Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Heidegger et l'Ecole de Kyoto Soleil levant sur forêt noire
Stevens Bernard
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204138475
Arrivé au bout de sa vie, M. Heidegger voulait jeter un pont entre l'Occident et l'Orient. C'est le Japon qui a répondu présent. Sur fond de fragments présocratiques et de jardins Zen, voici le plus paradoxal et le plus fécond des dialogues entre les cultures. En 1959, Martin Heidegger, las de la pensée occidentale, se tourne vers l'Orient où tout diffère enfin de son univers - pensée, écriture, art de vivre. Il plonge ainsi, avec beaucoup d'étonnement, dans la sagesse japonaise, et notamment dans le bouddhisme zen. C'est cette belle aventure intellectuelle, ce noble désir de faire dialoguer les cultures, que raconte Bernard Stevens dans cet ouvrage. L'ancien directeur du Collège international de philosophie enquête notamment sur un étrange dialogue que Heidegger publia dans Acheminement vers la parole, autour du mot japonais qui exprime ce qu'en Occident nous nommons " parole ". Stevens cherche à présenter au lecteur, d'une manière simple et non-doctorale, les grandes lignes de la philosophie zen, les raisons de son attractivité pour Heidegger et la manière dont l'herméneutique heideggérienne a puisé dans les grands thèmes de la philosophie orientale. Un essai philosophique d'une grande clarté, qui jette un pont solide et durable entre l'Europe et l'Asie.
Stevens Curl James ; Toulier Bernard ; Hennaut Eri
Née dans les Iles Britannique au début du XVIIIème siècle, la franc-maçonnerie moderne se donne rapidement des lieux de réunions discrets qui, à ce jour, n'ont été que peu étudiés dans le cadre de l'histoire de l'architecture. La construction d'un temple maçonnique, modeste ou spectaculaire, répond en réalité à un programme symbolique très codifié qui prend comme référence mythique le temple de Salomon à Jérusalem et s'élabore à partir d'un rituel complexe, puisant à de nombreux courants spirituels. Du temple égyptien ou assyrien la tradition classique conçue comme un modèle idéal et universel, de la cathédrale médiévale au modernisme, la loge offre un éventail de références exceptionnellement large. Chaque pays, chaque obédience, chacun des courants maçonniques, contribuent à créer un panorama architectural d'une fascinante richesse.
Résumé : voici le chef-d'oeuvre de Nishitani. Il décrit comment une nouvelle religiosité, par-delà l'opposition entre matérialisme scientifique et religion traditionnelle, peut répondre aux apories de notre époque, liées à la montée du nihilisme. L'inspiration est conjointement existentialiste (Sartre et Heidegger) et bouddhique (surtout le zen de Dôgen), et cherche à déployer une progression qui part du niveau de l'être, traverse le plan du nihil et l'angoisse de perdre tout fondement stable, pour atteindre le champ de la vacuité - l'ainsité du soi et des choses dans une interdépendance et une empathie universelles. Les références philosophiques de l'Europe et de l'Extrême-Orient y prennent une concrétude inédite. Les plus beaux fruits de la rencontre entre l'Orient et l'Occident.
L'ouvrage a pour but d'introduire le lecteur à la philosophie japonaise contemporaine, en portant l'attention sur son représentant le plus célèbre : Nishida Kitarô (1870-1945), fondateur de l'Ecole de Kyôto. Au fil d'un décryptage des notions cardinales de sa pensée (l'expérience pure, le lieu, la dialectique), il s'agit de montrer en quoi a consisté l'effort philosophique de Nishida et quel peut être son intérêt intrinsèque au milieu du paysage intellectuel international. C'est ici la proximité avec le courant phénoménologique qui est soulignée. Mais par-delà l'œuvre propre de Nishida, il s'agit également d'exposer le contexte intellectuel dans lequel est née sa pensée, les sources de celle-ci dans la tradition orientale (shintoïsme, confucianisme et surtout bouddhisme) et l'influence que son travail philosophique a pu avoir sur l'évolution des idées au japon, au cœur du XXe siècle. Sont ainsi brièvement abordées, dans la foulée de la percée nishidienne, la dialectique praxique de Tanabe, l'ontologie religieuse de Nishitani, l'éthique de Watsuji et l'esthétique de Kuki.
La croissance économique spectaculaire que connaît l'Asie orientale depuis les années 1980 semble bien confirmer que le foyer de l'économie mondiale s'est définitivement déplacé, non seulement " depuis l'Atlantique jusqu'au Pacifique ", mais bien de l'Occident vers l'Extrême-Orient. Il semble que le Japon, dont les performances économiques sont nettement plus anciennes, a joué à l'égard du reste de la région un rôle à la fois de modèle et de moteur. Il a proposé la création d'un système original dont nous aimerions suggérer ici les présupposés idéologiques. Peut-être, pour reprendre quelques titres journalistiques récents, est-ce aujourd'hui " la fin de l'exception japonaise " ou même son " déclin ", étant donné la récession économique durable que connaît le pays depuis le début des années 1990. Il n'en reste pas moins que l'histoire du Japon, depuis maintenant plus de cent cinquante ans, a indubitablement apporté au monde de l'inédit, dont s'alimente aujourd'hui la région est asiatique, Chine comprise, en prenant le relais de la croissance rapide et dont il serait temps que les intellectuels européens cherchent à interroger la nature s'ils souhaitent ne pas rester à la périphérie du monde tel qu'il se construit aujourd'hui, ni à la traîne de l'histoire telle qu'elle se poursuit désormais.