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Istanbul. La mosquée de Soliman
Yerasimos Stéphane
CNRS EDITIONS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782271053527
Au moment où il essayait de reconstituer l'Empire romain, Justinien édifia Sainte-Sophie. Son œuvre politique lui survit pendant neuf siècles, jusqu'à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453. Les sultans ottomans, conscients de cet héritage, s'employèrent à la reconstruction du même projet impérial. Et quand il atteint la puissance de l'empire de Justinien, Soliman entreprend aussi de se mesurer à l'œuvre édilitaire de son prédécesseur. Pour ce faire, sa grande chance est d'avoir un architecte exceptionnel, Sinan, qui pendant un demi-siècle dirigera tous les chantiers impériaux. La mosquée de Soliman sera l'un de ses chefs-d'œuvre. Après avoir replacé la Süleymaniye dans l'évolution de l'art ottoman et dans le paysage architectural d'Istanbul, Stéphane Yérasimos raconte les grandes étapes de la construction du monument. Dans le même temps, il restitue de grands pans de la vie à la Sublime Porte au temps de Soliman le Magnifique.
Qu'il s'agisse des Balkans, du Proche-Orient ou du Caucase, les conflits qui déchirent aujourd'hui ces régions paraissent le plus souvent incompréhensibles, tant la diversité des peuples et leurs motivations sont étrangères aux Européens de l'Ouest. Seule une plongée dans l'histoire peut permettre d'éclairer ce présent si opaque. D'où l'utilité de ce livre qui réunit une série d'analyses historiques - avec un accent particulier mis sur les XIXe et XXe siècles - de la formation des frontières dans ces trois régions, et de la place qu'y occupent les différentes minorités. L'auteur y montre que les tensions et les drames d'aujourd'hui s'expliquent dans une large mesure par l'inachèvement du processus de formation des Etats-nations, engagé au siècle dernier. Illustrées de nombreuses cartes, ces études ont été pour la plupart publiées ces dernières années dans la revue de géographie et de géopolitique Hérodote .
La chute du rideau de fer en 1989-1991 fait en même temps s'écrouler l'ordre imposé en 1919 à Versailles. La Yougoslavie éclate et le spectre de la balkanisation réapparaît à l'extrémité orientale de l'Europe. Aujourd'hui, les peuples des Balkans se débattent dans une contradiction inextricable : vouloir former ou consolider des Etats-nations en mettant à l'?uvre le nationalisme le plus exacerbé et entendre intégrer simultanément un ensemble supranational, l'Union européenne. De la Bosnie, scindée par les accords de Dayton en deux entités indépendantes et concurrentes opposant Serbes et Croato-Musulmans au Kosovo, tout juste sorti de la guerre, et la Serbie, enfin libérée du joug de Milosevic en passant par le Sandjak, territoire partagé entre la Serbie et le Monténégro, peuplé d'une minorité musulmane non reconnue ; sans oublier les conséquences sociales de la chute du communisme, qui voit l'émergence de nouveaux riches étalant impudemment leur luxe et de nouveaux pauvres dont le confort bourgeois hérité de la période communiste cache leur incapacité à assumer les dépenses courantes... Les pessimistes diront que ces dix dernières années ont fourni de quoi alimenter les haines pour plusieurs siècles à venir. Les optimistes pourront espérer au contraire un effet de catharsis, faisant comprendre aux nouvelles générations l'absurdité de l'affirmation identitaire par l'anéantissement de l'autre. En attendant, il faut faire le bilan, tout le bilan. C'est à quoi ce recueil entend contribuer.
À la fois livre de cuisine et livre d'Histoire, cet ouvrage fait la part à l'Orient gourmand de manière réellement originale. Il retrouve les mets et les produits cuisinés à Istanbul il y a cinq siècles, et les réadapte au marché d'aujourd'hui. C'est donc un livre de cuisine qui évite de répéter les éternelles recettes de la Méditerranée orientale, des pâtes feuilletées aux feuilles de vignes farcies. Universitaire, spécialiste de l'Empire ottoman, Stéphane Yerasimos est allé enquêter dans les ouvrages anciens, les archives et les correspondances pour redresser les tables disparues de Soliman le Magnifique, de ses dignitaires et de ses sujets au XVIe siècle, au cours de cette foisonnante et effervescente période. Après une première partie consacrée aux échanges commerciaux des produits, aux habitudes alimentaires, Stéphane Yerasimos laisse place au rêve en délivrant quelque quarante recettes : Buyresiyye (gigot d'agneau, miel, amandes et abricots secs), Ragoût de courge, Fricassée de poulet (avec cannelle et coriandre), Navets au vinaigre... Chaque recette est ici accompagnée d'illustrations sobres tracées sur la moitié d'une page par Belkis Taskeser pour former un ensemble véritablement enchanteur. Sans fard et enrichissant... Voilà de l'utile joint à l'agréable. --Céline Darner
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.