux États-Unis et en Angleterre, avant de s'installer à Paris. Ecrivain reconnu, il est l'auteur de douze romans publiés à ce jour. Il poursuit également une double carrière de musicien de jazz et de plasticien.