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Le combat de Châteaudun. 18 octobre 1870
Zaidman Pierre-Henri
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782140333149
Août-septembre 1870, alors que l'armée française est en pleine déroute et que les troupes régulières tentent de se réorganiser, les gardes nationaux et francs-tireurs surgissent un peu partout infligeant des pertes à l'ennemi, certes peu importantes, mais suffisantes pour que l'état-major allemand décide de les éradiquer en intimidant, si nécessaire, les populations civiles qui les soutiennent. Le 18 octobre 1870, dans une petite ville tranquille d'Eure-et-Loir, Châteaudun, 1 200 francs-tireurs, gardes nationaux et sapeurs-pompiers, dépourvus de cavalerie et d'artillerie, affrontent une demi-journée durant, 6 500 hommes de la 22e division d'infanterie allemande dans un combat inégal et symbolique, infligeant des pertes infimes à l'ennemi mais dont la mémoire et le souvenir sont restés vivants partout dans le pays. Pourquoi et comment est-ce arrivé ? C'est ce que ce livre tente d'expliquer en s'appuyant sur de nombreuses sources éparpillées dans les centres d'archives et les bibliothèques. C'est ainsi qu'une poignée de francs-tireurs et de gardes nationaux, malgré eux, sont entrés dans l'Histoire précédant les Jean Moulin, les Charles Tillon, les Gabriel Péri et tous les autres.
Au cours de l'hiver 1945-1946, à l'initiative de Louis Aragon, l'artiste, Alberto Giacometti rencontre le résistant Henri Rol-Tanguy. "Les derniers jours, j'ai dessiné le colonel Rol, le chef de la libération de Paris [...]. C'est un personnage tout à fait merveilleux, il me plaît énormément et il a une très belle tête, nous nous entendons très bien et j'ai un grand plaisir de le voir mais il a peu de temps et il faudra presser avec les dessins, je voudrais en faire beaucoup et même un buste plus tard." Alberto Giacometti, janvier 1946.
Résumé : " L'idée des représentants est moderne, dit Rousseau : elle nous vient du gouvernement féodal. Dans les anciennes républiques et même dans les monarchies. jamais le peuple n'eut de représentants : on ne connaissait pas ce mot là. " Rousseau disait vrai. Les Maîtres du Monde du moment beuglent partout qu'ils ont instauré un modèle indépassable de démocratie. Et ils se targuent de la liberté qu'a le Peuple de voter pour eux de temps en temps en se faisant exploiter tous les jours. Une partie des révolutionnaires, quant à elle, se bat depuis toujours pour une démocratie tout à la fois politique. économique et sociale. Pour le contrôle et la révocabilité à tout moment des mandatés. Pour la démocratie directe. Et pour le mandat impératif. L'histoire de ces 220 dernières années se résume à l'affrontement entre deux conceptions de la démocratie. Et comme par hasard, c'est toujours dans les périodes de mouvements sociaux d'importance et d'effervescence révolutionnaire que resurgissent les revendications de démocratie directe, politique, économique et sociale, de mandat impératif et de contrôle et de révocabilité permanente des mandatés. Pierre-Henri Zaidman nous rappelle cela en nous retraçant l'histoire du mandat impératif et de la démocratie directe de la Révolution française à la Commune de Paris. Défendu d'abord par l'Aristocratie pour refuser la transformation des Etats généraux en Assemblée nationale, le mandat impératif est repris par le mouvement populaire parisien et défendu par les " Enragés ". Interdite depuis la constitution de 1791, l'idée est au c?ur des affrontements des périodes révolutionnaires du XIXe siècle en France. Son échec est celui de la Révolution. En cette période d'élections municipales et cantonales c'est peu dire que la lecture de ce livre s'impose ! Oui, une démocratie authentique, pleine et véritable est possible ! L'histoire le démontre. Mais l'histoire démontre également que les Maîtres du Monde feront tout pour empêcher son avènement ! Etonnant, non !
Juin 1940 : il y a quatre-vingts ans, Belges, Luxembourgeois et Français partaient sur les routes, fuyant l'avancée des troupes allemandes. Les Parisiens, peu préparés à une invasion ennemie, étaient gagnés par la contagion de la panique. Deux millions d'hommes, de femmes et d'enfants quittaient Paris en quelques jours, rejoignant ainsi les six millions de personnes déjà prises dans la tourmente. Ce mouvement de masse vers le sud ou l'ouest de la France prit de telles proportions que la référence à la Bible s'imposa rapidement pour le nommer : l'exode. Le récit d'Hanna Diamond, professeur à l'université de Cardiff, illustré par de nombreuses photographies et témoignages, nous rappelle que ces événements ne sont pas si lointains, et nous invite à réfléchir sur ce moment traumatique de l'histoire de la France.
Après la défaite de juin 1940, Daniel Cordier (1920-2020) traverse la Manche et s'engage dans la "légion de Gaulle", futures Forces françaises libres. Avec l'idée fixe de se battre contre l'occupant allemand, il devient aspirant en août 1941. Ayant demandé à intégrer les services secrets de la France libre, il suit une formation dispensée par l'Intelligence Service. En juillet 1942, le sous-lieutenant Cordier (alias BipW) est parachuté près de Montluçon. Quelques jours plus tard, Jean Moulin le choisit comme secrétaire : "Quand nous serons dans la rue, au restaurant ou dans n'importe quel endroit où nous risquons d'être entendus, je me mettrai à vous parler d'art pour ne pas que nous soyons suspectés." Ce stratagème servira d'éveil artistique au jeune secrétaire. Après la guerre, Daniel Cordier cherche sa voie. En 1956, il ouvre une galerie d'art à Paris, puis à Francfort et à New York. Ardent militant d'un art de rupture, il devient un des marchands parisiens les plus actifs de l'après-guerre, et un des plus grands donateurs auprès des institutions publiques. Il consacrera également vingt années de sa vie à la recherche et à la rédaction d'une impressionnante biographie de Jean Moulin, avant d'écrire ses propres mémoires. Cet ouvrage retrace la traversée d'un siècle par un homme qui décida de ses engagements, dans la guerre puis dans l'art et l'histoire, en toute liberté.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.