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Le nouveau capitalisme asiatique. Le modèle japonais
Stevens Bernard
ACADEMIA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782872099481
La croissance économique spectaculaire que connaît l'Asie orientale depuis les années 1980 semble bien confirmer que le foyer de l'économie mondiale s'est définitivement déplacé, non seulement " depuis l'Atlantique jusqu'au Pacifique ", mais bien de l'Occident vers l'Extrême-Orient. Il semble que le Japon, dont les performances économiques sont nettement plus anciennes, a joué à l'égard du reste de la région un rôle à la fois de modèle et de moteur. Il a proposé la création d'un système original dont nous aimerions suggérer ici les présupposés idéologiques. Peut-être, pour reprendre quelques titres journalistiques récents, est-ce aujourd'hui " la fin de l'exception japonaise " ou même son " déclin ", étant donné la récession économique durable que connaît le pays depuis le début des années 1990. Il n'en reste pas moins que l'histoire du Japon, depuis maintenant plus de cent cinquante ans, a indubitablement apporté au monde de l'inédit, dont s'alimente aujourd'hui la région est asiatique, Chine comprise, en prenant le relais de la croissance rapide et dont il serait temps que les intellectuels européens cherchent à interroger la nature s'ils souhaitent ne pas rester à la périphérie du monde tel qu'il se construit aujourd'hui, ni à la traîne de l'histoire telle qu'elle se poursuit désormais.
Heidegger Martin ; Hüni Heinrich ; Stevens Bernard
Ce cours de 1931 constitue un texte charnière dans l'évolution de la lecture heideggerienne d'Aristote, à mi-chemin entre les études des années 1920, liées au projet d'une ontologie fondamentale, et le séminaire de 1941 sur la notion aristotélicienne de phusis. Reprenant inlassablement la tentative de déterminer le sens unitaire de l'être - "Si l'étant est dit dans une signification multiple, quelle est alors la signification directrice et fondamentale ? Que veut dire être ? " -, Heidegger n'explore plus ici le dire de l'étant selon le vrai, comme à l'époque de l'ontologie fondamentale, mais bien : le dire selon dunamis et energeia. Il ne s'agit plus de montrer comment le Dasein lui-même, par son existentialité (et notamment par son propre dire apophantique), est le mode privilégié de l'être en tant que dé-couvrement. Il s'agit de s'orienter vers une pensée de la phusis en tant qu'elle est déterminée par le mouvement, le changement, ou encore : la venue à la présence. Le cours de 1931, en tâchant de cerner la notion de dunamis et en soulignant, de manière provisoire, sa définition comme "point de départ pour un changement", montre comment Aristote, loin d'avaliser la compréhension ousiologique de l'être, permet en fait de la dépasser en direction d'une saisie plus originaire de ce qui fonde toute temporalité. Mais, par-delà ces considérations sur la nature du changement, ce qui se profile ici discrètement c'est une détermination plus serrée de l'unité indéfectible être et parole.
Arrivé au bout de sa vie, M. Heidegger voulait jeter un pont entre l'Occident et l'Orient. C'est le Japon qui a répondu présent. Sur fond de fragments présocratiques et de jardins Zen, voici le plus paradoxal et le plus fécond des dialogues entre les cultures. En 1959, Martin Heidegger, las de la pensée occidentale, se tourne vers l'Orient où tout diffère enfin de son univers - pensée, écriture, art de vivre. Il plonge ainsi, avec beaucoup d'étonnement, dans la sagesse japonaise, et notamment dans le bouddhisme zen. C'est cette belle aventure intellectuelle, ce noble désir de faire dialoguer les cultures, que raconte Bernard Stevens dans cet ouvrage. L'ancien directeur du Collège international de philosophie enquête notamment sur un étrange dialogue que Heidegger publia dans Acheminement vers la parole, autour du mot japonais qui exprime ce qu'en Occident nous nommons " parole ". Stevens cherche à présenter au lecteur, d'une manière simple et non-doctorale, les grandes lignes de la philosophie zen, les raisons de son attractivité pour Heidegger et la manière dont l'herméneutique heideggérienne a puisé dans les grands thèmes de la philosophie orientale. Un essai philosophique d'une grande clarté, qui jette un pont solide et durable entre l'Europe et l'Asie.
Stevens Curl James ; Toulier Bernard ; Hennaut Eri
Née dans les Iles Britannique au début du XVIIIème siècle, la franc-maçonnerie moderne se donne rapidement des lieux de réunions discrets qui, à ce jour, n'ont été que peu étudiés dans le cadre de l'histoire de l'architecture. La construction d'un temple maçonnique, modeste ou spectaculaire, répond en réalité à un programme symbolique très codifié qui prend comme référence mythique le temple de Salomon à Jérusalem et s'élabore à partir d'un rituel complexe, puisant à de nombreux courants spirituels. Du temple égyptien ou assyrien la tradition classique conçue comme un modèle idéal et universel, de la cathédrale médiévale au modernisme, la loge offre un éventail de références exceptionnellement large. Chaque pays, chaque obédience, chacun des courants maçonniques, contribuent à créer un panorama architectural d'une fascinante richesse.
L'ouvrage a pour but d'introduire le lecteur à la philosophie japonaise contemporaine, en portant l'attention sur son représentant le plus célèbre : Nishida Kitarô (1870-1945), fondateur de l'Ecole de Kyôto. Au fil d'un décryptage des notions cardinales de sa pensée (l'expérience pure, le lieu, la dialectique), il s'agit de montrer en quoi a consisté l'effort philosophique de Nishida et quel peut être son intérêt intrinsèque au milieu du paysage intellectuel international. C'est ici la proximité avec le courant phénoménologique qui est soulignée. Mais par-delà l'œuvre propre de Nishida, il s'agit également d'exposer le contexte intellectuel dans lequel est née sa pensée, les sources de celle-ci dans la tradition orientale (shintoïsme, confucianisme et surtout bouddhisme) et l'influence que son travail philosophique a pu avoir sur l'évolution des idées au japon, au cœur du XXe siècle. Sont ainsi brièvement abordées, dans la foulée de la percée nishidienne, la dialectique praxique de Tanabe, l'ontologie religieuse de Nishitani, l'éthique de Watsuji et l'esthétique de Kuki.
C'est l'histoire d'Abdou, Marie, Tarik et Ramatou, en fuites, en espoirs, en rêves. Des vies ordinaires ou presque. Des vies chamboulées au gré des vagues, au gré du vent. Venus d'Afrique de l'Ouest, réunis par les hasards de leur existence sur un même bateau entre la Libye et l'Italie. Aux prises avec les mêmes peurs, les mêmes espérances.
Au-delà des dichotomies recherche fondamentale - recherche appliquée et théorie académique - pratique politique, il s'agit pour l'anthropologie prospective d'explorer les voies d'une science engagée dans les évolutions et les enjeux sociétaux du 21e siècle. La collection Anthropologie Prospective entend mettre à disposition d'un large public des ouvrages concis - rédigés dans un style synthétique et enlevé - qui seront consacrés à des recherches contemporaines et inédites. reposant sur une connaissance et une expérience approfondies du terrain. Cette collection est dirigée par Pierre-Joseph LAURENT, Olivier SERVAIS et Anne-Marie VUILLEMENOT (professeurs à l'UCL et membres du LAAP, Laboratoire d'anthropologie prospective, Louvain-la-Neuve, Belgique). Cette enquête de terrain porte sur le vécu d'adolescents en exil, adolescents migrants ou issus de l'immigration, qui vivent dans des quartiers marqués par la précarisation, du nord-ouest de Bruxelles. L'ouvrage a trois parties : leurs lieux d'exil ici et là-bas, "l'ethnicisation" des regroupements de jeunes et des écoles et, enfin, les violences de l'Etat qu'ils relatent. L'originalité cette ethnographie est d'articuler processus macro-sociaux et bricolages du quotidien ; de retisser des liens entre les espaces de vie des adolescents : quartiers, écoles, rue, ce qui nous renseigne sur leur situation actuelle, mais aussi sur le fonctionnement de notre société. En effet, il n'est pas simple de vivre dans un pays divisé en plusieurs communautés. Les histoires, migratoire et coloniale, pèsent également. Les configurations spatiales - zones de relégation, logements sociaux - ainsi que la question de la reconnaissance de droits citoyens, jouent sur les possibilités d'un vivre ensemble.
Cet ouvrage tente de défricher un espace encore à peu près vierge: celui d'une réflexion systématique sur l'ancrage empirique des énoncés dans les sciences sociales qualitatives. Dans la mesure où toute enquête de terrain (sous forme d'insertion prolongée du chercheur) produit des données discursives et observationnelles, on doit s'interroger sur la nature du lien entre le "réel de référence" et ces données, comme sur le lien entre ces données et les énoncés interprétatifs et autres "théories" figurant dans le texte écrit final. Comment définir une "politique du terrain"? Que signifie comprendre ou exprimer "le point de vue des acteurs"? Sur quelles procédures repose l'observation? Quelles sont les conditions de la rigueur dans les approches qualitatives? Quel est leur régime de véridicité ou de plausibilité? Quelle place accorder à la subjectivité du chercheur? Peut-on minimiser les pièges de la sur-interprétation ou les biais des idéologies scientifiques? Ce livre s'adresse aux étudiants avancés, aux doctorants et aux chercheurs. Il propose, en termes accessibles et sans jargon, une réflexion de fond originale, solidement documentée et argumentée, appuyée sur quarante ans d'expérience de l'enquête de terrain. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Olivier de Sardan est professeur (directeur d'études) à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (France). Il vit et travaille au Niger, où il est un des membres fondateurs du LASDEL, une structure de recherche en sciences sociales qui regroupe une vingtaine de chercheurs béninois et nigériens autour de l'étude empirique, par des méthodes qualitatives de type socio-anthropologique, des diverses formes de délivrance et de gestion des services et biens collectifs ou publics.
Belle-doche, salope ! Eric, gamin sensible et intelligent, invective ainsi en secret sa belle-mère qui ne rate pas une occasion de le maltraiter. Son père se voile la face, sa grande soeur Anne essaie de le protéger. Encore une qui va me faire chier ! Cinquante ans plus tard, Eric, misanthrope reclus dans son appartement, ne supporte ni Prune, sa nouvelle voisine qui essaie de s'immiscer dans sa vie, ni sa soeur qui l'entoure toujours de ses attentions. Un même personnage, une alternance de deux époques, un dénouement parallèle pour un drame psychologique caustique, non dénué d'humour et de poésie.