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MATINS DE COUVRE FEU
BONI TANELLA S.
SERPENT A PLUME
19,06 €
Épuisé
EAN :9782268053028
Le roman du drame qui déchire actuellement la Côte-d'Ivoire (pays nommé Zamba) et, au-delà, tous les pays où la population est prise en otage, lorsque le régime politique est instable, prévaricateur, et que des soulèvements incessants opposent, jusqu'à la barbarie, les différentes factions. Tanella Boni nous raconte le calvaire vécu par la narratrice en butte aux tracasseries de la police parallèle et de son chef le machiavélique Arsène K qui, l'assignant à résidence durant neuf mois, mettra " son âme en grossesse ". L'occasion pour elle de réfléchir sur le cours de son existence et de se remémorer les grandes figures des femmes de sa famille. Celle de sa mère en particulier, qui endura le pire de la part de son père. Ce qu'elle-même ne voulut pas, incapable de continuer à aimer Timothée, cet homme à femmes, toujours absent, n'assumant rien de ses infidélités constantes. Une satire pleine d'humour, parfois féroce, de la société ivoirienne prisonnière de ses démons : la pauvreté, l'ethnicisation, la violence, l'ivresse du pouvoir, les enfants-soldats meurtriers, les différents visages des matins et des nuits de couvre-feu lorsque la mort décime à l'aveugle les familles.
Résumé : Un polar prenant avec pour toile de fond un des plus gros scandales écologiques de Côte d'Ivoire, passé sous silence en 2006 : le déversement des déchets toxiques dans la capitale Fabien, gardien sans histoires est assassiné au pied de l'immeuble où il travaillait. Sa mort semble liée à l'arrivée du Bateau bleu dans le port d'Abidjan avec des tonnes de déchets toxiques dans ses cuves. Double malheur dans la ville qui étouffe sous l'odeur pestilentielle qui brûle les narines et ronge les corps. Au fil des silences douloureux de ses proches, des portraits et des mots soufflés par le mort lui-même, c'est une enquête sur la société ivoirienne tout entière que livre ce roman.
Ce dossier ouvre le débat sur les pensées contemporaines de l'Afrique. Qu'est-ce qui émerge aujourd'hui après la négritude, le panafricanisme, le débat sur l'existence de la philosophie africaine ? Et que veut dire " Afrique" mot désignant un objet tout à la fois mythique, rêvé, fantasmé mais un continent bien réel pour ses habitants ? Semblable à tout autre objet, on peut le soumettre aux voies de la raison sans oublier la vie réelle des Africains marquée par des rapports historiques, géographiques, linguistiques, politiques, économiques et culturels d'une complexité étonnante qui donnent à l'Afrique aux mille facettes une modernité et une place incontournable dans le monde, ici et maintenant.
Défendre la vie contre la mort ambiante, voilà tout le propos de Tanella Boni. Dire pour chaque jour l'espérance qu'il porte. Car écrire contre l'horreur n'est pas poursuivre indéfiniment la tentative de dire le désastre innommable. C'est chanter la force de vivre et d'espérer. Cette manière de voir est celle de Tanella Boni, poète et philosophe qui, à la négation qu'est le refus de la mort, préfère l'affirmation de la force de vivre et d'aimer.
Deux récits dont les jeunes héros, Aza et Solène, sont les principaux protagonistes et dont la vie est remplie d'évènements extraordinaires Qui n'a jamais rêvé d'une vie pleine de magie ? Les deux héros sont les témoins de phénomènes étranges, comme l'homme en blanc que seul Aza voit et entend. Ces curieux événements viennent bouleverser leurs certitudes. Est-ce un rêve ? De mauvais tours joués par leur imagination ? Faut-il croire aux vieilles légendes racontées par les anciens ? Au fond, Aza et Solène ne sont-ils pas les héros deleur propre légende ?
Des histoires enlevées... qui se lisent bien... Une location de vacances, quelque part en Provence. Du printemps à l'automne, les locataires se succèdent. II y a ceux qui font du tourisme à haute dose, ceux qui se reposent, ceux qui viennent en stage, ceux qui travaillent au Festival... II y a des bébés, des ados, des retraités... II y a des couples illégitimes... II y a une piscine, un poney ; il y a du soleil et du vent. Des cigales à tire larigot ! Et une ombre au tableau. Entre nouvelles et roman, Nathalie Ours se livre à une véritable radioscopie du quotidien à travers une savoureuse galerie de personnages, révélant des tranches de vies empreintes tantôt de drôlerie tantôt de gravité. Un livre en trompe 1'œil, simple en surface, plus trouble en profondeur.
Sous le prétexte du roman, l'auteur a éprouvé le besoin de revenir aux sources de son adolescence, de la raconter telle qu'il l'avait vécue. Descendant d'un grand-père chinois, Jean-François Samlong est un enfant métis élevé par sa grand-mère, une sang-mêlé qui lui a transmis l'amour de la culture réunionnaise, tandis que l'école lui transmettait l'amour de la culture française. Cette double appartenance culturelle est au cour de ce roman. Au cour d'une île de l'océan Indien où l'expérience du métissage, de la machine à métisser, est quotidienne et a valeur d'identité, cimentée autant par l'empreinte historique française que par l'usage revendiqué du créole. Ce roman d'initiation, qui fait la part belle à la découverte de l'amour et aux jeux de l'érotisme, raconte aussi le quotidien du petit peuple de La Réunion. Relations avec les esprits, croyances populaires, rites immuables des lavandières transmis par l'infatigable grand-mère qui avait sa roche à laver (et à rêver) au bord de la rivière. L'écrivain se souvient aussi avec nostalgie de son grand-père auquel il s'est opposé au moment de la guerre du Vietnam, chacun défendant son camp. Ce qu'il regrette évidemment aujourd'hui. La jeunesse de Jean-François Samlong fut bercée par de douces et fortes présences féminines qui lui donnèrent le goût de continuer à vivre et d'entreprendre, et son rapport aux femmes a toujours été placé sous le désir de signer une trêve, de rétablir la paix, enfin. Un roman très réussi qui, par son style éblouissant et évocateur, est à mettre entre toutes les mains.
Ce livre est un document unique sur un fait méconnu de la seconde guerre mondiale : le sort des déportés noirs, africains, antillais et américains, dans les camps de concentration de l'Allemagne hitlérienne. Ravalés au rang de bête, ils étaient sujets à toutes les humiliations, comme ce ressortissant équato-guinéen Carlos Greykey que l'on affubla à Mauthausen d'un costume de la garde royale yougoslave pour servir de boy. Des témoignages hallucinants collectés en Allemagne, en Norvège, en France, en Espagne, en Belgique, en Hollande, aux Etats-Unis et au Sénégal, rappellent avec sobriété de manière accablante, l'horreur sans nom vécue par ces hommes et ces femmes, dont on a tû souvent l'archipel des douleurs.