Après la défaite de juin 1940, Daniel Cordier (1920-2020) traverse la Manche et s'engage dans la "légion de Gaulle", futures Forces françaises libres. Avec l'idée fixe de se battre contre l'occupant allemand, il devient aspirant en août 1941. Ayant demandé à intégrer les services secrets de la France libre, il suit une formation dispensée par l'Intelligence Service. En juillet 1942, le sous-lieutenant Cordier (alias BipW) est parachuté près de Montluçon. Quelques jours plus tard, Jean Moulin le choisit comme secrétaire : "Quand nous serons dans la rue, au restaurant ou dans n'importe quel endroit où nous risquons d'être entendus, je me mettrai à vous parler d'art pour ne pas que nous soyons suspectés." Ce stratagème servira d'éveil artistique au jeune secrétaire. Après la guerre, Daniel Cordier cherche sa voie. En 1956, il ouvre une galerie d'art à Paris, puis à Francfort et à New York. Ardent militant d'un art de rupture, il devient un des marchands parisiens les plus actifs de l'après-guerre, et un des plus grands donateurs auprès des institutions publiques. Il consacrera également vingt années de sa vie à la recherche et à la rédaction d'une impressionnante biographie de Jean Moulin, avant d'écrire ses propres mémoires. Cet ouvrage retrace la traversée d'un siècle par un homme qui décida de ses engagements, dans la guerre puis dans l'art et l'histoire, en toute liberté.
Août-septembre 1870, alors que l'armée française est en pleine déroute et que les troupes régulières tentent de se réorganiser, les gardes nationaux et francs-tireurs surgissent un peu partout infligeant des pertes à l'ennemi, certes peu importantes, mais suffisantes pour que l'état-major allemand décide de les éradiquer en intimidant, si nécessaire, les populations civiles qui les soutiennent. Le 18 octobre 1870, dans une petite ville tranquille d'Eure-et-Loir, Châteaudun, 1 200 francs-tireurs, gardes nationaux et sapeurs-pompiers, dépourvus de cavalerie et d'artillerie, affrontent une demi-journée durant, 6 500 hommes de la 22e division d'infanterie allemande dans un combat inégal et symbolique, infligeant des pertes infimes à l'ennemi mais dont la mémoire et le souvenir sont restés vivants partout dans le pays. Pourquoi et comment est-ce arrivé ? C'est ce que ce livre tente d'expliquer en s'appuyant sur de nombreuses sources éparpillées dans les centres d'archives et les bibliothèques. C'est ainsi qu'une poignée de francs-tireurs et de gardes nationaux, malgré eux, sont entrés dans l'Histoire précédant les Jean Moulin, les Charles Tillon, les Gabriel Péri et tous les autres.
La religion grecque est un ensemble de pratiques et de croyances qui se structurent au moment où naît, vers la fin du VIIIe siècle avant J.-C., une des formes d'organisation politique typique du monde grec : la cité (polis). Elle repose sur des habitudes de pensée et des schémas intellectuels fort différents des nôtres. Pour les comprendre, il convient d'abord d'examiner comment les croyances et les rites s'exprimaient dans la pratique du citoyen. Quelles étaient les fonctions du personnel religieux, la place de la religion dans la vie individuelle, sociale et politique ? Au-delà de l'individualité de chaque cité, l'étude des sanctuaires les plus prestigieux montre l'importance des cultes communs à tous les Grecs. On peut alors se pencher sur les systèmes de représentation du divin. L'analyse des mythes fondamentaux (mythe de Prométhée, mythe des races...), des grandes figures divines et de leurs relations réciproques, permet de saisir ce qu'est une mythologie pour les Grecs. Cet ouvrage, complété par un glossaire et un lexique, permet de faire le point sur les recherches contemporaines en ce domaine.
Les Grecs et leurs dieux: mille cinq cents ans d'échanges entre les hommes et les femmes du monde grec et des dieux aux multiples fonctions et aux multiples noms. Ils nous parlent encore à travers lestextes, les images, les monuments qui témoignent de cette civilisation. Ce livre s'attache plus particulièrement aux cinq siècles (du VIIIe au IIe av. J.-C.) des périodes archaïque et classique au cours desquels s'établit et s'épanouit la cité grecque. Il propose de saisir dans des textes divers, depuis les inscriptions gravées sur les murs des sanctuairesjusqu'aux ?uvres des poètes et des historiens, quelques aspects essentiels de cette religion et de son fonctionnement. Notre parcours conduira du foyer familial où Hestia veille sur l'ensemble de la maisonnée, aux fêtes de village sous le signe de Dionysos, aux rassemblements festifs autour des dieux de la cité. Dans leurs sanctuaires, oraculaires ou de guérison, les dieux apportent aussi des réponses aux grandes interrogations des humains. Les Mystèresd'Éleusis accueillent des pèlerins toujours plus nombreux, mais beaucoup d'autres mystères ont aussi leur public de candidats à l'initiation. Mais ne nous fions pas à une image trop consensuelle des rapportsentre le monde des hommes et celui des dieux. Le service des dieux est exigeant, comme en témoigne le détail pointilleux des rituels, et tout écart des humains vis-à-vis d'eux entraîne d'incalculables dommages. De terribles histoires l'attestent dans les mythes et dansles tragédies, témoins de la puissance redoutable des dieux.
Comptant plus de cinq mille oeuvres, fresques ou tableaux, la production de Luca Giordano (1634-1705) est immense. Virtuose du pinceau, sa capacité d'adaptation lui valut des commandes prestigieuses, tant à Naples qu'à Florence, mais aussi en Espagne, où il séjourna dix années à la cour de Charles II. Son oeuvre est abondamment présente dans les musées français — que ce soit au Louvre, à Ajaccio, Amiens, Brest, Chambéry, ou encore Rouen —, un pays où il exerça une profonde influence sur les peintres du XVIIIe siècle. Cette monographie, premier ouvrage en français sur l'artiste, dessine le portrait d'un homme exceptionnel, indifférent aux codes et aux règles, doué pour les affaires, et essentiel pour comprendre le paysage artistique du XVIIe siècle européen.
S'il n'y avait pas eu l'Ecole de bijouterie, la joaillerie française ne serait pas telle qu'elle est, en France, depuis plus de cent cinquante ans. L'Ecole l'a toujours accompagnée dans ses besoins, dans son essor, et elle continuera." Michel Baldocchi, directeur général
Monument emblématique de l'architecture des années 1930, le musée d'Art moderne de Paris, dont les collections regroupent prés de quinze mille oeuvres, est l'un des plus grands musées d'art moderne et contemporain. Au fil des reproductions accompagnées de notices commentées, ce guide présente un large choix d'artistes majeurs de l'histoire de l'art moderne et contemporain, de Picasso à Sheila Hicks. Le musée d'Art moderne de Paris abrite également d'exceptionnelles oeuvres in situ, comme les deux premières versions de La Danse de Matisse ou La Fée Electricité de Dufy. Essentiel, ce guide témoigne de la richesse et du dynamisme du musée d'Art moderne de Paris, lieu engagé en faveur de la création artistique des XXe et XXIe siècles.
De la chute de Napoléon à la révolution de 1848, Paris, refusant tout repli identitaire, s'impose comme le carrefour culturel de l'Europe. Cet ouvrage met en scène l'extraordinaire foisonnement artistique qui anime Paris durant cette période. En dépit des aléas politiques, la capitale épouse l'anglophilie littéraire comme vestimentaire, se passionne pour l'Espagne, soutient la cause grecque et pleure la Pologne, découvre l'Allemagne sans pour autant renoncer à l'opéra italien. Elle attire aussi bien Rossini que Liszt et Chopin, se délecte des batailles littéraires, et s'étourdit de luxe et de raffinement. A travers une iconographie abondante accompagnée de nombreux essais et commentaires d'oeuvres, l'ouvrage nous entraîne dans les hauts lieux parisiens du romantisme : des galeries du Palais-Royal au Salon, de la Comédie-Française à la bohème du Quartier latin, de la Nouvelle Athènes aux Grands Boulevards. Loin de se limiter à la peinture et à la sculpture, cette promenade englobe l'architecture, la littérature, le théâtre, la musique, l'opéra et la danse, sans oublier la mode et les arts décoratifs, offrant ainsi au lecteur un panorama saisissant de l'effervescence de l'époque romantique.