Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sétif, la fosse commune. Massacres du 8 mai 1945
Beniaiche Kamel ; Manceron Gilles
CROQUANT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782365124966
La colonisation française de l'âAlgérie n'âa pas été unfleuve tranquille. Unique en son genre, elle se distingue par sa brutalité, sacruauté, et ses drames. Cela explique la complexité de cet épisode historiqueentre les deux rives de la Méditerranée. Malgré la profusion d'ouvrages, depublications historiques, de séminaires et congrès, de nombreuses zones d'ombredemeurent, soixante-deux ans après l'indépendance de l'âAlgérie. Des pans deplus de cent trente-deux ans d'occupation restent en grande partie méconnus. A l'instar du premier massacre perpétré par les troupes du généralClauzel fin nombre 1830 à Blida, des enfumades provoquées le 18 juin 1845 par lecolonel Pélissier qui a exterminé la tribu d'Ouled Riah (Mostaganem), ou encorede la mutilation de Zaatcha(Biskra) le 26 novembre 1849, les crimes demasses-commis en Mai 1945 restent largement cachés à l'opinion publiquemétropolitaine. Si une grande partie de la société française a, d'une manière oud'une autre, entendu parler du drame d'Oradour-sur-Glane, où 642 personnes, dontdes femmes et des enfants, ont été massacrées le 10 juin 1944 par une unité dela Waffen-SS, elle demeure en revanche totalement ignorante des nombreux" Oradour-sur-Glane " perpétrés en Algérie. Appuyée par la Légion étrangère etdes centaines de miliciens, l'âarmée coloniale a méthodiquement exterminé desmilliers de personnes dans des villages entiers, comme Boudraa Beni Yadjis, AïnSebt, Ferdjioua (ex-Fedj M'Zala), Oued Cheham, Sedrata, Bouchegouf, Bouhira, ElMaouane ou encore, Mouaouia, Serdj El Ghoul, Aftis, Ait Tizi, Bordj Mira et denombreuses autres localités du pays profond. Ces massacres, d'une barbarieinouïe, ont eu lieu quelques heures seulement après la fin de la Seconde Guerremondiale, dans un silence assourdissant qui perdure encore aujourd'hui. Les autorités coloniales parlaient d'" émeutesA " et affirmaient quel'âarmée et la police étaient intervenues pour " rétablir l'ordre " et mettrefin à la " rébellionA ", et [réprimer les " agissements anti-français d'uneminorité d'âagitateurs... A " L'âalibi du " maintien de l'ordre " a longtempscaché la face sombre de la prétendue " culture des droits de l'homme ". L'enquête menée depuis vingt ans continue de dévoiler les amalgames entourantces massacres. Aujourd'hui, près de quatre-vingts ans après lesviolences inouïes de mai 1945, amnésie et le déni persistent du côté de la rivenord alors que des conseils municipaux de plusieurs villes françaises, desassociations d'âanciens appelés du contingent, des collectifs citoyens, desélus et des intellectuels se mobilisent pour rétablir la vérité. J'âaipoursuivi mon enquête-cherchant à mettre en lumière l'imposture de la notion de" rétablissement de l'ordre publicA ", devant dissuader les Algériens derevendiquer un minimum de dignité. Le mystère qui entoure le pogromperpétré à huis clos reste épais. A midi, les forces de l'ordre, par le fer etle feu, reprennent le contrôle de la situation et rétablissent l'ordre à Sétif. Aucune maison n'est incendiée, aucune porte n'est défoncée. Les renseignementsgénéraux, à la fois juges et parties, font état de 21 morts et 35 blessés ducôté européen, avec une liste nominative des victimes et des causes de leurdécès. En revanche, les " manifestantsA ", frappés par la répression, restentdans l'ombre, leur sort étant couvert par la censure. Une chape de plombs'âabat sur les indigènes blessés ou tués.
Résumé : La qualité a maintenant une longue histoire dans les entreprises. La série des normes ISO 9000 remporte un succès grandissant au niveau mondial. Ce livre s'adresse à tous ceux pour lesquels la qualité reste un territoire inexploré, qui souhaitent tirer profit de tout ce qu'elle peut leur apporter en matière de structure, d'organisation et de performance, et surtout partir sur de bonnes bases. La partie 1 répond aux questions sur les fondamentaux de la qualité. La partie 2 aborde les questions liées à la structuration du système et à sa mise à jour. La partie 3 aborde les questions relatives aux aspects managériaux. La partie 4 aborde les questions de la réalisation, de la production, et de la prestation. La partie 5 aborde les questions relatives à la mesure, l'évaluation et l'amélioration.
Si Baudelaire a coulé dans ses vers des extases aussi obscènement incarnées que le "daguerréotype en sculpture" de la Femme piquée par un serpent, c'est à peu près avec le même désir convulsif de voir s'incarner l'écriture sainte dans la vie réelle que celui que les jansénistes démontraient, dans leur siècle, avant la grande révolution de 1789-92. Augustin, justement, leur source, avait fixé de manière féconde l'antithèse entre réalisme et allégorisme : lettre charnelle et esprit de la lettre, réalité de la lettre et fantôme de celle-ci.
A force de confusions et de contresens, la démarche qualité a fini par acquérir une mauvaise réputation... C'est que trop souvent, on confond qualité et certification: or, la certification est pour beaucoup de professionnels synonyme de stress... quand elle n'est pas considérée comme une pure perte de temps. Pour mettre fin à ce gâchis, Michel Bellaïche revient aux sources et explique comment la démarche qualité peut et doit être avant tout une source d'amélioration continue. Autre reproche que se voient souvent adresser les qualiticiens: l'excès de méthode qu'engendrerait la démarche qualité. Là encore, bien souvent, tout est question de formation. Une fois celle-ci acquise, les résultats positifs ne tardent pas à se faire sentir, surtout si l'on considère qu'après tout, la fameuse démarche "processus" est essentiellement une question de bon sens. Troisième source de malentendus autour de la qualité: cette dernière coûterait cher et ne serait pas compatible avec les impératifs de productivité. Michel Bellaïche démontre ici clairement, exemples à l'appui, qu'au contraire la démarche qualité est une source d'économies substantielles et pérennes. Manager par la qualité, qu'est-ce-que c'est? C'est essentiellement s'approprier les outils et les méthodes de la démarche, la comprendre vraiment et la mettre au service de l'entreprise. Cet ouvrage, riche en retours d'expérience et en méthodes, aidera managers et décideurs à réconcilier qualité et "vraie vie" de l'entreprise.
Sociologue de formation, Akila Benaïche travaille depuis quelques années, sur les quartiers dits " populaires " ou que l'on appelle plus communément " banlieues ". En 2005, elle effectue un travail de recherche dans le cadre de son Master de Sociologie dont le titre est : L'Intégration : concept à géométrie variable : La place des femmes ? Pourquoi questionner ce thème ? Parce qu'il revenait de manière récurrente dans les débats politiques. L'actualité d'aujourd'hui entre en résonance avec les préoccupations politiques du système d'intégration. La complexité de ce sujet étudié depuis quelques années par les sciences sociales, en l'occurrence la sociologie, fait apparaître que les indicateurs utilisés pour décrire le concept d'intégration sont variables en fonction des éléments de langage utilisés et de la place du débat politique autour de ce thème. Depuis 2015, la question de l'intégration est de fait l'un des principaux sujets de préoccupation de la classe politique et de l'opinion publique. Il paraît que les dialectiques qui sont à l'oeuvre, qui se jouent dans la société française ainsi que la problématique de la population magrébine et des jeunes "issus de l'immigration" en France, sont celles du fait religieux et de la question sociale, voire de la place donnée à la question sociale remplacée par le fait religieux dans la construction des identités, individuelles et collectives.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.